Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

ces parts entre eux, l’homme recevant le double de la femme. Certains ont soutenu que cet avis n’était pas celui de Zayd. Tous ont jugé peu fondée la mise en commun des parts préconisée par Zayd dans ce cas successoral. Mālik a adopté l’avis de Zayd.

On a dit que ce cas avait été appelé al-Akdariyya parce que l’avis de Zayd y devenait confus. Tout cela repose sur la doctrine qui admet la réduction proportionnelle des quotes-parts. Celle-ci a été retenue par la majorité des Compagnons et les jurisconsultes des grandes cités, à l’exception d’Ibn ‘Abbās, dont on rapporte ces propos :

« C’est ‘Umar ibn al-Khattāb qui a appliqué la réduction proportionnelle aux quotes-parts successorales. Par Allah ! S’il avait donné la priorité à ceux auxquels Allah l’a donnée et fait passer après eux ceux qu’Allah a placés après, aucune succession n’aurait nécessité de réduction proportionnelle. »

On lui demanda : « Quelles parts Allah a-t-Il rendues prioritaires, et lesquelles a-t-Il placées après ? »

Il répondit : « Toute quote-part qu’Allah, Puissant et Majestueux, ne fait passer de son montant prescrit qu’à une autre quote-part fixée est de celles auxquelles Il a donné la priorité. En revanche, toute part qui, lorsqu’elle cesse d’être une quote-part fixée, ne donne droit qu’au reliquat est de celles qu’Allah a placées après. Le premier cas est celui de l’épouse et de la mère ; le second, celui des sœurs et des filles. »

Il ajouta : « Lorsque les deux catégories se trouvent réunies, on commence par ceux auxquels Allah a donné la priorité. S’il reste quelque chose, cela revient à ceux qu’Allah a placés après ; sinon, ils ne reçoivent rien. »

On lui demanda : « Pourquoi n’as-tu donc pas exposé cet avis à ‘Umar ? » Il répondit : « Je le craignais. »

Zayd estimait que, lorsque des frères et sœurs consanguins se trouvent avec le grand-père et des frères et sœurs germains, ces derniers les font compter face au grand-père afin de réduire la part de celui-ci. Les consanguins ne reçoivent toutefois rien en présence des germains, à moins qu’il n’y ait qu’une seule sœur germaine. Celle-ci fait alors compter ses frères et sœurs consanguins face au grand-père, jusqu’à compléter sa quote-part fixée, qui est la moitié. Si la part réservée à cette sœur et à ses frères et sœurs consanguins excède la moitié de la succession entière, le surplus revient à ces derniers, l’homme recevant le double de la femme. Si rien ne dépasse cette moitié, ils n’héritent de rien.

Quant à ‘Alī — qu’Allah l’agrée —, il ne tenait ici aucun compte des frères et sœurs consanguins, en raison du consensus selon lequel les frères et sœurs germains les excluent de la succession, mais aussi parce que ce procédé est contraire aux principes fondamentaux (je veux dire : faire entrer dans le calcul une personne qui n’hérite pas).

Dans ce même domaine, les Compagnons — qu’Allah les agrée — ont émis cinq avis différents sur le cas successoral appelé al-Kharqā’ (à savoir : une mère, une sœur et un grand-père).

Abū Bakr — qu’Allah l’agrée — et Ibn ‘Abbās attribuaient le tiers à la mère et le reste au grand-père, dont la présence excluait la sœur. Cela découlait de leur avis selon lequel le grand-père tient lieu de père.

‘Alī — qu’Allah l’agrée — attribuait le tiers à la mère, la moitié à la sœur et le reste au grand-père.

‘Uthmān — qu’Allah l’agrée — attribuait un tiers à la mère, un tiers à la sœur et un tiers au grand-père.

Ibn Mas‘ūd — qu’Allah l’agrée — attribuait la moitié à la sœur, le tiers au grand-père et le sixième à la mère. Il disait : « Qu’Allah me préserve d’avantager une mère par rapport à un grand-père ! »

Zayd — qu’Allah l’agrée — attribuait le tiers à la mère et partageait le reste entre le grand-père et la sœur, l’homme recevant le double de la femme.

ذَلِكَ بَيْنَهُمْ لِلذَّكَرِ مِثْلُ حَظِّ الْأُنْثَيَيْنِ، وَزَعَمَ بَعْضُهُمْ أَنَّ هَذَا لَيْسَ مِنْ قَوْلِ زَيْدٍ، وَضَعَّفَ الْجَمِيعُ التَّشْرِيكَ الَّذِي قَالَ بِهِ زَيْدٌ فِي هَذِهِ الْفَرِيضَةِ، وَبِقَوْلِ زَيْدٍ قَالَ مَالِكٌ. وَقِيلَ إِنَّمَا سُمِّيَتِ الْأَكْدَرِيَّةَ لِتَكَدُّرِ قَوْلِ زَيْدٍ فِيهَا، وَهَذَا كُلُّهُ عَلَى مَذْهَبِ مَنْ يَرَى الْعَوْلَ، وَبِالْعَوْلِ قَالَ جُمْهُورُ الصَّحَابَةِ وَفُقَهَاءُ الْأَمْصَارِ، إِلَّا ابْنَ عَبَّاسٍ فَإِنَّهُ رُوِيَ عَنْهُ أَنَّهُ قَالَ: أَعَالَ الْفَرَائِضَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ، وَايْمُ اللَّهِ لَوْ قَدَّمَ مَنْ قَدَّمَ اللَّهُ وَأَخَّرَ مَنْ أَخَّرَ اللَّهُ مَا عَالَتْ فَرِيضَةٌ، قِيلَ لَهُ: وَأَيُّهَا قَدَّمَ اللَّهُ، وَأَيُّهَا أَخَّرَ اللَّهُ؟ قَالَ: كُلُّ فَرِيضَةٍ لَمْ يُهْبِطْهَا اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ عَنْ مُوجَبِهَا إِلَّا إِلَى فَرِيضَةٍ أُخْرَى فَهِيَ مَا قَدَّمَ اللَّهُ، وَكُلُّ فَرِيضَةٍ إِذَا زَالَتْ عَنْ فَرْضِهَا لَمْ يَكُنْ لَهَا إِلَّا مَا بَقِيَ فَتِلْكَ الَّتِي أَخَّرَ اللَّهُ فَالْأَوَّلُ مِثْلُ الزَّوْجَةِ وَالْأُمِّ، وَالْمُتَأَخِّرُ مِثْلُ الْأَخَوَاتِ وَالْبَنَاتِ، قَالَ: فَإِذَا اجْتَمَعَ الصِّنْفَانِ بُدِئَ مَنْ قَدَّمَ اللَّهُ، فَإِنْ بَقِيَ شَيْءٌ فَلِمَنْ أَخَّرَ اللَّهُ، وَإِلَّا فَلَا شَيْءَ لَهُ، قِيلَ لَهُ: فَهَلَّا قُلْتَ هَذَا الْقَوْلَ لِعُمَرَ: قَالَ: هِبْتُهُ. وَذَهَبَ زَيْدٌ إِلَى أَنَّهُ إِذَا كَانَ مَعَ الْجَدِّ وَالْإِخْوَةِ الشَّقَائِقِ إِخْوَةٌ لِأَبٍ، أَنَّ الْإِخْوَةَ الشَّقَائِقَ يُعَادُونَ الْجَدَّ بِالْإِخْوَةِ لِلْأَبِ، فَيَمْنَعُونَهُ بِهِمْ كَثْرَةَ الْمِيرَاثِ، وَلَا يَرِثُونَ مَعَ الْإِخْوَةِ الشَّقَائِقِ شَيْئًا إِلَّا أَنْ يَكُونَ الشَّقَائِقُ أُخْتًا وَاحِدَةً، فَإِنَّهَا تُعَادِي الْجَدَّ بِأُخُوَّتِهَا لِلْأَبِ مَا بَيْنَهُمَا، وَبَيْنَ أَنْ تَسْتَكْمِلَ فَرِيضَتَهَا - وَهِيَ النِّصْفُ -، وَإِنْ كَانَ فِيمَا يُحَازُ لَهَا وَلِإِخْوَتِهَا لِأَبِيهَا فَضْلٌ عَنْ نِصْفِ رَأْسِ الْمَالِ كُلِّهِ، فَهُوَ لِإِخْوَتِهَا لِأَبِيهَا لِلذَّكَرِ مِثْلُ حَظِّ الْأُنْثَيَيْنِ ; فَإِنْ لَمْ يَفْضُلْ شَيْءٌ عَلَى النِّصْفِ فَلَا مِيرَاثَ لَهُمْ. فَأَمَّا عَلِيٌّ - رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ - فَكَانَ لَا يَلْتَفِتُ هُنَا لِلْإِخْوَةِ لِلْأَبِ لِلْإِجْمَاعِ، عَلَى أَنَّ الْإِخْوَةَ الشَّقَائِقَ يَحْجُبُونَهُمْ ; وَلِأَنَّ هَذَا الْفِعْلَ أَيْضًا مُخَالِفٌ لِلْأُصُولِ، (أَعْنِي: أَنْ يَحْتَسِبَ بِمَنْ لَا يَرِثُ) . وَاخْتَلَفَ الصَّحَابَةُ - رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمْ - مِنْ هَذَا الْبَابِ فِي الْفَرِيضَةِ الَّتِي تُدْعَى الْخَرْقَاءَ، (وَهِيَ: أُمٌّ وَأُخْتٌ وَجَدٌّ) عَلَى خَمْسَةِ أَقْوَالٍ. فَذَهَبَ أَبُو بَكْرٍ - رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ - وَابْنُ عَبَّاسٍ إِلَى أَنَّ لِلْأُمِّ الثُّلُثَ وَالْبَاقِيَ لِلْجَدِّ وَحَجَبُوا بِهِ الْأُخْتَ، وَهَذَا عَلَى رَأْيِهِمْ فِي إِقَامَةِ الْجَدِّ مَقَامَ الْأَبِ. وَذَهَبَ عَلِيٌّ - رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ - إِلَى أَنَّ لِلْأُمِّ الثُّلُثَ وَلِلْأُخْتِ النِّصْفَ وَمَا بَقِيَ لِلْجَدِّ. وَذَهَبَ عُثْمَانُ - رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ - إِلَى أَنَّ لِلْأُمِّ الثُّلُثَ وَلِلْأُخْتِ الثُّلُثَ وَلِلْجَدِّ الثُّلُثَ. وَذَهَبَ ابْنُ مَسْعُودٍ - رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ - إِلَى أَنَّ لِلْأُخْتِ النِّصْفَ وَلِلْجَدِّ الثُّلُثَ وَلِلْأُمِّ السُّدُسَ، وَكَانَ يَقُولُ: مَعَاذَ اللَّهِ أَنْ أُفَضِّلَ أُمًّا عَلَى جَدٍّ. وَذَهَبَ زَيْدٌ - رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ - إِلَى أَنَّ لِلْأُمِّ الثُّلُثَ وَمَا بَقِيَ بَيْنَ الْجَدِّ وَالْأُخْتِ لِلذَّكَرِ مِثْلُ حَظِّ الْأُنْثَيَيْنِ.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies