Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

Le deuxième : connaître les signes indiquant le passage de l’état de pureté aux menstrues, des menstrues à l’état de pureté ou aux saignements irréguliers, ainsi que de ces derniers à l’état de pureté.

Le troisième : connaître les règles relatives aux menstrues et aux saignements irréguliers, c’est-à-dire ce qu’ils interdisent et ce qu’ils rendent obligatoire.

Dans chacun de ces trois chapitres, nous exposerons les questions qui constituent les règles générales et les principes fondamentaux de l’ensemble de cette matière, conformément à notre objectif, en présentant les points d’accord et de divergence.

Chapitre premier

Les musulmans s’accordent à distinguer trois types de sang provenant de l’utérus : le sang des menstrues, qui s’écoule en état de bonne santé ; le sang des saignements irréguliers, qui s’écoule en raison d’une maladie et qui diffère du sang des menstrues, conformément à cette parole du Prophète — sur lui la prière et la paix :

« Il ne s’agit que d’un saignement veineux, non de menstrues. »

Enfin, le sang des lochies, qui s’écoule à l’occasion de l’accouchement.

Chapitre deuxième

La connaissance des signes indiquant le passage d’un de ces types de saignement à un autre, ainsi que le passage de l’état de pureté aux menstrues et des menstrues à l’état de pureté, repose le plus souvent sur la connaissance de la durée habituelle des saignements et des périodes de pureté. Nous en exposerons les principes fondamentaux en sept questions.

Première question

Les savants ont divergé sur les durées maximale et minimale des menstrues, ainsi que sur la durée minimale de la période de pureté. On rapporte de Mālik que la durée maximale des menstrues est de quinze jours. Tel est également l’avis d’al-Shāfi‘ī. Abū Hanīfa estime, pour sa part, qu’elle est de dix jours.

Quant à la durée minimale des menstrues, Mālik ne lui fixe aucune limite : un seul écoulement peut, selon lui, constituer des menstrues. Il ne le compte toutefois pas comme une période dans le calcul du délai de viduité consécutif au divorce. Selon al-Shāfi‘ī, leur durée minimale est d’un jour et une nuit ; selon Abū Hanīfa, elle est de trois jours.

Concernant la durée minimale de la période de pureté, les avis rapportés de Mālik varient : on rapporte de lui dix jours, huit jours ou quinze jours. Les savants de son école établis à Bagdad ont privilégié ce dernier avis, qui est aussi celui d’al-Shāfi‘ī et d’Abū Hanīfa. On a également avancé dix-sept jours ; c’est, me semble-t-il, la limite la plus élevée ayant fait l’objet d’un consensus.

Quant à la durée maximale de la période de pureté, ils ne lui fixent aucune limite.

Ces avis étant posés, celui qui fixe une durée minimale aux menstrues doit considérer comme des saignements irréguliers tout écoulement d’une durée inférieure, lorsqu’il survient chez une femme en âge d’avoir ses menstrues. Celui qui ne leur fixe aucune durée minimale doit considérer qu’un seul écoulement constitue des menstrues. De même, celui qui leur fixe une durée maximale doit considérer comme des saignements irréguliers tout ce qui dépasse cette durée.

Toutefois, la position de Mālik sur cette question se résume ainsi : les femmes se répartissent en deux catégories, celles qui ont leurs premières menstrues et celles dont le cycle habituel est déjà établi.

Quant à celle qui a ses premières menstrues, elle délaisse

والثاني: معرفة العلامات التي تدل على انتقال الطهر إلى الحيض، والحيض إلى الطهر، أو الاستحاضة، والاستحاضة أيضا إلى الطهر. والثالث: معرفة أحكام الحيض والاستحاضة أعني موانعها وموجباتها. ونحن نذكر في كل باب من هذه الأبواب الثلاثة من المسائل ما يجري مجرى القواعد والأصول لجميع ما في هذا الباب على ما قصدنا إليه مما اتفقوا عليه، واختلفوا فيه. الباب الأول اتفق المسلمون على أن الدماء التي تخرج من الرحم ثلاثة: دم حيض وهو الخارج على جهة الصحة، ودم استحاضة، وهو الخارج على جهة المرض، وأنه غير دم الحيض لقوله - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ -: «إنما ذلك عرق، وليس بالحيضة» ودم نفاس وهو الخارج من الولد. الباب الثاني أما معرفة علامات انتقال هذه الدماء بعضها إلى بعض، وانتقال الطهر إلى الحيض والحيض إلى الطهر، فإن معرفة ذلك في الأكثر تنبني على معرفة أيام الدماء المعتادة وأيام الأطهار، ونحن نذكر فيها ما يجري مجرى الأصول وهي سبع مسائل. المسألة الأولى: اختلف العلماء في أكثر أيام الحيض وأقلها، وأقل أيام الطهر فروي عن مالك أن أكثر أيام الحيض خمسة عشر يوما، وبه قال الشافعي وقال أبو حنيفة: أكثره عشرة أيام، وأما أقل أيام الحيض فلا حد لها عند مالك، بل قد تكون الدفعة الواحدة عنده حيضا، إلا أنه لا يعتد بها في الأقراء في الطلاق، وقال الشافعي: أقله يوم وليلة وقال أبو حنيفة: أقله ثلاثة أيام. وأما أقل الطهر فاضطربت فيه الروايات عن مالك، فروي عنه عشرة أيام، وروي عنه ثمانية أيام، وروي عنه خمسة عشر يوما وإلى هذه الرواية مال البغداديون من أصحابه، وبها قال الشافعي وأبو حنيفة، وقيل سبعة عشر يوما وهو أقصى ما انعقد عليه الإجماع فيما أحسب. وَأَمَّا أَكْثَرُ الطُّهْرِ، فَلَيْسَ لَهُ عِنْدَهُمْ حَدٌّ. وَإِذَا كَانَ هَذَا مَوْضُوعًا مِنْ أَقَاوِيلِهِمْ، فَمَنْ كَانَ لِأَقَلِّ الْحَيْضِ عِنْدَهُ قَدْرٌ مَعْلُومٌ وَجَبَ أَنْ يَكُونَ مَا كَانَ أَقَلَّ مِنْ ذَلِكَ الْقَدْرِ إِذَا وَرَدَ فِي سِنِّ الْحَيْضِ عِنْدَهُ اسْتِحَاضَةً، وَمَنْ لَمْ يَكُنْ لِأَقَلِّ الْحَيْضِ عِنْدَهُ قَدْرٌ مَحْدُودٌ وَجَبَ أَنْ تَكُونَ الدُّفْعَةُ عِنْدَهُ حَيْضًا، وَمَنْ كَانَ أَيْضًا عِنْدَهُ أَكْثَرُهُ مَحْدُودًا وَجَبَ أَنْ يَكُونَ مَا زَادَ عَلَى ذَلِكَ الْقَدْرِ عِنْدَهُ اسْتِحَاضَةً، وَلَكِنْ مُحَصِّلُ مَذْهَبِ مَالِكٍ فِي ذَلِكَ: أَنَّ النِّسَاءَ عَلَى ضَرْبَيْنِ: مُبْتَدَأَةٌ وَمُعْتَادَةٌ. فَالْمُبْتَدَأَةُ: تَتْرُكُ

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