Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

caractère obligatoire.

‘Ikrima rapporte :
« Ibn ‘Abbās m’envoya acheter de la viande avec deux dirhams et me dit : “À quiconque tu rencontreras, dis : Voici le sacrifice d’Ibn ‘Abbās.” »

On rapporte également que Bilāl sacrifia un coq. Toutefois, tout récit qui ne porte pas sur la question pour laquelle on l’invoque ne constitue qu’un argument faible.

Les savants divergent également sur l’obligation, pour celui qui souhaite accomplir le sacrifice, de ne rien couper de ses cheveux ni de ses ongles durant les dix premiers jours. Le hadith à ce sujet est pourtant établi.

[Chapitre deuxième : les espèces d’animaux pouvant être sacrifiés, leurs caractéristiques, leur âge et leur nombre]

Ce chapitre comporte quatre questions bien connues :

La première concerne les espèces d’animaux.

La deuxième concerne leurs caractéristiques.

La troisième concerne leur âge.

La quatrième concerne leur nombre.

Première question

Les savants s’accordent sur la permission de sacrifier des animaux de toutes les espèces de bétail, mais divergent sur les plus méritoires. Mālik estime que, pour les sacrifices de l’Aïd, les béliers sont préférables, puis les bovins, puis les chameaux, à l’inverse de l’ordre qu’il retient pour les offrandes sacrificielles du pèlerinage. On rapporte toutefois aussi de lui cet ordre : les chameaux, puis les bovins, puis les béliers.

Al-Shāfi‘ī retient, pour les sacrifices de l’Aïd, l’ordre inverse de celui de Mālik : les chameaux, puis les bovins, puis les béliers. Ashhab et Ibn Sha‘bān partagent cet avis.

Leur divergence tient à l’opposition entre le raisonnement par analogie et l’argument tiré de la pratique prophétique. En effet :

« On ne rapporte de lui — que la prière et le salut soient sur lui — que le sacrifice d’un bélier. »

Cela indiquerait donc que les béliers sont préférables pour les sacrifices de l’Aïd. C’est du moins ce qu’ont mentionné certains. On trouve cependant chez al-Bukhārī, d’après Ibn ‘Umar, un récit indiquant le contraire. Celui-ci dit :

« Le Messager d’Allah — que la prière et le salut soient sur lui — pratiquait l’abattage par égorgement et par ponction à la base du cou sur le lieu de prière. »

Quant au raisonnement par analogie, il repose sur le fait que les sacrifices de l’Aïd sont un moyen de se rapprocher d’Allah par l’offrande d’un animal. Il s’ensuit que les animaux les plus méritoires pour ces sacrifices devraient être ceux qui le sont pour les offrandes sacrificielles du pèlerinage. Al-Shāfi‘ī a également invoqué, à l’appui de son avis, la portée générale de ces paroles du Prophète — que la prière et le salut soient sur lui :

« Celui qui part à la première heure, c’est comme s’il avait offert une chamelle en sacrifice ; et celui qui part à la deuxième heure

وُجُوبَ. قَالَ عِكْرِمَةُ: بَعَثَنِي ابْنُ عَبَّاسٍ بِدِرْهَمَيْنِ أَشْتَرِي بِهِمَا لَحْمًا وَقَالَ: مَنْ لَقِيتَ فَقُلْ لَهُ: هَذِهِ ضَحِيَّةُ ابْنِ عَبَّاسٍ. وَرُوِيَ عَنْ بِلَالٍ أَنَّهُ ضَحَّى بِدِيكٍ، وَكُلُّ حَدِيثٍ لَيْسَ بِوَارِدٍ فِي الْغَرَضِ الَّذِي يُحْتَجُّ فِيهِ بِهِ فَالِاحْتِجَاجُ بِهِ ضَعِيفٌ. وَاخْتَلَفُوا هَلْ يَلْزَمُ الَّذِي يُرِيدُ التَّضْحِيَةَ أَنْ لَا يَأْخُذَ مِنَ الْعَشْرِ الْأُوَلِ مِنْ شَعْرِهِ وَأَظْفَارِهِ، وَالْحَدِيثُ بِذَلِكَ ثَابِتٌ. [الْبَابُ الثَّانِي فِي أَنْوَاعِ الضَّحَايَا وَصِفَاتِهَا وَأَسْنَانِهَا وَعَدَدِهَا] وَفِي هَذَا الْبَابِ أَرْبَعُ مَسَائِلَ مَشْهُورَةٌ: إِحْدَاهَا: فِي تَمْيِيزِ الْجِنْسِ. وَالثَّانِيَةُ: فِي تَمْيِيزِ الصِّفَاتِ. وَالثَّالِثَةُ: فِي مَعْرِفَةِ السِّنِّ. وَالرَّابِعَةُ: فِي الْعَدَدِ. الْمَسْأَلَةُ الأُولَى: أَجْمَعَ الْعُلَمَاءُ عَلَى جَوَازِ الضَّحَايَا مِنْ جَمِيعِ بَهِيمَةِ الْأَنْعَامِ، وَاخْتَلَفُوا فِي الْأَفْضَلِ مِنْ ذَلِكَ، فَذَهَبَ مَالِكٌ إِلَى أَنَّ الْأَفْضَلَ فِي الضَّحَايَا الْكِبَاشُ، ثُمَّ الْبَقَرُ، ثُمَّ الْإِبِلُ، بِعَكْسِ الْأَمْرِ عِنْدَهُ فِي الْهَدَايَا. وَقَدْ قِيلَ عَنْهُ: الْإِبِلُ، ثُمَّ الْبَقَرُ، ثُمَّ الْكِبَاشُ، وَذَهَبَ الشَّافِعِيُّ إِلَى عَكْسِ مَا ذَهَبَ إِلَيْهِ مَالِكٌ فِي الضَّحَايَا: الْإِبِلُ، ثُمَّ الْبَقَرُ، ثُمَّ الْكِبَاشُ، وَبِهِ قَالَ أَشْهَبُ، وَابْنُ شَعْبَانَ. وَسَبَبُ اخْتِلَافِهِمْ: مُعَارَضَةُ الْقِيَاسِ لِدَلِيلِ الْفِعْلِ، وَذَلِكَ «أَنَّهُ لَمْ يُرْوَ عَنْهُ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - أَنَّهُ ضَحَّى إِلَّا بِكَبْشٍ» ، فَكَانَ ذَلِكَ دَلِيلًا عَلَى أَنَّ الْكِبَاشَ فِي الضَّحَايَا أَفْضَلُ، وَذَلِكَ فِيمَا ذَكَرَ بَعْضُ النَّاسِ. وَفِي الْبُخَارِيِّ عَنِ ابْنِ عُمَرَ مَا يَدُلُّ عَلَى خِلَافِ ذَلِكَ، وَهُوَ أَنَّهُ قَالَ: «كَانَ رَسُولُ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - يَذْبَحُ وَيَنْحَرُ بِالْمُصَلَّى» . وَأَمَّا الْقِيَاسُ: فَلِأَنَّ الضَّحَايَا قُرْبَةٌ بِحَيَوَانٍ، فَوَجَبَ أَنْ يَكُونَ الْأَفْضَلُ فِيهَا الْأَفْضَلَ فِي الْهَدَايَا، وَقَدِ احْتَجَّ الشَّافِعِيُّ لِمَذْهَبِهِ بِعُمُومِ قَوْلِهِ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ -: «مَنْ رَاحَ فِي السَّاعَةِ الْأُولَى فَكَأَنَّمَا قَرَّبَ بَدَنَةً، وَمَنْ رَاحَ فِي السَّاعَةِ الثَّانِيَةِ

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