Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

Les interprétations de sa position divergent à ce sujet. Selon l’une d’elles, il faut accorder la rémunération habituellement pratiquée pour un travail comparable, sauf dans quatre cas où l’on applique les conditions d’une musāqāt comparable :

Le premier : la musāqāt portant sur un verger dont les dattes sont déjà devenues comestibles.

Le deuxième : lorsque l’exploitant stipule que le propriétaire travaillera avec lui.

Le troisième : lorsque la musāqāt et une vente sont réunies dans une même transaction.

Le quatrième : lorsqu’un verger est confié en musāqāt moyennant un tiers des fruits une année et la moitié une autre année.

Selon une autre interprétation, son principe en la matière est le suivant : lorsque l’irrégularité de la musāqāt provient des éléments de louage irrégulier qu’elle comporte, ou d’une vente des fruits avant l’apparition des signes de leur maturité, du fait d’un supplément que l’une des parties impose à l’autre, il faut accorder la rémunération habituellement pratiquée pour un travail comparable. Tel est le cas lorsque les parties concluent une musāqāt à condition que l’une verse à l’autre, en supplément, des dinars ou des dirhams. En effet, si ce supplément provient du propriétaire du verger, il s’agit d’un louage irrégulier ; s’il provient de l’exploitant, il s’agit d’une vente des fruits avant même leur formation.

En revanche, lorsque l’irrégularité tient à l’incertitude du contrat, comme dans une musāqāt portant sur des vergers différents, on applique les conditions d’une musāqāt comparable. Toutes ces solutions relèvent d’une appréciation préférentielle, et non d’un raisonnement par analogie.

Il existe une quatrième opinion : on applique les conditions d’une musāqāt comparable, à condition que la part ainsi déterminée ne dépasse pas celle stipulée au contrat, si elle revient à l’exploitant, ou ne lui soit pas inférieure, si la stipulation est en faveur de l’exploitant. Cela suffit au regard de notre propos.

وَاخْتَلَفَ التَّأْوِيلُ عَنْهُ فِي ذَلِكَ، فَقِيلَ فِي مَذْهَبِهِ إِنَّهَا تُرَدُّ إِلَى إِجَارَةِ الْمِثْلِ إِلَّا فِي أَرْبَعِ مَسَائِلَ، فَإِنَّهَا تُرَدُّ إِلَى مُسَاقَاةِ مِثْلِهَا: إِحْدَاهَا: الْمُسَاقَاةُ فِي حَائِطٍ فِيهِ تَمْرٌ قَدْ أَطْعَمَ. وَالثَّانِيَةُ: إِذَا اشْتَرَطَ الْمُسَاقِي عَلَى رَبِّ الْمَالِ أَنْ يَعْمَلَ مَعَهُ. وَالثَّالِثَةُ: الْمُسَاقَاةُ مَعَ الْبَيْعِ فِي صَفْقَةٍ وَاحِدَةٍ. وَالرَّابِعَةُ: إِذَا سَاقَاهُ فِي حَائِطٍ سَنَةً عَلَى الثُّلُثِ وَسَنَةً عَلَى النِّصْفِ. وَقِيلَ: إِنَّ الْأَصْلَ عِنْدَهُ فِي ذَلِكَ أَنَّ الْمُسَاقَاةَ إِذَا لَحِقَهَا الْفَسَادُ مِنْ قِبَلِ مَا دَخَلَهَا مِنَ الْإِجَارَةِ الْفَاسِدَةِ، أَوْ مِنْ بَيْعِ الثَّمَرِ مِنْ قِبَلِ أَنْ يَبْدُوَ صَلَاحُهُ; وَذَلِكَ مِمَّا يَشْتَرِطُهُ أَحَدُهُمَا عَلَى صَاحِبِهِ مِنْ زِيَادَةٍ رُدَّ فِيهَا إِلَى أُجْرَةِ الْمِثْلِ، مِثْلَ أَنْ يُسَاقِيَهُ عَلَى أَنْ يَزِيدَ أَحَدُهُمَا صَاحِبَهُ دَنَانِيرَ، أَوْ دَرَاهِمَ، وَذَلِكَ أَنَّ هَذِهِ الزِّيَادَةَ إِنْ كَانَتْ مِنْ رَبِّ الْحَائِطِ كَانَتْ إِجَارَةً فَاسِدَةً، وَإِنْ كَانَتْ مِنَ الْعَامِلِ كَانَتْ بَيْعَ الثَّمَرِ قَبْلَ أَنْ يُخْلَقَ. وَأَمَّا فَسَادُهُ مِنْ قِبَلِ الْغَرَرِ مِثْلُ الْمُسَاقَاةِ عَلَى حَوَائِطَ مُخْتَلِفَةٍ فَيُرَدُّ إِلَى مُسَاقَاةِ الْمِثْلِ، وَهَذَا كُلُّهُ اسْتِحْسَانٌ جَارٍ عَلَى غَيْرِ قِيَاسٍ. وَفِي الْمَسْأَلَةِ قَوْلٌ رَابِعٌ، وَهُوَ: أَنَّهُ يُرَدُّ إِلَى مُسَاقَاةِ مِثْلِهِ مَا لَمْ يَكُنْ أَكْثَرَ مِنَ الْجُزْءِ الَّذِي شَرَطَ عَلَيْهِ إِنْ كَانَ لِلْمُسَاقِي، أَوْ أَقَلَّ إِنْ كَانَ الشَّرْطُ لِلْمُسَاقِي، وَهَذَا كَافٍ بِحَسَبِ غَرَضِنَا.

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