Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

palmiers a été pollinisée et que l’autre ne l’a pas été : la partie non pollinisée suit-elle ou non le régime de celle qui l’a été ?

Ils s’accordent, à ce que je crois, pour considérer que, lorsque des fruits sont vendus après le début de la période de pollinisation sans avoir été pollinisés, ils suivent le régime des fruits pollinisés.

[Deuxième question : Leur divergence concernant la vente des biens de l’esclave]

Deuxième question.

Elle porte sur leur divergence concernant la vente des biens de l’esclave. Ils divergent en effet sur le point suivant : ses biens le suivent-ils lorsqu’il est vendu ou affranchi ? Ils ont émis trois avis :

Le premier : ses biens reviennent à son maître, aussi bien lors de sa vente que de son affranchissement. Il en va de même pour l’esclave lié par un contrat d’affranchissement. Tel est l’avis d’al-Shāfi‘ī et des juristes de Kūfa.

Le deuxième : ses biens le suivent aussi bien lors de sa vente que de son affranchissement. Tel est l’avis de Dāwūd et d’Abū Thawr.

Le troisième : ses biens le suivent lors de son affranchissement, mais non lors de sa vente, à moins que l’acheteur ne stipule qu’ils lui reviendront. Tel est l’avis de Mālik et d’al-Layth.

Ceux qui estiment qu’en cas de vente, ses biens reviennent à son maître, sauf stipulation contraire de l’acheteur, s’appuient sur le célèbre hadith d’Ibn ‘Umar, selon lequel le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — a dit :

« Celui qui vend un esclave possédant des biens conserve ces biens, à moins que l’acheteur ne stipule qu’ils lui reviendront. »

Ceux qui attribuent également ces biens au maître lors de l’affranchissement raisonnent par analogie avec la vente.

Mālik dit dans le Muwatta’ : « La règle unanimement admise chez nous est que, lorsque l’acheteur stipule que les biens de l’esclave lui reviendront, ils lui appartiennent, qu’il s’agisse d’espèces, de biens non monétaires ou de créances. »

Il est également rapporté que le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — a dit :

« Lorsqu’un homme affranchit un esclave, les biens de l’esclave reviennent à ce dernier, à moins que son maître ne se les réserve. »

Selon Mālik, il est permis d’acheter un esclave avec ses biens contre des dirhams, même si les biens de l’esclave consistent en dirhams ou en comprennent.

Abū Hanīfa et al-Shāfi‘ī s’opposent à lui lorsque les biens de l’esclave sont des espèces. Ils disent : acheter l’esclave avec ses biens revient à acheter deux choses ; seules sont donc permises les modalités admises dans les autres ventes.

Les disciples de Mālik divergent sur la possibilité, pour l’acheteur, de stipuler dans le contrat de vente qu’une partie des biens de l’esclave lui reviendra. Ibn al-Qāsim l’interdit, tandis qu’Ashhab permet cette stipulation. Certains établissent une distinction : si l’esclave est acheté contre des espèces et que ses biens en comprennent, cela n’est pas permis, car l’opération implique alors un échange de dirhams contre un bien non monétaire accompagné de dirhams. En revanche, si l’esclave est acheté contre des biens non monétaires ou que ses biens ne comprennent pas de dirhams, cela est permis.

L’avis d’Ibn al-Qāsim, qui interdit de stipuler qu’une partie seulement des biens reviendra à l’acheteur, repose sur l’analogie avec les fruits des palmiers pollinisés. Celui d’Ashhab repose sur l’assimilation de la partie au tout. Ce chapitre comporte de nombreuses questions non abordées ici, qui ne relèvent pas de notre propos.

Parmi leurs questions célèbres dans ce chapitre figurent la majoration et la réduction du prix convenu lors de la conclusion de la vente, consenties d’un commun accord par les deux parties (je veux dire : lorsque, après la vente, l’acheteur accorde au vendeur un supplément au prix initialement convenu, ou que le vendeur lui en remet une partie, cette modification suit-elle ou non le régime du prix ?).

Cette distinction a pour conséquence que celui qui considère que cette modification fait partie du

النَّخلِ، وَلَمْ يُؤَبَّرِ الْبَعْضُ، هَلْ يَتْبَعُ مَا لَمْ يُؤَبَّرْ مَا أُبِّرَ أَوْ لَا يَتْبَعْهُ؟ وَاتَّفَقُوا فِيمَا أَحْسَبُهُ عَلَى أَنَّهُ إِذَا بِيعَ ثَمَرٌ وَقَدْ دَخَلَ وَقْتُ الْإِبَارِ فَلَمْ يُؤَبَّرْ أَنَّ حُكْمَهُ حُكْمُ الْمُؤَبَّرِ. [الْمَسْأَلَةُ الثَّانِيَةُ وَهِيَ اخْتِلَافُهُمْ فِي بَيْعِ مَالِ الْعَبْدِ] الْمَسْأَلَةُ الثَّانِيَةُ. وَهِيَ اخْتِلَافُهُمْ فِي بَيْعِ مَالِ الْعَبْدِ. وَذَلِكَ أَنَّهُمُ اخْتَلَفُوا فِي مَالِ الْعَبْدِ: هَلْ يَتْبَعُهُ فِي الْبَيْعِ وَالْعِتْقِ؟ عَلَى ثَلَاثَةِ أَقْوَالٍ: أَحَدُهَا: أَنَّ مَالَهُ فِي الْبَيْعِ وَالْعِتْقِ لِسَيِّدِهِ، وَكَذَلِكَ فِي الْمُكَاتَبِ، وَبِهِ قَالَ الشَّافِعِيُّ، وَالْكُوفِيُّونَ. وَالثَّانِي: أَنَّ مَالَهُ تَبَعٌ لَهُ فِي الْبَيْعِ وَالْعِتْقِ، وَهُوَ قَوْلُ دَاوُدَ، وَأَبِي ثَوْرٍ. وَالثَّالِثُ: أَنَّهُ تَبَعٌ لَهُ فِي الْعِتْقِ لَا فِي الْبَيْعِ إِلَّا أَنْ يَشْتَرِطَهُ الْمُشْتَرِي، وَبِهِ قَالَ مَالِكٌ، وَاللَّيْثُ. فَحُجَّةُ مَنْ رَأَى أَنَّ مَالَهُ فِي الْبَيْعِ لِسَيِّدِهِ إِلَّا أَنْ يَشْتَرِطَهُ الْمُبْتَاعُ: حَدِيثُ ابْنِ عُمَرَ الْمَشْهُورُ، عَنِ النَّبِيِّ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - أَنَّهُ قَالَ: «مَنْ بَاعَ عَبْدًا وَلَهُ مَالٌ فَمَالُهُ لِلَّذِي بَاعَهُ إِلَّا أَنْ يَشْتَرِطَهُ الْمُبْتَاعُ» . وَمَنْ جَعَلَهُ لِسَيِّدِهِ فِي الْعِتْقِ فَقِيَاسًا عَلَى الْبَيْعِ. . وَقَالَ مَالِكٌ فِي الْموطأ: الْأَمْرُ الْمُجْتَمَعُ عَلَيْهِ عِنْدَنَا أَنَّ الْمُبْتَاعَ إِذَا اشْتَرَطَ مَالَ الْعَبْدِ فَهُوَ لَهُ نَقْدًا كَانَ، أَوْ عَرَضًا، أَوْ دَيْنًا. وَقَدْ رُوِيَ عَنِ النَّبِيِّ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - أَنَّهُ قَالَ: «مَنْ أَعْتَقَ غُلَامًا فَمَالُهُ لَهُ إِلَّا أَنْ يَسْتَثْنِيَهُ سَيِّدُهُ» ، وَيَجُوزُ عِنْدَ مَالِكٍ أَنْ يَشْتَرِيَ الْعَبْدَ وَمَالَهُ بِدَرَاهِمَ، وَإِنْ كَانَ مَالُ الْعَبْدِ دَرَاهِمَ أَوْ فِيهِ دَرَاهِمُ. وَخَالَفَهُ أَبُو حَنِيفَةَ، وَالشَّافِعِيُّ إِذَا كَانَ مَالُ الْعَبْدِ نَقْدًا، وَقَالُوا: الْعَبْدُ وَمَالُهُ بِمَنْزِلَةِ مَنْ بَاعَ شَيْئَيْنِ لَا يَجُوزُ فِيهِمَا إِلَّا مَا يَجُوزُ فِي سَائِرِ الْبُيُوعِ. وَاخْتَلَفَ أَصْحَابُ مَالِكٍ فِي اشْتِرَاطِ الْمُشْتَرِي لِبَعْضِ مَالِ الْعَبْدِ فِي صَفْقَةِ الْبَيْعِ: فَقَالَ ابْنُ الْقَاسِمِ: لَا يَجُوزُ، وَقَالَ أَشْهَبُ: جَائِزٌ أَنْ يَشْتَرِطَ بَعْضَهُ، وَفَرَّقَ بَعْضُهُمْ فَقَالَ: إِنْ كَانَ مَا اشْتَرَى بِهِ الْعَبْدَ عَيْنًا وَفِي مَالِ الْعَبْدِ عَيْنٌ لَمْ يَجُزْ ذَلِكَ; لِأَنَّهُ يَدْخُلُهُ دَرَاهِمُ بِعَرَضٍ وَدَرَاهِمَ، وَإِنْ كَانَ مَا اشْتَرَى بِهِ عَرُوضًا أَوْ لَمْ يَكُنْ فِي مَالِ الْعَبْدِ دَرَاهِمُ جَازَ. وَوَجْهُ قَوْلِ ابْنِ الْقَاسِمِ أنَّهُ لَا يَجُوزُ أَنْ يَشْتَرِطَ بَعْضَهُ: تَشْبِيهُهُ بِثَمَرِ النَّخْلِ الْإِبَار. وَوَجْهُ قَوْلِ أَشْهَبَ تَشْبِيهُ الْجُزْءِ بِالْكُلِّ، وَفِي هَذَا الْبَابِ مَسَائِلُ مَسْكُوتٌ عَنْهَا كَثِيرَةٌ لَيْسَتْ مِمَّا قَصَدْنَاهُ. وَمِنْ مَشْهُورِ مَسَائِلِهِمْ فِي هَذَا الْبَابِ: الزِّيَادَةُ، وَالنُّقْصَانُ اللَّذَانِ يَقَعَانِ فِي الثَّمَنِ الَّذِي انْعَقَدَ عَلَيْهِ الْبَيْعُ بِمَا يَرْضَى بِهِ الْمُتَبَايِعَانِ (أَعْنِي: أَنْ يَزِيدَ الْمُشْتَرِي الْبَائِعَ بَعْدَ الْبَيْعِ عَلَى الثَّمَنِ الَّذِي انْعَقَدَ عَلَيْهِ الْبَيْعُ أَوْ يَحُطَّ مِنْهُ الْبَائِعُ، هَلْ يَتْبَعُ حُكْمَ الثَّمَنِ أَمْ لَا؟) ، وَفَائِدَةُ الْفَرْقِ: أَنَّ مَنْ قَالَ هِيَ مِنَ

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