Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

Quant aux autres contrats, il est possible de les assimiler aux ventes, car ils présentent le même motif : l’occupation qu’ils occasionnent. Ils surviennent rarement à ce moment, contrairement aux ventes. Quant aux autres prières, on peut envisager de les assimiler à celle du vendredi : s’abstenir de vendre serait recommandé à celui qui attend l’heure de la prière ; une fois celle-ci passée, vendre serait interdit, bien que personne, à ma connaissance, n’ait soutenu cet avis. C’est pourquoi Allah a loué ceux qui délaissent les ventes pour la prière. Le Très-Haut dit :

« Des hommes que ni commerce ni vente ne distraient du rappel d’Allah, de l’accomplissement de la prière et de l’acquittement de la zakat. »

[al-Nūr : 37]

Après avoir établi les causes générales d’invalidité des ventes, passons aux causes et aux conditions qui en assurent la validité. C’est la deuxième partie de l’étude générale des ventes.

[Troisième partie : Des causes de validité des ventes pures et simples]

[Chapitre premier : Des formules de vente et d’achat]

Deuxième partie :

Les causes et les conditions qui assurent la validité de la vente sont, dans l’ensemble, l’inverse des causes qui l’invalident. Elles se répartissent en trois catégories : la première concerne le contrat ; la deuxième, l’objet du contrat ; la troisième, les contractants. Cette partie comporte donc trois chapitres.

Chapitre premier : Du contrat

Le contrat n’est valide que par des formules de vente et d’achat exprimées au passé. Ainsi, le vendeur dit : « Je te l’ai vendu », et l’acheteur : « Je te l’ai acheté. »

Si quelqu’un dit au vendeur : « Vends-moi ta marchandise à tel prix », et que celui-ci répond : « Je l’ai vendue », Mālik considère que la vente est conclue et qu’elle engage celui qui en a fait la demande, à moins qu’il ne présente une excuse à ce sujet. Selon al-Shāfi‘ī, la vente n’est parfaite que lorsque l’acheteur dit : « Je l’ai achetée. »

De même, lorsque l’acheteur demande au vendeur : « À combien vends-tu ta marchandise ? », puis que l’acheteur répond : « À tel prix », avant de dire : « Je te l’ai achetée », les avis divergent : la vente devient-elle contraignante, ou ne le devient-elle que lorsque le vendeur dit : « Je te l’ai vendue » ?

Selon al-Shāfi‘ī, la vente peut être conclue par des formules explicites aussi bien que par des expressions indirectes. Je ne me rappelle aucun avis de Mālik à ce sujet. Pour al-Shāfi‘ī, le simple échange matériel, sans paroles, ne suffit pas.

Il n’y a, me semble-t-il, aucune divergence sur le fait que l’offre et l’acceptation qui rendent le contrat contraignant ne peuvent être séparées par un délai allant jusqu’à la fin de la séance contractuelle. (J’entends par là que, si l’on dit au vendeur : « J’ai vendu ma marchandise à tel prix », que l’acheteur garde le silence et n’accepte la vente qu’après leur séparation, puis revient dire : « J’ai accepté », cela n’engage pas le vendeur.)

Ils divergent toutefois sur le moment où la vente devient contraignante. Mālik, Abū Hanīfa, leurs disciples et un groupe de savants de Médine disent : « La vente devient contraignante au cours de la séance contractuelle, par les paroles échangées, même si les deux parties ne se sont pas séparées. »

Al-Shāfi‘ī, Ahmad, Ishāq, Abū Thawr, Dāwūd et, parmi les Compagnons — qu’Allah les agrée —, Ibn ‘Umar disent : « La vente devient contraignante lorsque les deux parties quittent la séance contractuelle en se séparant. Tant qu’elles ne se sont pas séparées, la vente n’est ni contraignante ni conclue. » C’est aussi l’avis d’Ibn Abī Dhi’b et d’un groupe de savants de Médine, d’Ibn al-Mubārak, du juge Sawwār, du juge Shurayh, ainsi que d’un ensemble de Successeurs et d’autres savants. Cet avis est également rapporté d’Ibn ‘Umar et d’Abū Barza al-Aslamī, parmi les Compagnons, sans qu’aucun autre Compagnon ne se soit opposé à eux.

Le principal argument de ceux qui exigent

وَأَمَّا سَائِرُ الْعُقُودِ فَيُحْتَمَلُ أَنْ تَلْحَقَ بِالْبُيُوعِ، لِأَنَّ فِيهَا الْمَعْنَى الَّذِي فِي الْبَيْعِ مِنَ الشُّغْلِ بِهِ لِأَنَّهَا تَقَعُ فِي هَذَا الْوَقْتِ نَادِرًا بِخِلَافِ الْبُيُوعِ. وَأَمَّا سَائِرُ الصَّلَوَاتِ فَيُمْكِنُ أَنْ تَلْحَقَ بِالْجُمُعَةِ عَلَى جِهَةِ النَّدْبِ لِمُرْتَقِبِ الْوَقْتِ، فَإِذَا فَاتَ فَعَلَى جِهَةِ الْحَظْرِ، وَإِنْ كَانَ لَمْ يَقُلْ بِهِ أَحَدٌ فِي مَبْلَغٍ عِلْمِيٍّ، وَلِذَلِكَ مَدَحَ اللَّهُ تَارِكِي الْبُيُوعِ لِمَكَانِ الصَّلَاةِ، فَقَالَ تَعَالَى: {رِجَالٌ لا تُلْهِيهِمْ تِجَارَةٌ وَلا بَيْعٌ عَنْ ذِكْرِ اللَّهِ وَإِقَامِ الصَّلاةِ وَإِيتَاءِ الزَّكَاةِ} [النور: ٣٧] . وَإِذْ قَدْ أُثْبِتَتْ أَسْبَابُ الْفَسَادِ الْعَامَّةِ لِلْبُيُوعِ فَلْنَصِرْ إِلَى ذِكْرِ الْأَسْبَابِ وَالشُّرُوطِ الْمُصَحِّحَةِ لَهُ، وَهُوَ الْقِسْمُ الثَّانِي مِنَ النَّظَرِ الْعَامِّ فِي الْبُيُوعِ. [الْجُزْءُ الثَّالِثُ أَسْبَابُ الصِّحَّةِ فِي الْبُيُوعِ الْمُطْلَقَةِ] [الْبَابُ الْأَوَّلُ فِي أَلْفَاظِ الْبَيْعِ وَالشِّرَاءِ] الْقِسْمُ الثَّانِي: وَالْأَسْبَابُ وَالشُّرُوطُ الْمُصَحِّحَةُ لِلْبَيْعِ هِيَ بِالْجُمْلَةِ ضِدُّ الْأَسْبَابِ الْمُفْسِدَةِ لَهُ، وَهِيَ مُنْحَصِرَةٌ فِي ثَلَاثَةِ أَجْنَاسٍ: النَّظَرُ الْأَوَّلُ: فِي الْعَقْدِ. وَالثَّانِي: فِي الْمَعْقُودِ عَلَيْهِ. وَالثَّالِثُ: فِي الْعَاقِدِينَ. فَفِي هَذَا الْقِسْمِ ثَلَاثَةُ أَبْوَابٍ. الْبَابُ الْأَوَّلُ فِي الْعَقْدِ وَالْعَقْدُ لَا يَصِحُّ إِلَّا بِأَلْفَاظِ الْبَيْعِ وَالشِّرَاءِ الَّتِي صِيغَتُهَا مَاضِيَةٌ، مِثْلُ أَنْ يَقُولَ الْبَائِعُ: قَدْ بِعْتُ مِنْكَ، وَيَقُولُ الْمُشْتَرِي: قَدِ اشْتَرَيْتُ مِنْكَ، وَإِذَا قَالَ لَهُ: بِعْنِي سِلْعَتَكَ بِكَذَا وَكَذَا، فَقَالَ: قَدْ بِعْتُهَا. فَعِنْدَ مَالِكٍ أَنَّ الْبَيْعَ قَدْ وَقَعَ وَقَدْ لَزِمَ الْمُسْتَفْهِمَ إِلَّا أَنْ يَأْتِيَ فِي ذَلِكَ بِعُذْرٍ، وَعِنْدَ الشَّافِعِيِّ أَنَّهُ لَا يَتِمُّ الْبَيْعُ حَتَّى يَقُولَ الْمُشْتَرِي: قَدِ اشْتَرَيْتُ، وَكَذَلِكَ إِذَا قَالَ الْمُشْتَرِي لِلْبَائِعِ: بِكَمْ تَبِيعُ سِلْعَتَكَ؟ فَيَقُولُ الْمُشْتَرِي بِكَذَا وَكَذَا، فَقَالَ: قَدِ اشْتَرَيْتُ مِنْكَ. اخْتُلِفَ هَلْ يَلْزَمُ الْبَيْعُ أَمْ لَا حَتَّى يَقُولَ: قَدْ بِعْتُهَا مِنْكَ. وَعِنْدَ الشَّافِعِيِّ أَنَّهُ يَقَعُ الْبَيْعُ بِالْأَلْفَاظِ الصَّرِيحَةِ وَبِالْكِنَايَةِ، وَلَا أَذْكُرُ لِمَالِكٍ فِي ذَلِكَ قَوْلًا، وَلَا يَكْفِي عِنْدَ الشَّافِعِيِّ الْمُعَاطَاةُ دُونَ قَوْلٍ. وَلَا خِلَافَ فِيمَا أَحْسَبُ أَنَّ الْإِيجَابَ وَالْقَبُولَ الْمُؤَثِّرَيْنِ فِي اللُّزُومِ لَا يَتَرَاخَى أَحَدُهُمَا عَنِ الثَّانِي حَتَّى يَفْتَرِقَ الْمَجْلِسُ، (أَعْنِي: أَنَّهُ مَتَى قَالَ لِلْبَائِعِ: قَدْ بِعْتُ سِلْعَتِي بِكَذَا وَكَذَا فَسَكَتَ الْمُشْتَرِي، وَلَمْ يَقْبَلِ الْبَيْعَ حَتَّى افْتَرَقَا، ثُمَّ أَتَى بَعْدَ ذَلِكَ، فَقَالَ: قَدْ قَبِلْتُ أَنَّهُ لَا يَلْزَمُ ذَلِكَ الْبَائِعَ) . وَاخْتَلَفُوا مَتَى يَكُونُ اللُّزُومُ؟ فَقَالَ مَالِكٌ، وَأَبُو حَنِيفَةَ، وَأَصْحَابُهُمَا، وَطَائِفَةٌ مِنْ أَهْلِ الْمَدِينَةِ: إِنَّ الْبَيْعَ يَلْزَمُ فِي الْمَجْلِسِ بِالْقَوْلِ، وَإِنْ لَمْ يَفْتَرِقَا; وَقَالَ الشَّافِعِيُّ، وَأَحْمَدُ، وَإِسْحَاقُ، وَأَبُو ثَوْرٍ، وَدَاوُدُ، وَابْنُ عُمَرَ مِنَ الصَّحَابَةِ - رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمْ -: الْبَيْعُ لَازِمٌ بِالِافْتِرَاقِ مِنَ الْمَجْلِسِ، وَأَنَّهُمَا مَهْمَا لَمْ يَفْتَرِقَا، فَلَيْسَ يَلْزَمُ الْبَيْعُ وَلَا يَنْعَقِدُ، وَهُوَ قَوْلُ ابْنِ أَبِي ذِئْبٍ فِي طَائِفَةٍ مِنْ أَهْلِ الْمَدِينَةِ، وَابْنِ الْمُبَارَكِ، وَسَوَّارٍ الْقَاضِي، وَشُرَيْحٍ الْقَاضِي، وَجَمَاعَةٍ مِنَ التَّابِعِينَ وَغَيْرِهِمْ، وَهُوَ مَرْوِيٌّ عَنِ ابْنِ عُمَرَ، وَأَبِي بَرْزَةَ الْأَسْلَمِيِّ مِنَ الصَّحَابَةِ، وَلَا مُخَالِفَ لَهُمَا مِنَ الصَّحَابَةِ. وَعُمْدَةُ الْمُشْتَرِطِينَ

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies