Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

la plus répandue.

Selon un autre avis, la réserve simplement voulue, sans être prononcée, ne produit d’effet que dans le cas de la particule « sauf » (c’est-à-dire pour le sens exprimé par cette particule), à l’exclusion des autres particules. Cette distinction est peu fondée.

Cette divergence tient à la question suivante : les actes juridiques contraignants, tels que le divorce, l’affranchissement, le serment et les autres actes de ce type, engagent-ils par la seule intention, sans parole, ou par la parole jointe à l’intention ?

Quant à la deuxième question — celle de savoir si l’intention de formuler une réserve, lorsqu’elle survient après l’énoncé du serment, produit un effet —, un avis de l’école considère qu’elle en produit un si elle survient immédiatement après le serment. Selon un autre avis, elle doit survenir avant que l’on ait fini de prononcer le serment.

Un troisième avis distingue deux sortes de réserves : celle qui retranche une quantité d’un nombre, et celle qui restreint la portée d’un énoncé général ou ajoute une qualification à un énoncé absolu. Dans le premier cas, la réserve ne produit d’effet que si l’intention précède l’énoncé du serment. Dans le cas d’une restriction de la portée générale, l’intention peut survenir après le serment, pourvu que la réserve soit prononcée immédiatement à sa suite.

Leur divergence tient à ceci : la réserve empêche-t-elle l’engagement de se constituer ou en délie-t-elle une fois constitué ? Si nous disons qu’elle en empêche la constitution, il faut nécessairement exiger que l’intention soit présente dès le début du serment. Si nous disons qu’elle en délie, cette exigence ne s’impose pas. ‘Abd al-Wahhāb a contesté que l’accord invoqué impose de former l’intention dès le début du serment ; il a soutenu que la réserve délie du serment au même titre que l’expiation.

Chapitre deuxième de la première partie
Des serments sur lesquels la réserve produit un effet et de ceux sur lesquels elle n’en produit pas

Les savants divergent sur les serments dans lesquels la réserve faisant intervenir la volonté d’Allah produit un effet, et sur ceux dans lesquels elle n’en produit pas.

Mālik et ses disciples estiment que cette réserve ne produit d’effet que sur les serments susceptibles d’expiation : il s’agit, selon eux, du serment par Allah ou du vœu absolu, comme nous le verrons.

Quant au divorce et à l’affranchissement, deux cas se présentent. Soit la réserve porte uniquement sur le prononcé du divorce ou de l’affranchissement, comme lorsque l’on dit : « Elle est divorcée, si Allah le veut », ou : « Il est affranchi, si Allah le veut. » Selon eux, ces déclarations ne constituent pas des serments. Soit le divorce est subordonné à une condition, comme lorsque l’on dit : « Si telle chose se produit, elle est divorcée, si Allah le veut », ou : « Si telle chose se produit, il est affranchi, si Allah le veut. »

Dans le premier cas, l’école s’accorde sur le fait que la réserve faisant intervenir la volonté d’Allah ne produit aucun effet.

Dans le second cas (celui du serment engageant le divorce), l’école compte deux avis. Selon le plus juste, si la réserve porte sur la condition à laquelle le divorce est subordonné, elle est valable ; si elle porte sur le divorce lui-même, elle ne l’est pas.

Abū Hanīfa et al-Shāfi‘ī estiment que la réserve produit un effet dans tous ces cas, qu’elle accompagne un énoncé de forme conditionnelle ou un énoncé de forme déclarative.

La divergence tient à la question déjà évoquée : la réserve délie-t-elle de l’engagement ou en empêche-t-elle la constitution ?

Si nous disons qu’elle en empêche la constitution et qu’elle accompagne le simple prononcé du divorce, elle ne produit aucun effet, puisque le divorce a déjà pris effet. Je veux dire le cas où l’homme dit à propos de son épouse : « Elle est divorcée, si Allah le veut » ; car un empêchement ne peut porter que sur ce qui ne s’est pas encore produit, c’est-à-dire sur ce qui est à venir. Si, en revanche, nous disons qu’elle

الْمَشْهُورُ. وَقِيلَ: إِنَّمَا يَنْفَعُ الِاسْتِثْنَاءُ بِالنِّيَّةِ بِغَيْرِ لَفْظٍ فِي حَرْفِ (إِلَّا) فَقَطْ (أَيْ: بِمَا يَدُلُّ عَلَيْهِ لَفْظُ إِلَّا) ، وَلَيْسَ يَنْفَعُ ذَلِكَ فِيمَا سِوَاهُ مِنَ الْحُرُوفِ، وَهَذِهِ التَّفْرِقَةُ ضَعِيفَةٌ. وَالسَّبَبُ فِي الِاخْتِلَافِ هُوَ: هَلْ تَلْزَمُ الْعُقُودُ اللَّازِمَةُ بِالنِّيَّةِ فَقَطْ دُونَ اللَّفْظِ، أَوْ بِاللَّفْظِ وَالنِّيَّةِ مَعًا، مِثْلَ الطَّلَاقِ وَالْعِتْقِ وَالْيَمِينِ وَغَيْرِ ذَلِكَ. وأَمَّا الْمَسْأَلَةُ الثَّانِيَةُ: وَهِيَ هَلْ تَنْفَعُ النِّيَّةُ الْحَادِثَةُ فِي الِاسْتِثْنَاءِ بَعْدَ انْقِضَاءِ الْيَمِينِ؟ فَقِيلَ أَيْضًا فِي الْمَذْهَبِ: إِنَّهَا تَنْفَعُ إِذَا حَدَثَتْ مُتَّصِلَةً بِالْيَمِينِ. وَقِيلَ: بَلْ إِذَا حَدَثَتْ قَبْلَ أَنْ يَتِمَّ النُّطْقُ بِالْيَمِينِ. وَقِيلَ: بَلِ الِاسْتِثْنَاءُ عَلَى ضَرْبَيْنِ: اسْتِثْنَاءٌ مِنْ عَدَدٍ، وَاسْتِثْنَاءٌ مِنْ عُمُومٍ بِتَخْصِيصٍ ; أَوْ مِنْ مُطْلَقٍ بِتَقْيِيدٍ. فَالِاسْتِثْنَاءُ مِنَ الْعَدَدِ لَا يَنْفَعُ فِيهِ إِلَّا حُدُوثُ النِّيَّةِ قَبْلَ النُّطْقِ بِالْيَمِينِ، وَالِاسْتِثْنَاءُ مِنَ الْعُمُومِ يَنْفَعُ فِيهِ حُدُوثُ النِّيَّةِ بَعْدَ الْيَمِينِ إِذَا وَصَلَ الِاسْتِثْنَاءُ نُطْقًا بِالْيَمِينِ. وَسَبَبُ اخْتِلَافِهِمْ هَلِ الِاسْتِثْنَاءُ مَانِعٌ لِلْعَقْدِ أَوْ حَالٌّ لَهُ؟ فَإِنْ قُلْنَا: إِنَّهُ مَانِعٌ فَلَا بُدَّ مِنَ اشْتِرَاطِ حُدُوثِ النِّيَّةِ فِي أَوَّلِ الْيَمِينِ. وَإِنْ قُلْنَا إِنَّهُ حَالٌّ لَمْ يَلْزَمْ ذَلِكَ، وَقَدْ أَنْكَرَ عَبْدُ الْوَهَّابِ أَنْ يُشْتَرَطَ حُدُوثُ النِّيَّةِ فِي أَوَّلِ الْيَمِينِ لِلِاتِّفَاقِ، وَزَعَمَ عَلَى أَنَّ الِاسْتِثْنَاءَ حَالٌّ لِلْيَمِينِ كَالْكَفَّارَةِ سَوَاءٌ. الْفَصْلُ الثَّانِي مِنَ الْقِسْمِ الْأَوَّلِ: فِي تَعْرِيفِ الْأَيْمَانِ الَّتِي يُؤَثِّرُ فِيهَا الِاسْتِثْنَاءُ وَغَيْرِهَا. وَقَدِ اخْتَلَفُوا فِي الْأَيْمَانِ الَّتِي يُؤَثِّرُ فِيهَا اسْتِثْنَاءُ مَشِيئَةِ اللَّهِ مِنَ الَّتِي لَا يُؤَثِّرُ فِيهَا. فَقَالَ مَالِكٌ وَأَصْحَابُهُ: لَا تُؤَثِّرُ الْمَشِيئَةُ إِلَّا فِي الْأَيْمَانِ الَّتِي تُكَفَّرُ، وَهِيَ الْيَمِينُ بِاللَّهِ عِنْدَهُمْ، أَوِ النَّذْرُ الْمُطْلَقُ عَلَى مَا سَيَأْتِي، وَأَمَّا الطَّلَاقُ وَالْعِتَاقُ فَلَا يَخْلُو أَنْ يُعَلَّقَ الِاسْتِثْنَاءُ فِي ذَلِكَ بِمُجَرَّدِ الطَّلَاقِ أَوِ الْعِتْقِ فَقَطْ، مِثْلَ أَنْ يَقُولَ: هِيَ طَالِقٌ إِنْ شَاءَ اللَّهُ، أَوْ عَتِيقٌ إِنْ شَاءَ اللَّهُ، وَهَذِهِ لَيْسَتْ عِنْدَهُمْ يَمِينًا. وَإِمَّا أَنْ يُعَلَّقَ الطَّلَاقُ بِشَرْطٍ مِنَ الشُّرُوطِ، مِثْلَ أَنْ يَقُولَ: إِنْ كَانَ كَذَا فَهِيَ طَالِقٌ إِنْ شَاءَ اللَّهُ، أَوْ إِنْ كَانَ كَذَا فَهُوَ عَتِيقٌ إِنْ شَاءَ اللَّهُ. فَأَمَّا الْقِسْمُ الْأَوَّلُ: فَلَا خِلَافَ فِي الْمَذْهَبِ أَنَّ الْمَشِيئَةَ غَيْرُ مُؤَثِّرَةٍ فِيهِ. وَأَمَّا الْقِسْمُ الثَّانِي (وَهُوَ الْيَمِينُ بِالطَّلَاقِ) : فَفِي الْمَذْهَبِ فِيهِ قَوْلَانِ: أَصَحُّهُمَا أَنَّهُ إِذَا صُرِفَ الِاسْتِثْنَاءُ إِلَى الشَّرْطِ الَّذِي عُلِّقَ بِهِ الطَّلَاقُ صَحَّ، وَإِنْ صَرَفَهُ إِلَى نَفْسِ الطَّلَاقِ لَمْ يَصِحَّ. وَقَالَ أَبُو حَنِيفَةَ، وَالشَّافِعِيُّ: الِاسْتِثْنَاءُ يُؤَثِّرُ فِي ذَلِكَ كُلِّهِ، سَوَاءٌ قَرَنَهُ بِالْقَوْلِ الَّذِي مَخْرَجُهُ مَخْرَجُ الشَّرْطِ، أَوْ بِالْقَوْلِ الَّذِي مَخْرَجُهُ مَخْرَجُ الْخَبَرِ. وَسَبَبُ الْخِلَافِ: مَا قُلْنَاهُ مِنْ أَنَّ الِاسْتِثْنَاءَ هَلْ هُوَ حَالٌّ أَوْ مَانِعٌ؟ فَإِذَا قُلْنَا: مَانِعٌ ; وَقُرِنَ بِلَفْظِ مُجَرَّدِ الطَّلَاقِ ; فَلَا تَأْثِيرَ لَهُ فِيهِ، إِذْ قَدْ وَقَعَ الطَّلَاقُ (أَعْنِي: إِذَا قَالَ الرَّجُلُ لِزَوْجَتِهِ: هِيَ طَالِقٌ إِنْ شَاءَ اللَّهُ؛ لِأَنَّ الْمَانِعَ إِنَّمَا يَقُومُ لِمَا لَمْ يَقَعْ، وَهُوَ الْمُسْتَقْبَلُ، وَإِنْ قُلْنَا: إِنَّهُ

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