Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

Et selon la quatrième opinion, on lui applique, concernant son épouse, les règles de l’homme tué et, concernant ses biens, celles du disparu en territoire musulman — j’entends : on attend qu’il ait atteint un âge au-delà duquel on ne vit généralement plus, puis ses biens sont transmis par succession. Toutes ces opinions reposent sur l’admissibilité d’un raisonnement fondé sur ce qui est le plus bénéfique au regard de la Loi religieuse. C’est ce que l’on appelle l’« analogie libre », qui fait l’objet d’une divergence entre les savants — je veux dire : entre ceux qui admettent le raisonnement analogique.

[QUATRIÈME SECTION : DU DROIT D’OPTION CONSÉCUTIF À L’AFFRANCHISSEMENT]

Quatrième section : du droit d’option consécutif à l’affranchissement. — Ils s’accordent à reconnaître un droit d’option à l’esclave affranchie alors qu’elle est mariée à un esclave. Ils divergent toutefois sur le point de savoir si elle dispose de ce droit lorsqu’elle est affranchie alors qu’elle est mariée à un homme libre. Mālik, al-Shāfi‘ī, les savants de Médine, al-Awzā‘ī, Ahmad et al-Layth disent qu’elle n’a pas de droit d’option. Abū Hanīfa et al-Thawrī disent qu’elle en dispose, que son époux soit libre ou esclave.

Leur divergence tient aux versions contradictoires du hadith de Barīra, ainsi qu’aux deux explications possibles du motif qui fonde ce droit d’option : s’agit-il de la contrainte exercée pour la marier, de manière générale, alors qu’elle était esclave, ou de la contrainte exercée pour la marier à un esclave ? Ceux qui retiennent comme motif la contrainte au mariage en général lui reconnaissent un droit d’option, que son époux soit libre ou esclave. Ceux qui retiennent uniquement la contrainte à épouser un esclave ne lui reconnaissent ce droit que si son époux est esclave.

Quant aux versions contradictoires, il est rapporté d’Ibn ‘Abbās que l’époux de Barīra était un esclave noir, tandis qu’il est rapporté de ‘Ā’isha qu’il était libre. Les deux versions sont tenues pour établies par les spécialistes du hadith.

Ils divergent également sur la période durant laquelle elle dispose de ce droit d’option. Mālik et al-Shāfi‘ī disent qu’elle le conserve tant que son époux n’a pas eu de rapports avec elle. Abū Hanīfa dit que son droit d’option est limité à la séance en cours. Al-Awzā‘ī dit que les rapports ne lui font perdre ce droit que si elle sait qu’ils entraînent sa déchéance.

[QUATRIÈME CHAPITRE : DES DROITS CONJUGAUX — LES DROITS DE L’ÉPOUSE SUR SON ÉPOUX]

Quatrième chapitre : des droits conjugaux. — Ils s’accordent à reconnaître que l’entretien et l’habillement font partie des droits de l’épouse sur son époux, en vertu de cette parole du Très-Haut :

« Au père incombe leur nourriture et leur habillement, selon l’usage convenable. »
[Al-Baqara : 233], jusqu’à la fin du verset.

Ils se fondent également sur cette parole, établie, du Prophète — sur lui la prière et le salut :

« Vous leur devez leur nourriture et leur habillement, selon l’usage convenable. »

Ainsi que sur cette parole qu’il adressa à Hind :

« Prends ce qui te suffit

وَالرَّابِعُ: حُكْمُهُ حُكْمُ الْمَقْتُولِ فِي زَوْجَتِهِ، وَحُكْمُ الْمَفْقُودِ فِي أَرْضِ الْمُسْلِمِينَ فِي مَالِهِ - أَعْنِي: يُعَمَّرَ وَحِينَئِذٍ يُورَثُ - وَهَذِهِ الْأَقَاوِيلُ كُلُّهَا مَبْنَاهَا عَلَى تَجْوِيزِ النَّظَرِ بِحَسَبِ الْأَصْلَحِ فِي الشَّرْعِ، وَهُوَ الَّذِي يُعْرَفُ بِالْقِيَاسِ الْمُرْسَلِ، وَبَيْنَ الْعُلَمَاءِ فِيهِ اخْتِلَافٌ - أَعْنِي: بَيْنَ الْقَائِلِينَ بِالْقِيَاسِ -. [الْفَصْلُ الرَّابِعُ خِيَارُ الْعِتْقِ] الْفَصْلُ الرَّابِعُ: فِي خِيَارِ الْعِتْقِ - وَاتَّفَقُوا عَلَى أَنَّ الْأَمَةَ إِذَا عُتِقَتْ تَحْتَ عَبْدٍ أَنَّ لَهَا الْخِيَارَ، وَاخْتَلَفُوا إِذَا عُتِقَتْ تَحْتَ الْحُرِّ هَلْ لَهَا خِيَارٌ أَمْ لَا؟ فَقَالَ مَالِكٌ، وَالشَّافِعِيُّ، وَأَهْلُ الْمَدِينَةِ، وَالْأَوْزَاعِيُّ، وَأَحْمَدُ، وَاللَّيْثُ: لَا خِيَارَ لَهَا. وَقَالَ أَبُو حَنِيفَةَ، وَالثَّوْرِيُّ: لَهَا الْخِيَارُ حُرًّا كَانَ أَوْ عَبْدًا. وَسَبَبُ اخْتِلَافِهِمْ: تَعَارُضُ النَّقْلِ فِي حَدِيثِ بَرِيرَةَ، وَاحْتِمَالُ الْعِلَّةِ الْمُوجِبَةِ لِلْخِيَارِ أَنْ يَكُونَ الجَبْرُ الَّذِي كَانَ فِي إِنْكَاحِهَا بِإِطْلَاقٍ إِذَا كَانَتْ أَمَةً، أَوِ الْجَبْرُ عَلَى تَزْوِيجِهَا مِنْ عَبْدٍ، فَمَنْ قَالَ: الْعِلَّةُ الْجَبْرُ عَلَى النِّكَاحِ بِإِطْلَاقٍ قَالَ: تُخَيَّرُ تَحْتَ الْحُرِّ وَالْعَبْدِ، وَمَنْ قَالَ: الْجَبْرُ عَلَى تَزْوِيجِ الْعَبْدِ فَقَطْ قَالَ: تُخَيَّرُ تَحْتَ الْعَبْدِ فَقَطْ. وَأَمَّا اخْتِلَافُ النَّقْلِ فَإِنَّهُ رُوِيَ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ أَنَّ زَوْجَ بَرِيرَةَ كَانَ عَبْدًا أَسْوَدَ. وَرُوِيَ عَنْ عَائِشَةَ أَنَّ زَوْجَهَا كَانَ حُرًّا. وَكِلَا النَّقْلَيْنِ ثَابِتٌ عِنْدَ أَصْحَابِ الْحَدِيثِ. وَاخْتَلَفُوا أَيْضًا فِي الْوَقْتِ الَّذِي يَكُونُ لَهَا الْخِيَارُ فِيهِ، فَقَالَ مَالِكٌ، وَالشَّافِعِيُّ: يَكُونُ لَهَا الْخِيَارُ مَا لَمْ يَمَسَّهَا. وَقَالَ أَبُو حَنِيفَةَ: خِيَارُهَا عَلَى الْمَجْلِسِ. وَقَالَ الْأَوْزَاعِيُّ: إِنَّمَا يَسْقُطُ خِيَارُهَا بِالْمَسِيسِ إِذَا عَلِمَتْ أَنَّ الْمَسِيسَ يُسْقِطُ خِيَارَهَا. [الْبَابُ الرَّابِعُ فِي حُقُوقِ الزَّوْجِيَّةِ حُقُوقُ الزَّوْجَةِ عَلَى زَوْجِهَا] الْبَابُ الرَّابِعُ: فِي حُقُوقِ الزَّوْجِيَّةِ وَاتَّفَقُوا عَلَى أَنَّ مِنْ حُقُوقِ الزَّوْجَةِ عَلَى الزَّوْجِ النَّفَقَةَ وَالْكِسْوَةَ لِقَوْلِهِ تَعَالَى: {وَعَلَى الْمَوْلُودِ لَهُ رِزْقُهُنَّ وَكِسْوَتُهُنَّ بِالْمَعْرُوفِ} [البقرة: ٢٣٣] الْآيَةَ. وَلِمَا ثَبَتَ مِنْ قَوْلِهِ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ -: «وَلَهُنَّ عَلَيْكُمْ رِزْقُهُنَّ وَكِسْوَتُهُنَّ بِالْمَعْرُوفِ» . وَلِقَوْلِهِ لِهِنْدٍ: «خُذِي مَا يَكْفِيكِ

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies