car il s’agit d’un statut qui n’a pas encore été établi dans la Loi par une preuve à laquelle il faille se ranger. Dès lors, si le hadith ne désigne pas, selon nous, la mécréance véritable, qui consiste à nier la vérité révélée, il faut le comprendre au sens figuré, et non lui donner un sens entraînant une disposition qui n’est pas encore établie dans la Loi. C’est même la disposition contraire qui est établie : il n’est pas permis de verser son sang, puisqu’il n’entre dans aucune des trois catégories expressément visées par la Loi. Médite donc cela : c’est une chose claire. Et Allah sait mieux.
(Je veux dire que nous devons retenir l’une des deux possibilités suivantes : soit restituer un élément sous-entendu dans l’énoncé, si nous voulons donner au terme de mécréance son sens juridique reconnu ; soit le comprendre au sens figuré. Quant à considérer que cet homme relève du même statut juridique que le mécréant pour toutes les dispositions qui le concernent, alors même qu’il est croyant, cela s’écarte des principes fondamentaux. D’autant que le hadith énonce expressément les cas dans lesquels une personne doit être mise à mort pour mécréance ou au titre d’une peine légale. C’est pourquoi cet avis s’apparente à celui de ceux qui déclarent les gens mécréants en raison de leurs péchés.
[Deuxième partie : les conditions — conditions de la prière]
[Chapitre premier : les horaires de la prière]
[Section première : les horaires prescrits]
[Première subdivision de la première section du premier chapitre de la deuxième partie : les plages horaires étendues et les horaires préférentiels de la prière]
Deuxième partie : les conditions
Cette partie comprend huit chapitres :
Chapitre premier : les horaires.
Deuxième chapitre : l’appel à la prière et l’annonce de son commencement.
Troisième chapitre : la direction de la prière.
Quatrième chapitre : la couverture des parties du corps devant être dissimulées et la tenue vestimentaire pendant la prière.
Cinquième chapitre : la pureté à l’égard des impuretés matérielles comme condition de la prière.
Sixième chapitre : la distinction entre les lieux où l’on peut prier et ceux où l’on ne peut pas prier.
Septième chapitre : les conditions de validité de la prière.
Huitième chapitre : l’intention et la manière dont elle est requise comme condition de la prière.
Chapitre premier : les horaires
Ce chapitre se divise d’abord en deux sections :
Première section : les horaires prescrits.
Deuxième section : les horaires interdits.
Section première : les horaires prescrits
Cette section se divise elle aussi en deux subdivisions :
Première subdivision : les plages horaires étendues et les horaires préférentiels.
Deuxième subdivision : les horaires propres aux personnes en situation de nécessité.