Cette catégorie de dispositions comprend, par exemple, le fait de rendre le salut, d’invoquer Allah en faveur de celui qui éternue, ainsi que d’autres pratiques mentionnées par les juristes à la fin de leurs ouvrages, dans les sections qu’ils intitulent « Recueils de matières diverses ».
Nous avons donc jugé bon de mentionner également les plus connues de ces pratiques, si Allah le Très-Haut le veut. Mais il convient d’abord de savoir que les prescriptions pratiques instituées par la Loi ont pour finalité les vertus de l’âme. Certaines visent à honorer celui qui doit être honoré et à remercier celui qui doit être remercié. Les actes d’adoration entrent dans cette catégorie : ce sont les prescriptions destinées à rendre hommage.
D’autres se rapportent à la vertu appelée tempérance. Elles se répartissent en deux catégories : les prescriptions concernant la nourriture et la boisson, et celles concernant les unions conjugales.
D’autres visent à rechercher la justice et à s’abstenir de toute injustice. Ce sont les catégories de prescriptions qui exigent la justice en matière de biens et de personnes. Le talion, les guerres et les peines entrent dans cette catégorie, car toutes ces dispositions ont pour seule fin la recherche de la justice.
Certaines prescriptions concernent l’honneur ; d’autres portent sur l’ensemble des biens et leur évaluation. Ces dernières visent à acquérir la vertu appelée générosité et à éviter le vice appelé avarice. La zakat entre, sous un certain rapport, dans cette catégorie ; elle relève également du partage des biens. Il en va de même des aumônes.
D’autres prescriptions concernent la vie en société, condition nécessaire à la vie humaine et à la préservation des vertus pratiques et intellectuelles de l’homme. Elles relèvent de ce que l’on désigne par le gouvernement. Il faut donc également des prescriptions concernant les dirigeants et ceux qui veillent sur la religion.
Parmi les prescriptions importantes pour la vie en société figurent celles qui concernent l’amour, l’aversion et l’entraide dans l’application de ces prescriptions : c’est ce que l’on appelle interdire le blâmable et ordonner le convenable. Cet amour et cette aversion (c’est-à-dire d’ordre religieux) sont liés soit aux manquements à ces prescriptions, soit à des croyances erronées concernant la Loi.
La plupart des sujets que les juristes abordent dans les sections de matières diverses de leurs ouvrages sont ceux qui ne relèvent ni des quatre catégories de vertus — la tempérance, la justice, le courage et la générosité — ni de l’adoration, laquelle constitue en quelque sorte une condition de l’affermissement de ces vertus.
Ainsi s’achève le Livre des jugements et, avec lui, l’ouvrage tout entier. Qu’Allah en soit abondamment loué, comme Il en est digne.