Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

deux hommes. Ceux qui ne l’autorisent pas considèrent que le gérant obtient ainsi du bailleur de fonds un avantage supplémentaire.

Quant au cas où le gérant stipule la participation de son esclave, al-Thawrī déclare que cela n’est pas permis et que l’esclave a droit, pour le travail accompli, à la rémunération habituellement pratiquée pour un travail équivalent. Il considère en effet que la part du gérant devient alors indéterminée.

[Chapitre troisième — Des règles de la commandite]

Ces règles concernent, les unes, la commandite valide et, les autres, la commandite viciée. Parmi les règles de la commandite valide, certaines découlent des effets propres au contrat — je veux dire qu’elles en sont les conséquences, bien que leur rattachement à ces effets fasse l’objet de divergences. D’autres concernent des événements survenant au cours du contrat sans résulter du contrat lui-même, comme les transgressions, les différends et autres incidents. Nous exposerons, parmi ces questions, celles qui sont bien connues des juristes des grandes cités.

Commençons par les effets propres au contrat.

Les savants s’accordent à reconnaître que le caractère irrévocable ne fait pas partie des effets propres au contrat de commandite et que chacune des deux parties peut le résilier tant que le gérant n’a pas commencé ses opérations. Ils divergent une fois que celui-ci les a commencées.

Selon Mālik, le contrat devient irrévocable et se transmet par succession : si le gérant meurt et laisse des fils dignes de confiance, ceux-ci prennent sa place dans la commandite. S’ils ne sont pas dignes de confiance, ils peuvent faire appel à une personne qui le soit. Al-Shāfi‘ī et Abū Hanīfa estiment, pour leur part, que chacune des deux parties peut résilier le contrat quand elle le souhaite et que celui-ci ne se transmet pas par succession.

Mālik le rend donc irrévocable après le commencement du travail, en raison du préjudice qu’entraînerait sa résiliation, et le considère comme un contrat transmissible par succession. Les tenants du second avis assimilent le commencement du travail à ce qui suit ce commencement.

Ils s’accordent à reconnaître que le gérant ne prélève sa part de bénéfice qu’une fois l’intégralité du capital convertie en numéraire. De même, s’il subit une perte, puis poursuit son commerce et réalise un bénéfice, celui-ci sert d’abord à combler la perte.

Ils divergent sur le cas d’un homme qui confie à un autre des fonds en commandite, dont une partie périt avant toute opération. Le gérant fait ensuite fructifier les fonds restants et réalise un bénéfice : peut-il alors retenir comme capital le seul montant subsistant après la perte ?

Mālik et la majorité des savants déclarent : si le bailleur de fonds le croit sur parole, ou si un homme confie des fonds en commandite à un autre, qu’une partie en périsse avant toute opération et que le gérant l’en informe, puis que le bailleur de fonds le croie et lui dise : « Ce qui te reste constituera une commandite aux conditions précédemment convenues », cela n’est pas permis avant qu’il ait réglé ses comptes avec lui, repris son capital et mis fin à la première commandite.

Ibn Habīb, parmi les disciples de Mālik, estime que cette déclaration l’engage et que les fonds restants constituent une commandite. Cette question relève des règles concernant les événements survenant au cours du contrat. Nous l’avons toutefois mentionnée ici parce qu’elle se rapporte au moment où le partage devient exigible, ce qui relève des règles du contrat.

Ils divergent également sur le droit du gérant de prélever ses frais d’entretien sur les fonds de la commandite. Trois avis existent à ce sujet.

Selon le plus connu des avis d’al-Shāfi‘ī, le gérant n’y a aucun droit, à moins que le bailleur de fonds ne l’y autorise.

D’autres estiment qu’il a droit à la prise en charge de ses frais d’entretien,

الرَّجُلَيْنِ، وَمَنْ لَمْ يُجِزْ ذَلِكَ رَأَى أَنَّهَا زِيَادَةٌ ازْدَادَهَا الْعَامِلُ عَلَى رَبِّ الْمَالِ. فَأَمَّا إِنِ اشْتَرَطَ الْعَامِلُ غُلَامَهُ، فَقَالَ الثَّوْرِيُّ: لَا يَجُوزُ، وَلِلْغُلَامِ فِيمَا عَمِلَ أُجْرَةُ الْمِثْلِ، وَذَلِكَ أَنَّ حَظَّ الْعَامِلِ يَكُونُ عِنْدَهُ مَجْهُولًا. [الْبَابُ الثَّالِثُ الْقَوْلُ فِي أَحْكَامِ الْقِرَاضِ] وَالْأَحْكَامُ مِنْهَا مَا هِيَ أَحْكَامُ الْقِرَاضِ الصَّحِيحِ، وَمِنْهَا مَا هِيَ أَحْكَامُ الْقِرَاضِ الْفَاسِدِ. وَأَحْكَامُ الْقِرَاضِ الصَّحِيحِ، مِنْهَا مَا هِيَ مِنْ مُوجِبَاتِ الْعَقْدِ (أَعْنِي: أَنَّهَا تَابِعَةٌ لِمُوجِبِ الْعَقْدِ، وَمُخْتَلَفٌ فِيهَا هَلْ هِيَ تَابِعَةٌ أَوْ غَيْرُ تَابِعَةٍ؟) ، وَمِنْهَا أَحْكَامُ طَوَارِئٍ تَطْرَأُ عَلَى الْعَقْدِ مِمَّا لَمْ يَكُنْ مُوجِبُهُ مِنْ نَفْسِ الْعَقْدِ، مِثْلَ التَّعَدِّي، وَالِاخْتِلَافِ، وَغَيْرِ ذَلِكَ. وَنَحْنُ نَذْكُرُ مِنْ هَذِهِ الْأَوْصَافِ مَا اشْتُهِرَ عِنْدَ فُقَهَاءِ الْأَمْصَارِ. وَنَبْدَأُ مِنْ ذَلِكَ بِمُوجِبَاتِ الْعَقْدِ فَنَقُولُ: إِنَّهُ أَجْمَعَ الْعُلَمَاءُ عَلَى أَنَّ اللُّزُومَ لَيْسَ مِنْ مُوجِبَاتِ عَقْدِ الْقِرَاضِ، وَأَنَّ لِكُلِّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا فَسْخَهُ مَا لَمْ يَشْرَعِ الْعَامِلُ فِي الْقِرَاضِ. وَاخْتَلَفُوا إِذَا شَرَعَ الْعَامِلُ: فَقَالَ مَالِكٌ: هُوَ لَازِمٌ، وَهُوَ عَقْدٌ يُورَثُ، فَإِنْ مَاتَ وَكَانَ لِلْمُقَارِضِ بَنُونَ أُمَنَاءُ كَانُوا فِي الْقِرَاضِ مِثْلَ أَبِيهِمْ، وَإِنْ لَمْ يَكُونُوا أُمَنَاءَ كَانَ لَهُمْ أَنْ يَأْتُوا بِأَمِينٍ. وَقَالَ الشَّافِعِيُّ، وَأَبُو حَنِيفَةَ: لِكُلِّ وَاحِدٍ مِنْهُمُ الْفَسْخُ إِذَا شَاءَ، وَلَيْسَ هُوَ عَقْدٌ يُورَثُ. فَمَالِكٌ أَلْزَمَهُ بَعْدَ الشُّرُوعِ فِي الْعَمَلِ لِمَا فِيهِ مِنْ ضَرَرٍ، وَرَآهُ مِنَ الْعُقُودِ الْمَوْرُوثَةِ. وَالْفِرْقَةُ الثَّانِيَةُ شَبَّهَتِ الشُّرُوعَ فِي الْعَمَلِ بِمَا بَعْدَ الشُّرُوعِ فِي الْعَمَلِ. وَلَا خِلَافَ بَيْنَهُمْ أَنَّ الْمُقَارِضَ إِنَّمَا يَأْخُذُ حَظَّهُ مِنَ الرِّبْحِ بَعْدَ أَنْ يَنِضَّ جَمِيعُ رَأْسِ الْمَالِ، وَأَنَّهُ إِنْ خَسِرَ، ثُمَّ اتَّجَرَ، ثُمَّ رَبِحَ جَبَرَ الْخُسْرَانَ مِنَ الرِّبْحِ. وَاخْتَلَفُوا فِي الرَّجُلِ يَدْفَعُ إِلَى رَجُلٍ مَالًا قِرَاضًا فَيَهْلِكُ بَعْضُهُ قَبْلَ أَنْ يَعْمَلَ فِيهِ، ثُمَّ يَعْمَلُ فِيهِ فَيَرْبَحُ، فَيُرِيدُ الْمُقَارِضُ أَنْ يَجْعَلَ رَأْسَ الْمَالِ بقِيمة الْمَالِ بَعْدَ الَّذِي هَلَكَ، هَلْ لَهُ ذَلِكَ أَمْ لَا؟ فَقَالَ مَالِكٌ، وَجُمْهُورُ الْعُلَمَاءِ: إِنْ صَدَّقَهُ رَبُّ الْمَالِ، أَوْ دَفَعَ رَجُلٌ مَالًا قِرَاضًا لِرَجُلٍ فَهَلَكَ مِنْهُ جُزْءٌ قَبْلَ أَنْ يَعْمَلَ فَأَخْبَرَهُ بِذَلِكَ فَصَدَّقَهُ، ثُمَّ قَالَ لَهُ: يَكُونُ الْبَاقِي عِنْدَكَ قِرَاضًا عَلَى الشَّرْطِ الْمُتَقَدِّمِ لَمْ يَجُزْ حَتَّى يُفَاصِلَهُ، وَيَقْبِضَ مِنْهُ رَأْسَ مَالِهِ وَيَنْقَطِعَ الْقِرَاضُ الْأَوَّلُ. وَقَالَ ابْنُ حَبِيبٍ مِنْ أَصْحَابِ مَالِكٍ: إِنَّهُ يَلْزَمُهُ فِي ذَلِكَ الْقَوْلُ، وَيَكُونُ الْبَاقِي قِرَاضًا، وَهَذِهِ الْمَسْأَلَةُ هِيَ مِنْ أَحْكَامِ الطَّوَارِئِ، وَلَكِنْ ذَكَرْنَاهَا هُنَا لِتَعَلُّقِهَا بِوَقْتِ وُجُوبِ الْقِسْمَةِ، وَهِيَ مِنْ أَحْكَامِ الْعَقْدِ. وَاخْتَلَفُوا هَلْ لِلْعَامِلِ نَفَقَتُهُ مِنَ الْمَالِ الْمُقَارَضِ عَلَيْهِ أَمْ لَا؟ عَلَى ثَلَاثَةِ أَقْوَالٍ: فَقَالَ الشَّافِعِيُّ فِي أَشْهَرِ أَقْوَالِهِ: لَا نَفَقَةَ لَهُ أَصْلًا إِلَّا أَنْ يَأْذَنَ لَهُ رَبُّ الْمَالِ. وَقَالَ قَوْمٌ: لَهُ نَفَقَتُهُ،

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