Livre des ablutions
L’exposé des fondements de cet acte d’adoration se répartit en cinq chapitres :
Premier chapitre : les preuves de son caractère obligatoire, les personnes auxquelles il incombe et le moment où il devient obligatoire.
Deuxième chapitre : les actes qui le composent.
Troisième chapitre : ce avec quoi il s’accomplit, à savoir l’eau.
Quatrième chapitre : ce qui l’annule.
Cinquième chapitre : les actes en vue desquels il s’accomplit.
Premier chapitre
Les preuves du caractère obligatoire des ablutions sont le Coran, la Sunna et le consensus.
Pour ce qui est du Coran, Allah, le Très-Haut, dit :
« Ô vous qui croyez ! Lorsque vous vous apprêtez à accomplir la prière, lavez vos visages et vos mains jusqu’aux coudes »
[al-Mā’ida : 6], et la suite du verset.
Les musulmans s’accordent en effet sur le fait que toute personne tenue d’accomplir la prière doit se conformer à cette injonction lorsque l’heure de celle-ci est entrée.
Quant à la Sunna, le Prophète — sur lui la prière et le salut — a dit :
« Allah n’accepte ni prière sans purification ni aumône provenant de biens détournés. »
Il a également dit — sur lui la prière et le salut :
« Allah n’accepte pas la prière de celui qui a rompu son état de pureté rituelle tant qu’il n’a pas fait ses ablutions. »
Ces deux hadiths sont reconnus comme authentiques par les autorités en matière de transmission.
Quant au consensus, aucune divergence à ce sujet n’a été rapportée de quiconque parmi les musulmans. S’il en avait existé une, elle aurait été transmise, comme le veut le cours habituel des choses.
Les ablutions incombent à toute personne pubère et douée de raison. Cela est également établi par la Sunna et le consensus.
Pour ce qui est de la Sunna, le Prophète — sur lui la prière et le salut — a dit :
« Trois catégories de personnes sont exemptées de responsabilité — il mentionna l’enfant jusqu’à ce qu’il atteigne la puberté, et le fou jusqu’à ce qu’il recouvre la raison. »
Quant au consensus, aucune divergence n’a été rapportée à ce sujet. Les juristes divergent quant à savoir si l’une des conditions