qui lui est attribué l’autorise.
On a dit que cette position d’Abū Hanīfa revient à faire prévaloir le raisonnement analogique sur le hadith, car elle contredit les hadiths sur plusieurs points. Il ne qualifie notamment pas cette opération de vente, alors que le Législateur l’a expressément désignée ainsi.
En outre, le hadith rapporte qu’il a interdit la muzābana tout en accordant une dérogation pour les ‘arāyā. Or, selon la doctrine d’Abū Hanīfa, la ‘ariyya ne constitue pas une exception à la muzābana, puisque celle-ci relève de la vente. Ce qui est étonnant chez lui, c’est qu’il lui paraît aisé de soustraire cette opération à l’interdiction de revenir sur une donation, alors qu’aucun texte de la Loi ne prévoit cette exception, mais difficile de la soustraire à ce dont le Législateur l’a lui-même exceptée, à savoir la muzābana. Et Allah sait mieux.