Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

la reconnaissance des prétentions adverses, ils divergent sur le point de savoir si un mandat de représentation en justice donné sans autre précision inclut cette reconnaissance. Mālik estime qu’il ne l’inclut pas, tandis qu’Abū Hanīfa estime qu’il l’inclut.

Quatrième élément : le mandat

Le mandat est un contrat qui se forme par une offre et une acceptation, comme les autres contrats. Il ne fait toutefois pas partie des contrats irrévocables, mais des contrats révocables, comme nous l’expliquerons en exposant ses règles.

Selon Mālik, il est de deux sortes : général ou particulier. Le mandat général résulte d’une habilitation générale dans laquelle aucun objet n’est désigné à l’exclusion d’un autre. En effet, selon lui, lorsqu’un objet particulier est désigné, les formules générales et la délégation de pleins pouvoirs ne permettent pas d’en élargir la portée.

Al-Shāfiʿī dit que le mandat général n’est pas permis, car il comporte une incertitude. Seul est permis le mandat dont l’objet est expressément désigné, délimité et précisé. Cet avis est le plus conforme au raisonnement analogique, puisque le principe est l’interdiction du mandat, sauf dans les cas admis par consensus.

[CHAPITRE DEUXIÈME : LES RÈGLES DU MANDAT]

CHAPITRE DEUXIÈME
LES RÈGLES

Ces règles concernent, les unes, le contrat lui-même et, les autres, les actes du mandataire.

Comme nous l’avons dit, ce contrat est révocable. Tous s’accordent à reconnaître au mandataire le droit de renoncer au mandat quand il le souhaite. Abū Hanīfa exige toutefois pour cela la présence du mandant. Celui-ci peut également révoquer le mandataire quand il le souhaite, sauf, précisent les juristes, lorsque le mandat porte sur un litige. Asbagh estime qu’il peut le révoquer tant que le jugement n’est pas sur le point d’être rendu. Le mandataire ne peut renoncer à son mandat dans les circonstances où le mandant ne peut le révoquer.

Selon Mālik et al-Shāfiʿī, la présence de la partie adverse n’est pas une condition de validité de ce contrat. Abū Hanīfa en fait, au contraire, une condition. De même, selon Mālik, la présence de la partie adverse n’est pas requise pour établir l’existence du mandat devant le juge, tandis qu’al-Shāfiʿī l’exige.

Les disciples de Mālik divergent en deux avis sur la question de savoir si le mandat prend fin au décès du mandant. Si l’on retient qu’il prend fin par le décès, comme par la révocation, à quel moment le mandataire cesse-t-il d’être habilité et le mandat prend-il fin à l’égard des personnes ayant traité avec lui ? L’école compte trois avis à ce sujet :

Le premier est que le mandat prend fin à l’égard de tous dès le décès ou la révocation.

Le deuxième est qu’il prend fin à l’égard de chacun lorsqu’il en est informé : il cesse de produire ses effets à l’égard de celui qui en a connaissance, mais non à l’égard de celui qui l’ignore.

Le troisième est qu’il prend fin à l’égard de celui qui traite avec le mandataire dès que ce dernier en est informé, même si cette personne l’ignore. En revanche, il ne prend pas fin à l’égard du mandataire du seul fait que son cocontractant en a connaissance, tant que lui-même l’ignore. Toutefois, quiconque lui remet un bien après avoir appris sa révocation en répond, car il l’a remis à une personne dont il sait qu’elle n’est plus mandataire.

Quant aux règles relatives aux actes du mandataire, elles soulèvent plusieurs questions bien connues.

Première question : celui qui est mandaté pour vendre un bien peut-il l’acheter pour lui-même ? Mālik l’autorise, mais on rapporte également de lui un avis qui l’interdit. Al-Shāfiʿī l’interdit,

الإقرار اختلفوا في مطلق الوكالة على الخصومة هل يتضمن الإقرار أم لا؟ فقال مالك: لا يتضمن. وقال أبو حنيفة: يتضمن. الركن الرابع: وأما الوكالة فهي عقد يلزم بالإيجاب والقبول كسائر العقود وليست هي من العقود اللازمة بل الجائزة على ما نقوله في أحكام هذا العقد. وهي ضربان عند مالك: عامة وخاصة، فالعامة هي التي تقع عنده بالتوكيل العام الذي لا يسمى فيه شيء دون شيء وذلك أنه إن سمى عنده لم ينتفع بالتعميم والتفويض، وقال الشافعي: لا تجوز الوكالة بالتعميم وهي غرر، وإنما يجوز منها ما سمي وحدد ونص عليه، وهو الأقيس إذ كان الأصل فيها المنع، إلا ما وقع عليه الإجماع. [الْبَابُ الثَّانِي فِي أَحْكَامِ الوكالة] الْبَابُ الثَّانِي فِي الْأَحْكَامِ وَأَمَّا الْأَحْكَامُ: فَمِنْهَا أَحْكَامُ الْعَقْدِ، وَمِنْهَا أَحْكَامُ فِعْلِ الْوَكِيلِ. فَأَمَّا هَذَا الْعَقْدُ فَهُوَ كَمَا قُلْنَا عَقْدٌ غَيْرُ لَازِمٍ لِلْوَكِيلِ أَنْ يَدَعَ الْوَكَالَةَ مَتَى شَاءَ عِنْدَ الْجَمِيعِ، لَكِنْ أَبُو حَنِيفَةَ يَشْتَرِطُ فِي ذَلِكَ حُضُورَ الْمُوَكَّلِ، وَلِلْمُوَكِّلِ أَنْ يَعْزِلَهُ مَتَى شَاءَ. قَالُوا: إِلَّا أَنْ تَكُونَ وَكَالَةً فِي خُصُومَةٍ. وَقَالَ أَصْبَغُ: لَهُ ذَلِكَ مَا لَمْ يُشْرِفْ عَلَى تَمَامِ الْحُكْمِ، وَلَيْسَ لِلْوَكِيلِ أَنْ يَعْزِلَ نَفْسَهُ فِي الْمَوْضِعِ الَّذِي لَا يَجُوزُ أَنْ يَعْزِلَهُ الْمُوَكِّلُ. وَلَيْسَ مِنْ شُرُوطِ انْعِقَادِ هَذَا الْعَقْدِ حُضُورُ الْخَصْمِ عِنْدَ مَالِكٍ وَالشَّافِعِيِّ. وَقَالَ أَبُو حَنِيفَةَ: ذَلِكَ مِنْ شُرُوطِهِ. وَكَذَلِكَ لَيْسَ مِنْ شَرْطِ إِثْبَاتِهَا عِنْدَ الْحَاكِمِ حُضُورُهُ عِنْدَ مَالِكٍ. وَقَالَ الشَّافِعِيُّ: مِنْ شَرْطِهِ. وَاخْتَلَفَ أَصْحَابُ مَالِكٍ هَلْ تَنْفَسِخُ الْوَكَالَةُ بِمَوْتِ الْمُوَكِّلِ عَلَى قَوْلَيْنِ، فَإِذَا قُلْنَا تَنْفَسِخُ بِالْمَوْتِ كَمَا تَنْفَسِخُ بِالْعَزْلِ فَمَتَى يَكُونُ الْوَكِيلُ مَعْزُولًا، وَالْوَكَالَةُ مُنْفَسِخَةً فِي حَقِّ مَنْ عَامَلَهُ فِي الْمَذْهَبِ؟ فِيهِ ثَلَاثَةُ أَقْوَالٍ: الْأَوَّلُ أَنَّهَا تَنْفَسِخُ فِي حَقِّ الْجَمِيعِ بِالْمَوْتِ وَالْعَزْلِ. وَالثَّانِي أَنَّهَا تَنْفَسِخُ فِي حَقِّ كُلِّ وَاحِدٍ مِنْهُمْ بِالْعِلْمِ، فَمَنْ عَلِمَ انْفَسَخَتْ فِي حَقِّهِ، وَمَنْ لَمْ يَعْلَمْ لَمْ تَنْفَسِخْ فِي حَقِّهِ. وَالثَّالِثُ: أَنَّهَا تَنْفَسِخُ فِي حَقِّ عَامل الْوَكِيلَ بِعِلْمِ الْوَكِيلِ وَإِنْ لَمْ يَعْلَمْ هُوَ، وَلَا تَنْفَسِخُ فِي حَقِّ الْوَكِيلِ بِعِلْمِ الَّذِي عَامَلَهُ إِذَا لَمْ يَعْلَمِ الْوَكِيلُ، وَلَكِنْ مَنْ دَفَعَ إِلَيْهِ شَيْئًا بَعْدَ الْعِلْمِ بِعَزْلِهِ ضَمِنَهُ، لِأَنَّهُ دَفَعَ إِلَى مَنْ يَعْلَمُ أَنَّهُ لَيْسَ بِوَكِيلٍ. وَأَمَّا أَحْكَامُ الْوَكِيلِ فَفِيهَا مَسَائِلُ مَشْهُورَةٌ: أَحَدُهَا: إِذَا وُكِّلَ عَلَى بَيْعِ شَيْءٍ هَلْ يَجُوزُ لَهُ أَنْ يَشْتَرِيَهُ لِنَفْسِهِ؟ فَقَالَ مَالِكٌ: يَجُوزُ، وَقَدْ قِيلَ عَنْهُ: لَا يَجُوزُ; وَقَالَ الشَّافِعِيُّ: لَا يَجُوزُ،

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies