Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

, auquel cas sacrifiez un ovin au stade jadha‘. » Hadith rapporté par Muslim.

L’énoncé de portée générale figure dans le hadith rapporté d’Abū Burda ibn Niyār, qui cite cette parole du Prophète — que la prière et le salut soient sur lui :

« Une bête au stade jadha‘ ne suffira à personne d’autre que toi. »

Certains donnent la préférence à cet énoncé général sur l’énoncé particulier. Telle est, sur cette question, la position d’Abū Muhammad ibn Hazm, car il affirme qu’Abū al-Zubayr est considéré par les spécialistes du hadith comme un transmetteur pratiquant la dissimulation. Ils désignent ainsi celui dont les récits introduits par la formule « d’après » ne sont pas assimilés à des récits à chaîne continue, en raison de la latitude qu’il prend dans cet usage. Le hadith d’Abū Burda, en revanche, ne prête à aucune critique.

Quant à ceux qui articulent l’énoncé particulier et l’énoncé général, selon la méthode communément admise par la majorité des spécialistes des fondements du droit, ils exceptent de cette portée générale l’ovin au stade jadha‘, expressément mentionné. Cette approche est préférable. Abū Bakr ibn Saffūr a d’ailleurs jugé ce hadith authentique et donné tort à Abū Muhammad ibn Hazm quant à ce qu’il imputait à Abū al-Zubayr, dans un écrit où il réfutait Ibn Hazm, me semble-t-il.

La quatrième question concerne le nombre de personnes pour lesquelles les bêtes sacrificielles peuvent suffire. Les savants divergent à ce sujet.

Mālik estime qu’un homme peut sacrifier un bélier, une vache ou un chameau pour lui-même et pour les membres de son foyer dont il est légalement tenu d’assurer l’entretien. Il en va de même, selon lui, pour les offrandes destinées au sanctuaire. Al-Shāfi‘ī, Abū Hanīfa et un groupe de savants permettent de sacrifier un chameau pour sept personnes, de même qu’une vache, qu’il s’agisse du sacrifice ou d’une offrande destinée au sanctuaire.

Ils s’accordent à considérer qu’un bélier ne suffit que pour une seule personne, à l’exception de l’avis rapporté par Mālik, selon lequel un homme peut le sacrifier pour lui-même et pour les membres de son foyer, non dans le cadre d’un achat en commun, mais s’il en a fait seul l’acquisition. Cela se fonde sur ce récit de ‘Ā’isha :

« Nous étions à Minā lorsqu’on nous apporta de la viande de bœuf. Nous demandâmes : “Qu’est-ce donc ?” On nous répondit : “Le Messager d’Allah — que la prière et le salut soient sur lui — a sacrifié pour ses épouses.” »

Abū Hanīfa et al-Thawrī s’opposent à lui sur ce point, mais ils jugent seulement cette pratique répréhensible, sans remettre en cause la validité du sacrifice.

Leur divergence tient à l’opposition entre le principe de base applicable en la matière et le raisonnement par analogie fondé sur le récit relatif aux offrandes destinées au sanctuaire.

Ce principe veut qu’une seule bête ne suffise que pour une seule personne. C’est pourquoi ils s’accordent à interdire de partager un ovin entre plusieurs personnes. Nous affirmons que tel est le principe parce que l’injonction de sacrifier ne se fractionne pas : celui qui ne détient qu’une part dans une bête sacrificielle ne peut être qualifié de personne ayant accompli le sacrifice, à moins qu’une preuve tirée de la Loi ne l’établisse.

Quant au récit sur lequel repose le raisonnement par analogie opposé à ce principe, il s’agit de celui où Jābir déclare :

« L’année d’al-Hudaybiya, nous avons sacrifié avec le Messager d’Allah — que la prière et le salut soient sur lui — un chameau pour sept personnes. »

Et dans certaines versions du

فَتَذْبَحُوا جَذَعَةً مِنَ الضَّأْنِ» خَرَّجَهُ مُسْلِمٌ. وَالْعُمُومُ هُوَ: مَا جَاءَ فِي حَدِيثِ أَبِي بُرْدَةَ بْنِ نِيَارٍ خَرَّجَهُ مِنْ قَوْلِهِ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ -: «وَلَا تُجْزِي جَذَعَةٌ عَنْ أَحَدٍ بَعْدَكَ» . فَمَنْ رَجَّحَ هَذَا الْعُمُومَ عَلَى الْخُصُوصِ، وَهُوَ مَذْهَبُ أَبِي مُحَمَّدِ بْنِ حَزْمٍ فِي هَذِهِ الْمَسْأَلَةِ، لِأَنَّهُ زَعَمَ أَنَّ أَبَا الزُّبَيْرِ مُدَلِّسٌ عِنْدَ الْمُحَدِّثِينَ، وَالْمُدَلِّسُ عِنْدَهُمْ مَنْ لَيْسَ يُجْرِي الْعَنْعَنَةَ مِنْ قَوْلِهِ مَجْرَى الْمُسْنَدِ لِتَسَامُحِهِ فِي ذَلِكَ، وَحَدِيثُ أَبِي بُرْدَةَ لَا مَطْعَنَ فِيهِ. وَأَمَّا مَنْ ذَهَبَ إِلَى بِنَاءِ الْخَاصِّ عَلَى الْعَامِّ عَلَى مَا هُوَ الْمَشْهُورُ َعِنْدَ جُمْهُورِ الْأُصُولِيِّينَ فَإِنَّهُ اسْتَثْنَى مِنْ ذَلِكَ الْعُمُومِ جَذَعَ الضَّأْنِ الْمَنْصُوصَ عَلَيْهَا، وَهُوَ الْأَوْلَى، وَقَدْ صَحَّحَ هَذَا الْحَدِيثَ أَبُو بَكْرِ بْنُ صَفُّورَ، وَخَطَّأَ أَبَا مُحَمَّدِ بْنَ حَزْمٍ فِيمَا نَسَبَ إِلَى أَبِي الزُّبَيْرِ فِي غَالِبِ ظَنِّي فِي قَوْلٍ لَهُ رَدَّ فِيهِ عَلَى ابْنِ حَزْمٍ. وأَمَّا الْمَسْأَلَةُ الرَّابِعَةُ: وَهِيَ عَدَدُ مَا يُجْزِي مِنَ الضَّحَايَا عَنِ الْمُضَحِّينَ فَإِنَّهُمُ اخْتَلَفُوا فِي ذَلِكَ، فَقَالَ مَالِكٌ: يَجُوزُ أَنْ يَذْبَحَ الرَّجُلُ الْكَبْشَ أَوِ الْبَقَرَةَ أَوِ الْبَدَنَةَ مُضَحِّيًا عَنْ نَفْسِهِ وَعَنْ أَهْلِ بَيْتِهِ الَّذِينَ تَلْزَمُهُ نَفَقَتُهُمْ بِالشَّرْعِ، وَكَذَلِكَ عِنْدَهُ الْهَدَايَا. وَأَجَازَ الشَّافِعِيُّ وَأَبُو حَنِيفَةَ وَجَمَاعَةٌ أَنْ يَنْحَرَ الرَّجُلُ الْبَدَنَةَ عَنْ سَبْعٍ، وَكَذَلِكَ الْبَقَرَةَ مُضَحِّيًا أَوْ مُهْدِيًّا. وَأَجْمَعُوا عَلَى أَنَّ الْكَبْشَ لَا يُجْزِي إِلَّا عَنْ وَاحِدٍ، إِلَّا مَا رَوَاهُ مَالِكٌ مِنْ أَنَّهُ يُجْزِي أَنْ يَذْبَحَهُ الرَّجُلُ عَنْ نَفْسِهِ وَعَنْ أَهْلِ بَيْتِهِ لَا عَلَى جِهَةِ الشَّرِكَةِ بَلْ إِذَا اشْتَرَاهُ مُفْرَدًا، وَذَلِكَ لِمَا رُوِيَ عَنْ عَائِشَةَ أَنَّهَا قَالَتْ: «كُنَّا بِمِنًى فَدُخِلَ عَلَيْنَا بِلَحْمِ بَقَرٍ، فَقُلْنَا مَا هُوَ؟ فَقَالُوا: ضَحَّى رَسُولُ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - عَنْ أَزْوَاجِهِ» . وَخَالَفَهُ فِي ذَلِكَ أَبُو حَنِيفَةَ، وَالثَّوْرِيُّ عَلَى وَجْهِ الْكَرَاهَةِ لَا عَلَى وَجْهِ عَدَمِ الْإِجْزَاءِ. وَسَبَبُ اخْتِلَافِهِمْ مُعَارَضَةُ الْأَصْلِ فِي ذَلِكَ لِلْقِيَاسِ الْمَبْنِيِّ عَلَى الْأَثَرِ الْوَارِدِ فِي الْهَدَايَا. وَذَلِكَ أَنَّ الْأَصْلَ هُوَ أَنْ لَا يُجْزِي إِلَّا وَاحِدٌ عَنْ وَاحِدٍ، وَلِذَلِكَ اتَّفَقُوا عَلَى مَنْعِ الِاشْتِرَاكِ فِي الضَّأْنِ، وَإِنَّمَا قُلْنَا: إِنَّ الْأَصْلَ هُوَ أَنْ لَا يُجْزِي إِلَّا وَاحِدٌ عَنْ وَاحِدٍ، لِأَنَّ الْأَمْرَ بِالتَّضْحِيَةِ لَا يَتَبَعَّضُ إِذْ كَانَ مَنْ كَانَ لَهُ شِرْكٌ فِي ضَحِيَّةٍ لَيْسَ يَنْطَلِقُ عَلَيْهِ اسْمُ مُضَحٍّ إِلَّا إِنْ قَامَ الدَّلِيلُ الشَّرْعِيُّ عَلَى ذَلِكَ. وَأَمَّا الْأَثَرُ الَّذِي انْبَنَى عَلَيْهِ الْقِيَاسُ الْمُعَارِضُ لِهَذَا الْأَصْلِ فَمَا رُوِيَ عَنْ جَابِرٍ أَنَّهُ قَالَ: «نَحَرْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - عَامَ الْحُدَيْبِيَةِ الْبَدَنَةَ عَنْ سَبْعَةٍ» . وَفِي بَعْضِ رِوَايَاتِ

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