Dans les Sunan d’Ibn Mājah et d’autres recueils, il est rapporté de lui ﷺ qu’il a dit : « La meilleure formule de rappel est : lâ ilâha illâ Allâh (il n’est de divinité digne d’adoration qu’Allah), et la meilleure invocation est : al-ḥamdu li-Llâh (louange à Allah). »
De tels ḥadiths sont nombreux et traitent des différentes formules de dhikr (rappel) et de duʿâʾ (prière de demande) que l’on prononce.
Il en va de même dans le Coran, avec la parole du Très-Haut [121 al-Anʿâm] : « Ne mangez donc pas de ce sur quoi le Nom d’Allah n’a pas été prononcé », et Sa parole [4 al-Mâʾida] : « Mangez de ce qu’elles retiennent pour vous et mentionnez le Nom d’Allah sur cela. » Tout cela se résume à dire : bismi Llâh (« Au Nom d’Allah »). Cette locution constitue une phrase complète : selon l’opinion la plus solide des grammairiens, elle est soit nominale, soit verbale, avec le sens implicite : « Mon égorgement est [accompli] au Nom d’Allah » ou « J’égorge au Nom d’Allah ».
Il en est de même lorsque le récitant dit : bismi Llâhi r-Raḥmâni r-Raḥîm ; le sens sous-entendu est : « Ma lecture se fait au Nom d’Allah » ou : « Lis au Nom d’Allah ».
Certains sous-entendent dans ce genre de contexte : « Mon commencement se fait au Nom d’Allah » ou : « J’ai commencé au Nom d’Allah ». La première tournure est préférable, car l’action tout entière est accomplie au Nom d’Allah et non pas seulement son début, comme le montre l’implicite rendu explicite dans Sa parole [1 al-ʿAlaq] :