Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

en raison de l’erreur de lecture qu’il y a commise. Toutefois, ce hadith appuie explicitement l’avis de Mālik.

Abū ‘Umar ibn ‘Abd al-Barr dit : « Lorsqu’il est rapporté par des transmetteurs fiables, il est obligatoire de le mettre en pratique. »

Quatrième question

Ils divergent au sujet du bien constitué en dot lorsqu’un tiers en fait reconnaître la propriété ou qu’un défaut y est découvert. Selon la majorité, le mariage demeure valide. Ils divergent toutefois sur ce que l’épouse peut réclamer : la valeur de ce bien, un bien équivalent ou la dot usuelle pour une femme de sa condition. Deux avis sont rapportés d’al-Shāfi‘ī : tantôt il retient la valeur du bien, tantôt la dot usuelle.

De même, les avis divergent au sein de l’école : selon l’un, elle peut réclamer la valeur du bien ; selon l’autre, un bien équivalent. Abū al-Hasan al-Lakhmī dit : « Si l’on disait qu’elle peut réclamer le moindre des deux montants, entre la valeur du bien et la dot usuelle, cet avis serait défendable. » Sahnūn adopte un avis isolé en déclarant le mariage invalide.

Leur divergence tient à la question de savoir si, sur ce point, le mariage est assimilable à la vente. Ceux qui l’y assimilent estiment qu’il est annulé ; ceux qui ne l’y assimilent pas estiment qu’il ne l’est pas.

Cinquième question

Ils divergent au sujet de l’homme qui épouse une femme en stipulant une dot de mille s’il n’a pas déjà une épouse, et de deux mille s’il en a une. La majorité admet la validité du mariage, mais les avis divergent sur ce qui est dû.

Certains considèrent que la condition est valide et que l’épouse a droit à la dot correspondant à ce qui a été stipulé. D’autres lui accordent la dot usuelle pour une femme de sa condition. C’est l’avis d’al-Shāfi‘ī, également adopté par Abū Thawr, à cette réserve près que ce dernier dit : « S’il la répudie avant l’entrée en vie conjugale, elle n’a droit qu’au don de consolation. »

Abū Hanīfa dit : « S’il a déjà une épouse, elle a droit à mille dirhams. S’il n’en a pas, elle a droit à la dot usuelle pour une femme de sa condition, sans que celle-ci puisse dépasser deux mille ni être inférieure à mille. »

On pourrait dégager ici un autre avis : le mariage doit être annulé en raison de l’incertitude qu’il comporte. Toutefois, je ne me rappelle pas, à présent, de déclaration explicite de l’école sur cette question. Telles sont leurs questions les plus connues dans ce chapitre, dont les ramifications sont nombreuses.

Ils divergent également sur les critères servant à évaluer la dot usuelle lorsqu’elle est accordée dans ces situations et dans les cas semblables. Mālik dit : « On tient compte de sa beauté, de son origine familiale et de sa fortune. » Al-Shāfi‘ī dit : « On se réfère uniquement aux femmes de sa parenté agnatique. » Abū Hanīfa dit : « On se réfère aux femmes de sa parenté, agnatique ou autre. »

Leur divergence tient à la question de savoir si la comparaison porte uniquement sur le rang familial, ou également sur la fortune et la beauté, en raison de cette parole du Prophète — sur lui la prière et la paix :

« On épouse une femme pour sa religion, sa beauté et son rang familial. »

Et la suite du hadith.

[Sixième point : les différends entre les époux au sujet de la dot]

Leur différend porte nécessairement sur la perception de la dot, son montant, sa nature ou son échéance — j’entends par là le moment où elle devient exigible.

Lorsqu’ils divergent sur le montant, l’épouse affirmant, par exemple, qu’il est de deux cents et l’époux qu’il est de cent, les juristes ont des avis très divergents.

Mālik dit : « Si le différend survient avant l’entrée en vie conjugale et que chacun avance une version plausible, ils prêtent tous deux serment et le mariage est annulé. Si l’un prête serment et que l’autre s’y refuse, la déclaration de celui qui a prêté serment est retenue. S’ils refusent tous deux de prêter serment, leur cas est traité comme s’ils l’avaient tous deux prêté. La déclaration de celui des deux qui avance une version plausible est retenue. Si le différend survient après l’entrée en vie conjugale, c’est la déclaration de l’époux qui est retenue. »

Un groupe estime que la déclaration de l’époux est retenue, à condition qu’il prête serment. C’est l’avis d’Abū Thawr, d’Ibn Abī Laylā, d’Ibn Shubruma et de plusieurs autres.

Un autre groupe estime que la déclaration de l’épouse est retenue jusqu’à concurrence de la dot usuelle pour une femme de sa condition, et celle de l’époux pour ce qui excède ce montant.

مِنْ قِبَلِ أَنَّهُ صَحَّفَهُ، وَلَكِنَّهُ نَصٌّ فِي قَوْلِ مَالِكٍ. وَقَالَ أَبُو عُمَرَ بْنُ عَبْدِ الْبَرِّ: إِذَا رَوَتْهُ الثِّقَاتُ وَجَبَ الْعَمَلُ بِهِ. الْمَسْأَلَةُ الرَّابِعَةُ: وَاخْتَلَفُوا فِي الصَّدَاقِ يُسْتَحَقُّ، أَوْ يُوجَدُ بِهِ عَيْبٌ - فَقَالَ الْجُمْهُورُ: النِّكَاحُ ثَابِتٌ. وَاخْتَلَفُوا هَلْ تَرْجِعُ بِالْقِيمَةِ؟ أَوْ بِالْمِثْلِ؟ أَوْ بِمَهْرِ الْمِثْلِ؟ وَاخْتَلَفَ فِي ذَلِكَ قَوْلُ الشَّافِعِيِّ فَقَالَ مَرَّةً بِالْقِيمَةِ، وَقَالَ مَرَّةً بِمَهْرِ الْمِثْلِ. وَكَذَلِكَ اخْتَلَفَ الْمَذْهَبُ فِي ذَلِكَ فَقِيلَ: تَرْجِعُ بِالْقِيمَةِ، وَقِيلَ: تَرْجِعُ بِالْمِثْلِ. قَالَ أَبُو الْحَسَنِ اللَّخْمِيُّ: وَلَوْ قِيلَ: تَرْجِعُ بِالْأَقَلِّ مِنَ الْقِيمَةِ، أَوْ صَدَاقِ الْمِثْلِ - لَكَانَ ذَلِكَ وَجْهًا. وَشَذَّ سَحْنُونٌ فَقَالَ: النِّكَاحُ فَاسِدٌ. وَمَبْنَى الْخِلَافِ هَلْ يُشْبِهُ النِّكَاحُ فِي ذَلِكَ الْبَيْعَ؟ أَوْ لَا يُشْبِهُهُ؟ فَمَنْ شَبَّهَهُ قَالَ: يَنْفَسِخُ. وَمَنْ لَمْ يُشَبِّهْهُ قَالَ: لَا يَنْفَسِخُ. الْمَسْأَلَةُ الخَامِسَةُ: وَاخْتَلَفُوا فِي الرَّجُلِ يَنْكِحُ الْمَرْأَةَ عَلَى أَنَّ الصَّدَاقَ أَلْفٌ إِنْ لَمْ يَكُنْ لَهُ زَوْجَةٌ، وَإِنْ كَانَتْ لَهُ زَوْجَةٌ فَالصَّدَاقُ أَلْفَانِ - فَقَالَ الْجُمْهُورُ بِجَوَازِهِ. وَاخْتَلَفُوا فِي الْوَاجِبِ فِي ذَلِكَ، فَقَالَ قَوْمٌ: الشَّرْطُ جَائِزٌ، وَلَهَا مِنَ الصَّدَاقِ بِحَسَبِ مَا اشْتَرَطَ. وَقَالَتْ طَائِفَةٌ: لَهَا مَهْرُ الْمِثْلِ، وَهُوَ قَوْلُ الشَّافِعِيِّ، وَبِهِ قَالَ أَبُو ثَوْرٍ، إِلَّا أَنَّهُ قَالَ: إِنْ طَلَّقَهَا قَبْلَ الدُّخُولِ لَمْ يَكُنْ لَهَا إِلَّا الْمُتْعَةَ. وَقَالَ أَبُو حَنِيفَةَ: إِنْ كَانَتْ لَهُ امْرَأَةٌ فَلَهَا أَلْفُ دِرْهَمٍ، وَإِنْ لَمْ تَكُنْ لَهُ امْرَأَةٌ فَلَهَا مَهْرُ مِثْلِهَا مَا لَمْ يَكُنْ أَكْثَرَ مِنَ الْأَلْفَيْنِ، أَوْ أَقَلَّ مِنَ الْأَلْفِ. وَيَتَخَرَّجُ فِي هَذَا قَوْلٌ: إِنَّ النِّكَاحَ مَفْسُوخٌ لِمَكَانِ الْغَرَرِ، وَلَسْتُ أَذْكُرُ الْآنَ نَصًّا فِيهَا فِي الْمَذْهَبِ. فَهَذِهِ مَشْهُورُ مَسَائِلِهِمْ فِي هَذَا الْبَابِ، وَفُرُوعُهُ كَثِيرَةٌ. وَاخْتَلَفُوا فِيمَا يُعْتَبَرُ بِهِ مَهْرُ الْمِثْلِ إِذَا قُضِيَ بِهِ فِي هَذِهِ الْمَوَاضِعِ وَمَا أَشْبَهَهَا، فَقَالَ مَالِكٌ: يُعْتَبَرُ فِي جِمَالِهَا وَنِصَابِهَا وَمَالِهَا. وَقَالَ الشَّافِعِيُّ: يُعْتَبَرُ بِنِسَاءِ عَصَبَتِهَا فَقَطْ. وَقَالَ أَبُو حَنِيفَةَ: يُعْتَبَرُ فِي ذَلِكَ نِسَاءُ قَرَابَتِهَا مِنَ الْعَصَبَةِ وَغَيْرِهِمْ. وَمَبْنَى الْخِلَافِ: هَلِ الْمُمَاثَلَةُ فِي الْمَنْصِبِ فَقَطْ؟ أَوْ فِي الْمَنْصِبِ وَالْمَالِ وَالْجِمَالِ ; لِقَوْلِهِ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ -: «تُنْكَحُ الْمَرْأَةُ لِدِينِهَا، وَجِمَالِهَا، وَحَسَبِهَا» الْحَدِيثَ. [الْمَوْضِعُ السَّادِسُ فِي اخْتِلَافِ الزَّوْجَيْنِ فِي الصَّدَاقِ] ِ، وَاخْتِلَافُهُمَا لَا يَخْلُو أَنْ يَكُونَ فِي الْقَبْضِ أَوْ فِي الْقَدْرِ، أَوْ فِي الْجِنْسِ، أَوْ فِي الْوَقْتِ، أَعْنِي: وَقْتَ الْوُجُوبِ. فَأَمَّا إِذَا اخْتَلَفَا فِي الْقَدْرِ فَقَالَتِ الْمَرْأَةُ مَثَلًا بِمِائَتَيْنِ، وَقَالَ الزَّوْجُ: بِمِائَةٍ - فَإِنَّ الْفُقَهَاءَ اخْتَلَفُوا فِي ذَلِكَ اخْتِلَافًا كَثِيرًا؛ فَقَالَ مَالِكٌ: إِنَّهُ إِنْ كَانَ الِاخْتِلَافُ قَبْلَ الدُّخُولِ، وَأَتَى الزَّوْجُ بِمَا يُشْبِهُ وَالْمَرْأَةُ بِمَا يُشْبِهُ أَنَّهُمَا يَتَحَالَفَانِ وَيَتَفَاسَخَانِ. وَإِنْ حَلَفَ أَحَدُهُمَا، وَنَكَلَ الْآخَرُ - كَانَ الْقَوْلُ قَوْلَ الْحَالِفِ. وَإِنْ نَكَلَا جَمِيعًا كَانَ بِمَنْزِلَةِ مَا إِذَا حَلَفَا جَمِيعًا. وَمَنْ أَتَى بِمَا يُشْبِهُ مِنْهُمَا كَانَ الْقَوْلُ قَوْلَهُ. وَإِنْ كَانَ الِاخْتِلَافُ بَعْدَ الدُّخُولِ فَالْقَوْلُ قَوْلُ الزَّوْجِ. وَقَالَتْ طَائِفَةٌ: الْقَوْلُ قَوْلُ الزَّوْجِ مَعَ يَمِينِهِ، وَبِهِ قَالَ أَبُو ثَوْرٍ، وَابْنُ أَبِي لَيْلَى، وَابْنُ شُبْرُمَةَ وَجَمَاعَةٌ. وَقَالَتْ طَائِفَةٌ: الْقَوْلُ قَوْلُ الزَّوْجَةِ إِلَى مَهْرِ مِثْلِهَا، وَقَوْلُ الزَّوْجِ فِيمَا زَادَ عَلَى مَهْرِ مِثْلِهَا.

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