Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

Leur divergence tient à la question suivante : les termes particuliers employés dans ce hadith ont-ils une portée strictement particulière ou visent-ils une portée générale ? Ceux qui retiennent la première interprétation, en invoquant précisément le nombre indiqué, considèrent que seuls ces quatre défauts empêchent la validité du sacrifice. Ceux qui retiennent la seconde estiment que la mention des défauts les moins graves sert à indiquer, à plus forte raison, le statut des plus graves : les défauts plus graves que ceux expressément mentionnés empêchent donc, à plus forte raison, la validité du sacrifice.

Quant au second point, à savoir les défauts qui affectent les autres parties du corps et entraînent une déficience comparable à celle des défauts expressément mentionnés, les savants ont émis trois avis.

Selon le premier, ces défauts empêchent la validité du sacrifice au même titre que ceux expressément mentionnés. C’est l’avis communément retenu dans l’école de Mālik, tel qu’il figure dans ses ouvrages de référence.

Selon le deuxième, ils n’empêchent pas la validité du sacrifice, même s’il est recommandé de les éviter. C’est l’avis d’Ibn al-Qassār, d’Ibn al-Jallāb et d’un groupe de disciples de Mālik établis à Bagdad.

Selon le troisième, ils n’empêchent pas la validité du sacrifice et il n’est pas non plus recommandé de les éviter. C’est l’avis des tenants de l’école littéraliste.

Leur divergence a deux causes : d’une part, leur désaccord sur la portée du hadith précédemment cité ; d’autre part, la contradiction entre les récits rapportés à ce sujet.

Concernant le hadith précédent, ceux qui considèrent que ses termes particuliers ont une portée strictement particulière estiment qu’aucun autre défaut que les quatre mentionnés n’empêche la validité du sacrifice, qu’il soit aussi grave ou plus grave qu’eux.

Quant à ceux qui considèrent que ces termes particuliers ont une portée générale — à savoir les juristes —, ils se divisent. Les uns estiment que la mention des défauts les moins graves indique seulement le statut des plus graves, sans permettre d’étendre la même règle aux défauts de gravité équivalente. Ils assimilent donc aux quatre défauts mentionnés ceux qui sont plus graves ; quant aux défauts de gravité équivalente, ils ne leur sont assimilés qu’en ce qu’il est recommandé de les éviter, sans que cela empêche la validité du sacrifice. Les autres estiment que le texte indique à la fois le statut des défauts plus graves que ceux expressément mentionnés et celui des défauts de gravité équivalente. Selon eux, les défauts semblables à ceux expressément mentionnés empêchent la validité du sacrifice, tout comme les défauts plus graves.

Telle est donc l’une des causes de divergence sur cette question : l’hésitation entre une interprétation particulière et une interprétation générale des termes du hadith. Puis, pour ceux qui en retiennent une portée générale, quelle est l’étendue de cette généralité ? Englobe-t-elle seulement les défauts plus graves, ou comprend-elle également ceux de gravité équivalente, conformément à l’avis communément retenu dans l’école de Mālik ?

Quant à la seconde cause, elle tient à ce que deux hadiths jugés bons, mais contradictoires, ont été rapportés à ce sujet.

Al-Nasā’ī rapporte qu’Abū Burda dit :

« Ô Messager d’Allah, je répugne à ce qu’une bête présente une mutilation de la corne ou de l’oreille. »

Le Prophète — que la prière et le salut soient sur lui — lui répondit :

« Délaisse ce qui te déplaît, mais ne l’interdis pas aux autres. »

Et ‘Alī ibn Abī Tālib rapporta :

« Nous avons reçu l’ordre

وَسَبَبُ اخْتِلَافِهِمْ: هَلْ هَذَا اللَّفْظُ الْوَارِدُ هُوَ خَاصٌّ أُرِيدَ بِهِ الْخُصُوصُ، أَوْ خَاصٌّ أُرِيدَ بِهِ الْعُمُومُ؟ فَمَنْ قَالَ: أُرِيدَ بِهِ الْخُصُوصُ وَلِذَلِكَ أَخْبَرَ بِالْعَدَدِ، قَالَ: لَا يَمْنَعُ الْإِجْزَاءَ إِلَّا هَذِهِ الْأَرْبَعَةُ فَقَطْ. وَمَنْ قَالَ: هُوَ خَاصٌّ أُرِيدَ بِهِ الْعُمُومُ ; وَذَلِكَ مِنَ النَّوْعِ الَّذِي يَقَعُ فِيهِ التَّنْبِيهُ بِالْأَدْنَى عَلَى الْأَعْلَى، قَالَ: مَا هُوَ أَشَدُّ مِنَ الْمَنْصُوصِ عَلَيْهَا فَهُوَ أَحْرَى أَنْ لَا يُجْزِئَ. وَأَمَّا الْمَوْضِعُ الثَّانِي أَعْنِي مَا كَانَ مِنَ الْعُيُوبِ فِي سَائِرِ الْأَعْضَاءِ مُفِيدًا لِلنَّقْصِ عَلَى نَحْوِ إِفَادَةِ هَذِهِ الْعُيُوبِ الْمَنْصُوصِ عَلَيْهَا لَهُ فَإِنَّهُمُ اخْتَلَفُوا فِي ذَلِكَ عَلَى ثَلَاثَةِ أَقْوَالٍ: أَحَدُهَا: أَنَّهَا تَمْنَعُ الْإِجْزَاءَ كَمَنْعِ الْمَنْصُوصِ عَلَيْهَا، وَهُوَ الْمَعْرُوفُ مِنْ مَذْهَبِ مَالِكٍ فِي الْكُتُبِ الْمَشْهُورَةِ. وَالْقَوْلُ الثَّانِي: أَنَّهَا لَا تَمْنَعُ الْإِجْزَاءَ وَإِنْ كَانَ يُسْتَحَبُّ اجْتِنَابُهَا، وَبِهِ قَالَ ابْنُ الْقَصَّارِ، وَابْنُ الْجَلَّابِ وَجَمَاعَةٌ مِنَ الْبَغْدَادِيِّينَ مِنْ أَصْحَابِ مَالِكٍ. وَالْقَوْلُ الثَّالِثُ: أَنَّهَا لَا تَمْنَعُ الْإِجْزَاءَ وَلَا يُسْتَحَبُّ تَجَنُّبُهَا، وَهُوَ قَوْلُ أَهْلِ الظَّاهِرِ. وَسَبَبُ اخْتِلَافِهِمْ شَيْئَانِ: أَحَدُهُمَا: اخْتِلَافُهُمْ فِي مَفْهُومِ الْحَدِيثِ الْمُتَقَدِّمِ. وَالثَّانِي: تَعَارُضُ الْآثَارِ فِي هَذَا الْبَابِ. أَمَّا الْحَدِيثُ الْمُتَقَدِّمُ: فَمَنْ رَآهُ مِنْ بَابِ الْخَاصِّ أُرِيدَ بِهِ الْخَاصُّ قَالَ: لَا يَمْنَعُ مَا سِوَى الْأَرْبَعِ مِمَّا هُوَ مُسَاوٍ لَهَا أَوْ أَكْثَرُ مِنْهَا. وَأَمَّا مَنْ رَآهُ مِنْ بَابِ الْخَاصِّ أُرِيدَ بِهِ الْعَامُّ - وَهُمُ الْفُقَهَاءُ - فَمَنْ كَانَ عِنْدَهُ أَنَّهُ مِنْ بَابِ التَّنْبِيهِ بِالْأَدْنَى عَلَى الْأَعْلَى فَقَطْ ; لَا مِنْ بَابِ التَّنْبِيهِ بِالْمُسَاوِي عَلَى الْمُسَاوِي، قَالَ: يَلْحَقُ بِهَذِهِ الْأَرْبَعِ مَا كَانَ أَشَدَّ مِنْهَا، وَلَا يَلْحَقُ بِهَا مَا كَانَ مُسَاوِيًا لَهَا فِي مَنْعِ الْإِجْزَاءِ إِلَّا عَلَى وَجْهِ الِاسْتِحْبَابِ. وَمَنْ كَانَ عِنْدَهُ أَنَّهُ مِنْ بَابِ التَّنْبِيهِ عَلَى الْأَمْرَيْنِ جَمِيعًا أَعْنِي عَلَى مَا هُوَ أَشَدُّ مِنَ الْمَنْطُوقِ بِهِ، أَوْ مُسَاوِيًا لَهُ قَالَ: تَمْنَعُ الْعُيُوبُ الشَّبِيهَةُ بِالْمَنْصُوصِ عَلَيْهَا الْإِجْزَاءَ، كَمَا يَمْنَعُهُ الْعُيُوبُ الَّتِي هِيَ أَكْبَرُ مِنْهَا. فَهَذَا هُوَ أَحَدُ أَسْبَابِ الْخِلَافِ فِي هَذِهِ الْمَسْأَلَةِ، وَهُوَ مِنْ قِبَلِ تَرَدُّدِ اللَّفْظِ بَيْنَ أَنْ يُفْهَمَ مِنْهُ الْمَعْنَى الْخَاصُّ، أَوِ الْمَعْنَى الْعَامُّ، ثُمَّ إِنَّ مَنْ فَهِمَ مِنْهُ الْعَامَّ ; فَأَيُّ عَامٍّ هُوَ؟ هَلِ الَّذِي هُوَ أَكْثَرُ مِنْ ذَلِكَ؟ أَوِ الَّذِي هُوَ أَكْثَرُ وَالْمُسَاوِي مَعًا عَلَى الْمَشْهُورِ مِنْ مَذْهَبِ مَالِكٍ؟ وَأَمَّا السَّبَبُ الثَّانِي: فَإِنَّهُ وَرَدَ فِي هَذَا الْبَابِ مِنَ الْأَحَادِيثِ الْحِسَانِ حَدِيثَانِ مُتَعَارِضَانِ: فَذَكَرَ النَّسَائِيُّ «عَنْ أَبِي بُرْدَةَ أَنَّهُ قَالَ: " يَا رَسُولَ اللَّهِ أَكْرَهُ النَّقْصَ يَكُونُ فِي الْقَرْنِ وَالْأُذُنِ، فَقَالَ لَهُ النَّبِيُّ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ -: مَا كَرِهْتَهُ فَدَعْهُ وَلَا تُحَرِّمْهُ عَلَى غَيْرِكَ» . «وَذَكَرَ عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ قَالَ: " أَمَرَنَا

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