dont traitent les hadiths. Quant aux trois autres, aucune précision n’est donnée à leur sujet (je veux dire : sur leur délimitation). Il en est de même du passage des lochies aux saignements irréguliers.
[Chapitre troisième : les règles relatives aux menstrues et aux saignements irréguliers]
Chapitre troisième
Les règles relatives aux menstrues et aux saignements irréguliers
Ce chapitre repose sur le verset qui commence par cette parole du Très-Haut :
« Et ils t’interrogent au sujet des menstrues » [al-Baqara : 222],
ainsi que sur les hadiths relatifs à ce sujet que nous citerons.
Les musulmans s’accordent sur quatre effets des menstrues :
Premièrement, elles empêchent l’accomplissement de la prière et en lèvent l’obligation (je veux dire que la femme menstruée n’est pas tenue de rattraper les prières, contrairement au jeûne).
Deuxièmement, elles empêchent de jeûner, mais ne dispensent pas de rattraper le jeûne. Cela repose sur le hadith authentique dans lequel ‘Ā’isha dit :
« On nous ordonnait de rattraper le jeûne, mais on ne nous ordonnait pas de rattraper les prières. »
Seul un groupe de kharijites a soutenu qu’elle devait rattraper les prières.
Troisièmement — à ce que je crois —, elles empêchent les circumambulations rituelles. Cela repose sur le hadith authentique de ‘Ā’isha : le Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix — lui ordonna d’accomplir tous les rites du pèlerin, à l’exception des circumambulations autour de la Maison sacrée.
Quatrièmement, elles interdisent les rapports sexuels par voie vaginale, conformément au verset où le Très-Haut dit :
« Tenez-vous donc à l’écart des femmes pendant les menstrues » [al-Baqara : 222].
Les juristes divergent toutefois sur certaines règles relatives aux menstrues. Nous en exposerons les cinq questions les plus connues.
Première question
Les juristes divergent sur les contacts intimes avec la femme menstruée et sur ce qui en est permis.
Mālik, al-Shāfi‘ī et Abū Hanīfa disent : « Les contacts intimes ne lui sont permis qu’au-dessus du pagne. »
Sufyān al-Thawrī et Dāwūd al-Zāhirī disent : « Il doit seulement éviter l’endroit d’où s’écoule le sang. »
Leur divergence tient au sens apparent des hadiths rapportés à ce sujet et aux différentes interprétations possibles du verset relatif aux menstrues. En effet, des hadiths authentiques rapportés d’après ‘Ā’isha, Maymūna et Umm Salama indiquent que :
« Lorsque l’une d’elles avait ses menstrues, le Prophète — sur lui la prière et la paix — lui ordonnait de serrer son pagne autour d’elle, puis avait avec elle des contacts intimes. »
Il est également rapporté, dans le hadith de Thābit ibn Qays, que le Prophète — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix — a dit :
« Faites tout avec la femme menstruée, sauf avoir un rapport sexuel. »
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