Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

miel.

On y rapporte également ces paroles d’Ibn ‘Abbās :

« Lorsqu’un homme s’interdit son épouse, cela constitue un serment dont il doit s’acquitter par une expiation. »

Il cita ensuite :

« Vous avez certes, dans le Messager d’Allah, un excellent modèle. » [Les Coalisés : 21]

[Chapitre troisième : ce qu’impose le vœu et les règles qui s’y rapportent]
[Première question : ce qu’impose le vœu non spécifié]

Chapitre troisième : ce qu’imposent les vœux et les règles qui s’y rapportent

Quant à ce qu’imposent les différentes formes de vœux et aux règles qui s’y rapportent, les divergences sont nombreuses. Nous nous limiterons toutefois aux questions les plus connues, qui, pour la plupart, se rattachent aux textes de la Loi, conformément à notre démarche habituelle dans cet ouvrage. Elles sont au nombre de cinq.

Première question :

Ils divergent sur ce qu’impose le vœu non spécifié, dans lequel son auteur ne détermine aucun engagement particulier, se bornant à dire : « Je m’engage envers Allah à accomplir un vœu. »

De nombreux savants estiment qu’il impose seulement l’expiation d’un serment. D’autres considèrent qu’il impose l’expiation du zihār (assimilation de l’épouse à une parente interdite en mariage). D’autres encore estiment qu’il faut accomplir le minimum pouvant être qualifié d’acte de dévotion : jeûner un jour ou accomplir une prière de deux unités.

La majorité considère que l’expiation d’un serment est obligatoire en raison du hadith authentiquement rapporté de ‘Uqba ibn ‘Āmir, selon lequel le Prophète — que la prière et le salut soient sur lui — a dit :

« L’expiation du vœu est celle d’un serment. »

Muslim l’a rapporté.

Ceux qui préconisent de jeûner un jour ou d’accomplir une prière de deux unités suivent le principe selon lequel il suffit d’accomplir le minimum auquel la dénomination peut s’appliquer. Or, une prière de deux unités ou un jour de jeûne constitue le minimum pouvant faire l’objet d’un vœu.

Quant à l’avis imposant l’expiation du zihār, il ne repose ni sur l’analogie ni sur les textes transmis.

Deuxième question :

Ils s’accordent sur l’obligation de respecter le vœu de se rendre à pied à la Maison d’Allah, c’est-à-dire lorsque l’on a expressément fait le vœu d’effectuer le trajet à pied. Ils divergent toutefois sur le cas de celui qui ne peut poursuivre sa marche en cours de route. Certains estiment que rien ne lui incombe ; d’autres, qu’une obligation demeure à sa charge.

Ces derniers divergent en trois avis sur la nature de cette obligation.

Les savants de Médine considèrent qu’il doit effectuer une nouvelle marche à partir de l’endroit où il n’a pu continuer. S’il le souhaite, il peut effectuer le trajet sur une monture : cela lui suffit, mais il doit alors accomplir un sacrifice compensatoire. Cet avis est rapporté de ‘Alī.

Les savants de La Mecque estiment qu’il doit présenter une offrande sacrificielle, sans avoir à recommencer la marche.

Mālik considère que les deux obligations lui incombent conjointement (c’est-à-dire qu’il revient marcher depuis l’endroit à partir duquel la marche lui était obligatoire, et qu’il doit présenter une offrande sacrificielle. Celle-ci consiste, selon lui, en un chameau ou un bovin, ou encore un ovin s’il ne trouve ni bovin ni chameau).

Leur divergence tient au fait que plusieurs principes concurrents s’appliquent à cette question et que le récit transmis va à leur encontre. En effet, celui qui assimile l’homme qui n’a pu poursuivre sa marche, lorsqu’il marche une seconde fois

عَسَلٍ. وَفِيهِ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ أَنَّهُ قَالَ: «إِذَا حَرَّمَ الرَّجُلُ عَلَيْهِ امْرَأَتَهُ فَهُوَ يَمِينٌ يُكَفِّرُهَا» ، وَقَالَ: {لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللَّهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ} [الأحزاب: ٢١] . [الْفَصْلُ الثَّالِثُ مَعْرِفَةِ الشَّيْءِ الَّذِي يَلْزَمُ عَنْ النذر وَأَحْكَام ذلك] [المسألة الأولى الْوَاجِبُ فِي النَّذْرِ الْمُطْلَقِ] الْفَصْلُ الثَّالِثُ: فِي مَعْرِفَةِ الشَّيْءِ الَّذِي يَلْزَمُ عَنْهَا وَأَحْكَامِهَا وَأَمَّا اخْتِلَافُهُمْ فِي مَاذَا يَلْزَمُ فِي نَذْرِ نَذْرٍ مِنَ النُّذُورِ وَأَحْكَامِ ذَلِكَ؟ فَإِنَّ فِيهِ اخْتِلَافًا كَثِيرًا، لَكِنْ نُشِيرُ نَحْنُ مِنْ ذَلِكَ إِلَى مَشْهُورَاتِ الْمَسَائِلِ فِي ذَلِكَ، وَهِيَ الَّتِي تَتَعَلَّقُ بِأَكْثَرِ ذَلِكَ بِالنُّطْقِ الشَّرْعِيِّ عَلَى عَادَتِنَا فِي هَذَا الْكِتَابِ، وَفِي ذَلِكَ مَسَائِلُ خَمْسٌ: الْمَسْأَلَةُ الأُولَى: اخْتَلَفُوا فِي الْوَاجِبِ فِي النَّذْرِ الْمُطْلَقِ الَّذِي لَيْسَ يُعَيِّنُ فِيهِ النَّاذِرُ شَيْئًا سِوَى أَنْ يَقُولَ: لِلَّهِ عَلَيَّ نَذْرٌ، فَقَالَ كَثِيرٌ مِنَ الْعُلَمَاءِ: فِي ذَلِكَ كَفَّارَةُ يَمِينٍ لَا غَيْرَ. وَقَالَ قَوْمٌ: بَلْ فِيهِ كَفَّارَةُ الظِّهَارِ. وَقَالَ قَوْمٌ: أَقَلُّ مَا يَنْطَلِقُ عَلَيْهِ الِاسْمُ مِنَ الْقُرَبِ: صِيَامُ يَوْمٍ أَوْ صَلَاةُ رَكْعَتَيْنِ. وَإِنَّمَا صَارَ الْجُمْهُورُ لِوُجُوبِ كَفَّارَةِ الْيَمِينِ فِيهِ، لِلثَّابِتِ مِنْ حَدِيثِ عُقْبَةَ بْنِ عَامِرٍ أَنَّهُ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - قَالَ: «كَفَّارَةُ النَّذْرِ كَفَّارَةُ يَمِينٍ» خَرَّجَهُ مُسْلِمٌ. وَأَمَّا مَنْ قَالَ: صِيَامُ يَوْمٍ، أَوْ صَلَاةُ رَكْعَتَيْنِ ; فَإِنَّمَا ذَهَبَ مَذْهَبَ مَنْ يَرَى أَنَّ الْمُجْزِئَ أَقَلُّ مَا يَنْطَلِقُ عَلَيْهِ الِاسْمُ، وَصَلَاةُ رَكْعَتَيْنِ أَوْ صِيَامُ يَوْمٍ أَقَلُّ مَا يَنْطَلِقُ عَلَيْهِ اسْمُ النَّذْرِ. وَأَمَّا مَنْ قَالَ: فِيهِ كَفَّارَةُ الظِّهَارِ ; فَخَارِجٌ عَنِ الْقِيَاسِ وَالسَّمَاعِ. الْمَسْأَلَةُ الثَّانِيَةُ: اتَّفَقُوا عَلَى لُزُومِ النَّذْرِ بِالْمَشْيِ إِلَى بَيْتِ اللَّهِ أَعْنِي: إِذَا نَذَرَ الْمَشْيَ رَاجِلًا، وَاخْتَلَفُوا إِذَا عَجَزَ فِي بَعْضِ الطَّرِيقِ، فَقَالَ قَوْمٌ: لَا شَيْءَ عَلَيْهِ. وَقَالَ قَوْمٌ: عَلَيْهِ. وَاخْتَلَفُوا فِي مَاذَا عَلَيْهِ عَلَى ثَلَاثَةِ أَقْوَالٍ: فَذَهَبَ أَهْلُ الْمَدِينَةِ إِلَى أَنَّ عَلَيْهِ أَنْ يَمْشِيَ مَرَّةَ أُخْرَى مِنْ حَيْثُ عَجَزَ، وَإِنْ شَاءَ رَكِبَ وَأَجْزَأَهُ وَعَلَيْهِ دَمٌ، وَهَذَا مَرْوِيٌّ عَنْ عَلِيٍّ. وَقَالَ أَهْلُ مَكَّةَ: عَلَيْهِ هَدْيٌ دُونَ إِعَادَةِ مَشْيٍ. وَقَالَ مَالِكٌ: عَلَيْهِ الْأَمْرَانِ جَمِيعًا (يَعْنِي: أَنَّهُ يَرْجِعُ فَيَمْشِي مِنْ حَيْثُ وَجَبَ وَعَلَيْهِ هَدْيٌ، وَالْهَدْيُ عِنْدَهُ بَدَنَةٌ أَوْ بَقَرَةٌ أَوْ شَاةٌ إِنْ لَمْ يَجِدْ بَقَرَةً أَوْ بَدَنَةً. وَسَبَبُ اخْتِلَافِهِمْ: مُنَازَعَةُ الْأُصُولِ لِهَذِهِ الْمَسْأَلَةِ وَمُخَالَفَةُ الْأَثَرِ لَهَا. وَذَلِكَ أَنَّ مَنْ شَبَّهَ الْعَاجِزَ إِذَا مَشَى مَرَّةً ثَانِيَةً

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