Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

Mais le fil du propos nous a conduits à cette question. Revenons donc à notre sujet.

Ils s’accordent à considérer comme des défauts ayant des conséquences juridiques le fait d’être borgne, la cécité, ainsi que la perte d’une main ou d’un pied. Il en va de même de la maladie, qu’elle touche un organe particulier ou l’ensemble du corps. Selon l’école mālikite, les cheveux blancs constituent un défaut chez une belle esclave ; certains estiment toutefois qu’une petite quantité est sans conséquence. De même, les saignements hors des règles constituent un défaut chez les esclaves féminines, y compris celles de moindre qualité. L’absence de règles constitue également un défaut selon l’avis le plus connu de l’école, tout comme une chevelure clairsemée. Quant aux affections des sens et des organes, elles constituent toutes des défauts, de l’avis unanime.

En somme, le principe de l’école est que tout ce qui influe sur la valeur du bien (je veux dire : ce qui la diminue) constitue un défaut. Uriner au lit est également un défaut, et tel est aussi l’avis d’al-Shāfi‘ī. Abū Hanīfa estime, quant à lui, que ce défaut permet de restituer l’esclave féminine, mais non l’esclave masculin. Le caractère efféminé chez l’homme et les traits masculins chez la femme constituent aussi des défauts. Toutes ces positions sont celles de l’école, sauf dans les cas où nous avons signalé une divergence.

Deuxième point d’examen

Pour qu’un défaut produise ses effets juridiques, il doit, de l’avis unanime, être apparu avant la conclusion de la vente, ou pendant le délai de garantie, pour ceux qui reconnaissent celui-ci. Il convient donc d’exposer ici les divergences des juristes concernant cette garantie.

Mālik est le seul, parmi les juristes des grandes villes, à reconnaître cette garantie. Il suit en cela les juristes de Médine qui l’ont précédé, notamment les sept jurisconsultes et d’autres encore. Cette garantie signifie que tout défaut apparaissant pendant le délai prévu, alors que le bien se trouve chez l’acheteur, reste à la charge du vendeur. Ceux qui la reconnaissent distinguent deux garanties :

La garantie de trois jours : elle couvre tous les défauts qui apparaissent durant ces trois jours chez l’acheteur.

La garantie d’un an : elle couvre trois affections, à savoir la lèpre, la dépigmentation cutanée et la folie. Si l’une de ces trois affections apparaît dans le bien vendu au cours de l’année, elle est à la charge du vendeur. Les autres défauts qui apparaissent relèvent de la responsabilité de l’acheteur, conformément au principe général.

Chez les mālikites, la période de garantie de trois jours est, dans l’ensemble, assimilée au délai d’option et à la période de vérification de l’absence de grossesse : l’entretien et les risques y sont à la charge du vendeur.

Pendant la période de garantie d’un an, en revanche, l’entretien et les risques sont à la charge de l’acheteur, sauf pour les trois affections mentionnées. Selon Mālik, cette garantie concerne les esclaves. Elle s’applique aux différentes formes de vente dans lesquelles on recherche le marchandage et la négociation serrée du prix, et qui ne portent pas sur un bien à fournir défini par ses seules caractéristiques. Ce point ne fait l’objet d’aucune divergence au sein de l’école ; les autres cas sont discutés.

Selon l’opinion la plus répandue de l’école, Mālik fait commencer la garantie d’un an après celle de trois jours. La période de placement en dépôt destiné à vérifier l’absence de grossesse se superpose à la garantie de trois jours lorsqu’elle dure plus longtemps que celle-ci. En revanche, la garantie d’un an ne se superpose pas à la période de vérification de l’absence de grossesse. Telle est la position qui ressort de l’école, bien qu’il existe une divergence à ce sujet.

Les sept jurisconsultes estiment qu’aucune de ces périodes ne se superpose à une autre : vient d’abord la période de vérification de l’absence de grossesse, puis la garantie de trois jours, puis celle d’un an.

وَلَكِنِ اطَّرَدَ إِلَيْهِ الْقَوْلُ، فَلْنَرْجِعْ إِلَى حَيْثُ كُنَّا فنَقُولُ: إِنَّهُ لَا خِلَافَ عِنْدَهُمْ فِي الْعَوَرِ، وَالْعَمَى، وَقَطْعِ الْيَدِ، وَالرِّجْلِ أَنَّهَا عُيُوبٌ مُؤَثِّرَةٌ، وَكَذَلِكَ الْمَرَضُ فِي أَيِّ عُضْوٍ كَانَ، أَوْ كَانَ فِي جُمْلَةِ الْبَدَنِ، وَالشَّيْبُ فِي الْمَذْهَبِ عَيْبٌ فِي الرَّائِعَةِ، وَقِيلَ لَا بَأْسَ بِالْيَسِيرِ مِنْهُ فِيهَا، وَكَذَلِكَ الِاسْتِحَاضَةُ عَيْبٌ فِي الرَّقِيقِ وَالْوَخْشُ، وَكَذَلِكَ ارْتِفَاعُ الْحَيْضِ عَيْبٌ فِي الْمَشْهُورِ مِنَ الْمَذْهَبِ، وَالزَّعَرُ عَيْبٌ، وَأَمْرَاضُ الْحَوَاسِّ وَالْأَعْضَاءِ كُلُّهَا عَيْبٌ بِاتِّفَاقٍ. وَبِالْجُمْلَةِ فَأَصْلُ الْمَذْهَبِ أَنَّ كُلَّ مَا أَثَّرَ فِي الْقِيمَةِ (أَعْنِي: نَقَصَ مِنْهَا) فَهُوَ عَيْبٌ، وَالْبَوْلُ فِي الْفِرَاشِ عَيْبٌ، وَبِهِ قَالَ الشَّافِعِيُّ ; وَقَالَ أَبُو حَنِيفَةَ: تُرَدُّ الْجَارِيَةُ بِهِ، وَلَا يُرَدُّ الْعَبْدُ بِهِ، وَالتَّأْنِيثُ فِي الذَّكَرِ وَالتَّذْكِيرُ فِي الْأُنْثَى عَيْبٌ، هَذَا كُلُّهُ فِي الْمَذْهَبِ إِلَّا مَا ذَكَرْنَا فِيهِ الِاخْتِلَافَ. النَّظَرُ الثَّانِي: وَأَمَّا شَرْطُ الْعَيْبِ الْمُوجِبُ لِلْحُكْمِ بِهِ فَهُوَ أَنْ يَكُونَ حَادِثًا قَبْلَ أَمَدِ التَّبَايُعِ بِاتِّفَاقٍ، أَوْ فِي الْعُهْدَةِ عِنْدَ مَنْ يَقُولُ بِهَا، فَيَجِبُ هَاهُنَا أَنْ نَذْكُرَ اخْتِلَافَ الْفُقَهَاءِ فِي الْعُهْدَةِ، فَنَقُولُ: انْفَرَدَ مَالِكٌ بِالْقَوْلِ بِالْعُهْدَةِ دُونَ سَائِرِ فُقَهَاءِ الْأَمْصَارِ، وَسَلَفُهُ فِي ذَلِكَ أَهْلُ الْمَدِينَةِ الْفُقَهَاءُ السَّبْعَةُ وَغَيْرُهُمْ، وَمَعْنَى الْعُهْدَةِ: أَنَّ كُلَّ عَيْبٍ حَدَثَ فِيهَا عِنْدَ الْمُشْتَرِي فَهُوَ مِنَ الْبَائِعِ، وَهِيَ عِنْدَ الْقَائِلِينَ بِهَا عُهْدَتَانِ: عُهْدَةُ ثَلَاثَةِ الْأَيَّامِ: وَذَلِكَ مِنْ جَميعِ الْعُيُوبِ الْحَادِثَةِ فِيهَا عِنْدَ الْمُشْتَرِي. وَعُهْدَةُ السَّنَةِ: وَهِيَ مِنَ الْعُيُوبِ الثَّلَاثَةِ: الْجُذَامُ، وَالْبَرَصُ، وَالْجُنُونُ، فَمَا حَدَثَ فِي السَّنَةِ مِنْ هَذِهِ الثَّلَاثِ بِالْمَبِيعِ فَهُوَ مِنَ الْبَائِعِ، وَمَا حَدَثَ مِنْ غَيْرِهَا مِنَ الْعُيُوبِ كَانَ مِنْ ضَمَانِ الْمُشْتَرِي عَلَى الْأَصْلِ. وَعُهْدَةُ الثَّلَاثِ عِنْدَ الْمَالِكِيَّةِ بِالْجُمْلَةِ بِمَنْزِلَةِ أَيَّامِ الْخِيَارِ، وَأَيَّامِ الِاسْتِبْرَاءِ، وَالنَّفَقَةُ فِيهَا وَالضَّمَانُ مِنَ الْبَائِعِ. وَأَمَّا عُهْدَةُ السَّنَةِ: فَالنَّفَقَةُ فِيهَا وَالضَّمَانُ مِنَ الْمُشْتَرِي إِلَّا مِنَ الْأَدْوَاءِ الثَّلَاثَةِ، وَهَذِهِ الْعُهْدَةُ عِنْدَ مَالِكٍ فِي الرَّقِيقِ، وَهِيَ أَيْضًا وَاقِعَةٌ فِي أَصْنَافِ الْبُيُوعِ فِي كُلِّ مَا الْقَصْدُ مِنْهُ الْمُمَاكَسَةُ وَالْمُحَاكَرَةُ، وَكَانَ بَيْعًا لَا فِي الذِّمَّةِ، هَذَا مَا لَا خِلَافَ فِيهِ فِي الْمَذْهَبِ، وَاخْتُلِفَ فِي غَيْرِ ذَلِكَ. وَعُهْدَةُ السَّنَةِ تُحْسَبُ عِنْدَهُ بَعْدَ عُهْدَةِ الثَّلَاثِ فِي الْأَشْهَرِ مِنَ الْمَذْهَبِ، وَزَمَانُ الْمُوَاضَعَةِ يَتَدَاخَلُ مَعَ عُهْدَةِ الثَّلَاثِ إِنْ كَانَ زَمَانُ الْمُوَاضَعَةِ أَطْوَلَ مِنْ عُهْدَةِ الثَّلَاثِ. وَعُهْدَةُ السَّنَةِ لَا تَتَدَاخَلُ مَعَ عُهْدَةِ الِاسْتِبْرَاءِ. هَذَا هُوَ الظَّاهِرُ مِنَ الْمَذْهَبِ، وَفِيهِ اخْتِلَافٌ. وَقَالَ الْفُقَهَاءُ السَّبْعَةُ: لَا يَتَدَاخَلُ مِنْهَا عُهْدَةٌ مَعَ ثَانِيَةٍ، فَعُهْدَةُ الِاسْتِبْرَاءِ أَوَّلًا، ثُمَّ عُهْدَةُ الثَّلَاثِ، ثُمَّ عُهْدَةُ السَّنَةِ.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies