Quant à sa viande, à sa peau et à toutes ses autres parties, elles sont soumises aux mêmes règles que la viande des sacrifices de la fête en matière de consommation, d’aumône et d’interdiction de vente.
Tous les savants s’accordent pour dire qu’à l’époque préislamique, on enduisait la tête de l’enfant du sang de cette bête et que cette pratique a été abrogée en islam. Ils s’appuient sur ce hadith de Burayda al-Aslamī :
« À l’époque préislamique, lorsqu’un garçon naissait à l’un d’entre nous, celui-ci sacrifiait pour lui une tête de petit bétail et lui enduisait la tête de son sang. Lorsque l’islam est venu, nous sacrifiions la bête, rasions la tête de l’enfant et l’enduisions de safran. »
Al-Hasan et Qatāda se sont toutefois singularisés en affirmant : « On applique sur la tête de l’enfant un morceau de coton trempé dans le sang. »
Il a été jugé recommandé de briser les os de la bête, car, à l’époque préislamique, on la découpait au niveau des articulations.
Les avis divergent sur le fait de raser la tête du nouveau-né au septième jour et de donner en aumône l’équivalent du poids de ses cheveux en argent. Selon un avis, cela est recommandé ; selon un autre, cela ne l’est pas. Ces deux avis sont rapportés de Mālik. Celui qui retient le caractère recommandé est le meilleur ; c’est aussi l’avis d’Ibn Habīb, en raison de ce que Mālik rapporte dans al-Muwatta’ :
« Fātima, fille du Messager d’Allah — sur lui la prière et la paix — rasa les cheveux d’al-Hasan, d’al-Husayn, de Zaynab et d’Umm Kulthūm, puis donna en aumône l’équivalent de leur poids en argent. »