Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

Umm Salama, s’agissant de l’herbe sèche.

Ils divergent toutefois sur trois points qui constituent les questions fondamentales de ce chapitre :

Le premier concerne les impuretés auxquelles s’applique l’aspersion.

Le deuxième concerne les endroits et les impuretés pour lesquels l’essuyage est admis, au-delà des cas d’accord précédemment mentionnés.

Le troisième concerne l’exigence d’un nombre déterminé de lavages et d’essuyages.

Quant à l’aspersion, certains disent qu’elle est réservée à l’élimination de l’urine du nourrisson qui ne mange pas encore d’aliments solides. D’autres distinguent l’urine du garçon de celle de la fille : on asperge la première et l’on lave la seconde. D’autres encore disent que le lavage purifie ce dont l’impureté est certaine, tandis que l’aspersion purifie ce dont l’impureté est douteuse. Telle est la doctrine de Mālik ibn Anas — qu’Allah l’agrée.

Leur divergence tient à la contradiction apparente entre les hadiths à ce sujet, c’est-à-dire aux différentes manières dont ils les comprennent. Il existe en effet deux hadiths authentiques concernant l’aspersion. Le premier est celui de ‘Ā’isha :

« On amenait des enfants au Prophète — sur lui la prière et la paix —, qui invoquait sur eux la bénédiction et leur frottait le palais avec de la datte mâchée. On lui amena un enfant qui urina sur lui. Il demanda de l’eau et la versa sur l’urine, sans laver l’endroit. »

Certaines versions portent :

« Il l’aspergea sans le laver. »

Ce hadith est rapporté par al-Bukhārī. Le second est le célèbre hadith d’Anas, dans lequel celui-ci décrit la prière du Messager d’Allah — sur lui la prière et la paix — dans sa maison :

« Je me dirigeai vers une natte que nous possédions et qui avait noirci avec le temps, puis je l’aspergeai d’eau. »

Certains ont retenu ce qu’implique le hadith de ‘Ā’isha et ont dit que cette règle était propre à l’urine du petit garçon, faisant ainsi exception pour elle parmi les autres urines. D’autres ont donné la prépondérance aux traditions prescrivant le lavage sur ce hadith. Telle est la doctrine de Mālik, qui n’a admis l’aspersion que dans le cas évoqué par le hadith d’Anas, à savoir celui du vêtement dont l’impureté est douteuse, selon le sens apparent qu’il en dégage.

Quant à ceux qui distinguent à cet égard l’urine du garçon de celle de la fille, ils s’appuient sur ce qu’Abū Dāwūd rapporte d’après Abū al-Samh, selon lequel le Prophète — sur lui la prière et la paix — a dit :

« On lave l’urine de la petite fille et l’on asperge celle du petit garçon. »

Ceux qui ne font pas cette distinction s’appuient, quant à eux, sur l’analogie entre la fille et le garçon, au sujet duquel le hadith authentique a été rapporté.

Quant à l’essuyage, certains l’ont admis quel que soit l’endroit où se trouve l’impureté, dès lors que sa matière disparaît, selon la doctrine de

أُمِّ سَلَمَةَ مِنَ الْعُشْبِ الْيَابِسِ، وَاخْتَلَفُوا مِنْ ذَلِكَ فِي ثَلَاثَةِ مَوَاضِعَ هِيَ أُصُولُ هَذَا الْبَابِ: أَحَدُهَا: فِي النَّضْحِ لِأَيِّ نَجَاسَةٍ هُوَ. وَالثَّانِي: فِي الْمَسْحِ لِأَيِّ مَحَلٍّ هُوَ، وَلِأَيِّ نَجَاسَةٍ هُوَ بَعْدَ أَنِ اتَّفَقُوا عَلَى مَا ذَكَرْنَاهُ. وَالثَّالِثُ: اشْتِرَاطُ الْعَدَدِ فِي الْغَسْلِ وَالْمَسْحِ. أَمَّا النَّضْحُ: فَإِنَّ قَوْمًا قَالُوا: هَذَا خَاصٌّ بِإِزَالَةِ بَوْلِ الطِّفْلِ الَّذِي لَمْ يَأْكُلِ الطَّعَامَ، وَقَوْمٌ فَرَّقُوا بَيْنَ بَوْلِ الذَّكَرِ وَالْأُنْثَى، فَقَالُوا: يُنْضَحُ بَوْلُ الذَّكَرِ وَيُغْسَلُ بَوْلُ الْأُنْثَى، وَقَوْمٌ قَالُوا: الْغَسْلُ طَهَارَةُ مَا يَتَيَقَّنُ بِنَجَاسَتِهِ، وَالنَّضْحُ طَهَارَةُ مَا شَكَّ فِيهِ، وَهُوَ مَذْهَبُ مَالِكِ بْنِ أَنَسٍ - رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ -. وَسَبَبُ اخْتِلَافِهِمْ: تَعَارُضُ ظَوَاهِرِ الْأَحَادِيثِ فِي ذَلِكَ، أَعْنِي اخْتِلَافَهُمْ فِي مَفْهُومِهَا، وَذَلِكَ أَنَّ هَاهُنَا حَدِيثَيْنِ ثَابِتَيْنِ فِي النَّضْحِ: أَحَدُهُمَا حَدِيثُ عَائِشَةَ: «أَنَّ النَّبِيَّ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - كَانَ يُؤْتَى بِالصِّبْيَانِ، فَيُبَرِّكُ عَلَيْهِمْ وَيُحَنِّكُهُمْ، فَأُتِيَ بِصَبِيٍّ فَبَالَ عَلَيْهِ، فَدَعَا بِمَاءٍ فَأَتْبَعَهُ بَوْلَهُ وَلَمْ يَغْسِلْهُ» وَفِي بَعْضِ رِوَايَاتِهِ «فَنَضَحَهُ وَلَمْ يَغْسِلْهُ» خَرَّجَهُ الْبُخَارِيُّ وَالْآخَرُ حَدِيثُ أَنَسٍ الْمَشْهُورُ حِينَ وَصَفَ صَلَاةَ رَسُولِ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - فِي بَيْتِهِ قَالَ: «فَقُمْتُ إِلَى حَصِيرٍ لَنَا قَدِ اسْوَدَّ مِنْ طُولِ مَا لَبِثَ، فَنَضَحْتُهُ بِالْمَاءِ» . فَمِنَ النَّاسِ مَنْ صَارَ إِلَى الْعَمَلِ بِمُقْتَضَى حَدِيثِ عَائِشَةَ. وَقَالَ: هَذَا خَاصٌّ بِبَوْلِ الصَّبِيِّ، وَاسْتَثْنَاهُ مِنْ سَائِرِ الْبَوْلِ. وَمِنَ النَّاسِ مَنْ رَجَّحَ الْآثَارَ الْوَارِدَةَ فِي الْغَسْلِ عَلَى هَذَا الْحَدِيثِ، وَهُوَ مَذْهَبُ مَالِكٍ، وَلَمْ يَرَ النَّضْحَ إِلَّا الَّذِي فِي حَدِيثِ أَنَسٍ، وَهُوَ الثَّوْبُ الْمَشْكُوكُ فِيهِ عَلَى ظَاهِرِ مَفْهُومِهِ. وَأَمَّا الَّذِي فَرَّقَ فِي ذَلِكَ بَيْنَ بَوْلِ الذَّكَرِ وَالْأُنْثَى، فَإِنَّهُ اعْتَمَدَ عَلَى مَا رَوَاهُ أَبُو دَاوُدَ عَنْ أَبِي السَّمْحِ مِنْ قَوْلِهِ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ -: «يُغْسَلُ بَوْلُ الْجَارِيَةِ، وَيُرَشُّ بَوْلُ الصَّبِيِّ» ، وَأَمَّا مَنْ لَمْ يُفَرِّقْ فَإِنَّمَا اعْتَمَدَ قِيَاسَ الْأُنْثَى عَلَى الذَّكَرِ الَّذِي وَرَدَ فِيهِ الْحَدِيثُ الثَّابِتُ. وَأَمَّا الْمَسْحُ: فَإِنَّ قَوْمًا أَجَازُوهُ فِي أَيِّ مَحَلٍّ كَانَتِ النَّجَاسَةُ إِذَا ذَهَبَ عَيْنُهَا عَلَى مَذْهَبِ

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