Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

Khālid ibn al-Walīd, et qu’il ne tue ni enfant, ni domestique salarié, ni femme !” »

Dans l’ensemble, leur divergence tient à leur désaccord sur la cause justifiant la mise à mort. Ceux qui estiment que cette cause est la mécréance n’excluent aucun polythéiste. Ceux qui considèrent, en raison de l’interdiction de tuer les femmes bien qu’elles soient mécréantes, que cette cause est la capacité de combattre, en excluent ceux qui n’en sont pas capables ainsi que ceux qui ne se consacrent pas au combat, comme le cultivateur et le domestique salarié.

L’interdiction des mutilations est authentiquement établie. Les musulmans s’accordent sur la permission de les tuer par les armes, mais divergent sur le fait de les brûler. Certains réprouvent de les brûler ou de les attaquer au moyen du feu : telle est la position de ‘Umar, également rapportée de Mālik. Sufyān al-Thawrī le permet. D’autres disent : « Si l’ennemi y recourt le premier, cela est permis ; sinon, non. »

Leur divergence tient à l’opposition entre un texte de portée générale et un texte de portée particulière. Le premier est cette parole du Très-Haut :

« Tuez les polythéistes où que vous les trouviez. » [al-Tawba : 5]

Aucune manière de tuer n’y est exclue. Quant au texte de portée particulière, il s’agit de cette parole authentiquement rapportée du Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — au sujet d’un homme :

« Si vous parvenez à vous saisir de lui, tuez-le, mais ne le brûlez pas, car seul le Seigneur du feu châtie par le feu. »

La généralité des juristes s’accorde sur la permission de bombarder les forteresses à l’aide de catapultes, qu’elles abritent ou non des femmes et des enfants, puisqu’il est rapporté que « le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — fit installer une catapulte contre les habitants d’al-Tā’if ».

Toutefois, lorsque la forteresse abrite des prisonniers musulmans et des enfants musulmans, un groupe de juristes estime qu’il faut s’abstenir de la bombarder à la catapulte. Tel est l’avis d’al-Awzā‘ī. Al-Layth, quant à lui, le permet.

Ceux qui l’interdisent s’appuient sur cette parole du Très-Haut :

« S’ils s’étaient séparés les uns des autres, Nous aurions infligé un châtiment douloureux à ceux d’entre eux qui avaient mécru. » [al-Fath : 25]

Et la suite du verset. Quant à ceux qui le permettent, ils semblent avoir pris en considération l’intérêt général.

Voilà jusqu’où peuvent aller les atteintes qu’il est permis de porter à leur personne et à leur vie. Quant aux atteintes permises à leurs biens — bâtiments, animaux et végétaux —, les juristes divergent à ce sujet. Mālik permet de couper les arbres et les fruits et de détruire les constructions, mais il ne permet ni de tuer le bétail ni de brûler les palmiers.

Al-Awzā‘ī réprouve l’abattage des arbres fruitiers et la destruction des constructions, qu’il s’agisse d’une église ou d’un autre édifice. Al-Shāfi‘ī dit : « On brûle les maisons et les arbres lorsqu’ils leur servent de retranchements. » Il réprouve toutefois la destruction des maisons et l’abattage des arbres lorsqu’ils ne leur servent pas de retranchements.

Leur divergence tient à ce que la conduite d’Abū Bakr en la matière diffère de celle du Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue. Il est en effet établi que celui-ci — qu’Allah prie sur lui et le salue — « a incendié les palmiers des Banū al-Nadīr ». Il est également établi qu’Abū Bakr a dit : « Ne coupez aucun arbre et ne détruisez aucune construction. » Ceux qui pensent qu’Abū Bakr n’avait agi ainsi qu’en raison de

بِخَالِدِ بْنِ الْوَلِيدِ فَلَا يَقْتُلَنَّ ذُرِّيَّةً وَلَا عَسِيفًا وَلَا امْرَأَةً» . وَالسَّبَبُ الْمُوجِبُ بِالْجُمْلَةِ لِاخْتِلَافِهِمُ اخْتِلَافُهُمْ فِي الْعِلَّةِ الْمُوجِبَةِ لِلْقَتْلِ؛ فَمَنْ زَعَمَ أَنَّ الْعِلَّةَ الْمُوجِبَةَ لِذَلِكَ هِيَ الْكُفْرُ لَمْ يَسْتَثْنِ أَحَدًا مِنَ الْمُشْرِكِينَ، وَمَنْ زَعَمَ أَنَّ الْعِلَّةَ فِي ذَلِكَ إِطَاقَةُ الْقَتَّالِ لِلنَّهْيِ عَنْ قَتْلِ النِّسَاءِ مَعَ أَنَّهُنَّ كُفَّارٌ - اسْتَثْنَى مَنْ لَمْ يُطِقِ الْقِتَالَ، وَمَنْ لَمْ يَنْصِبْ نَفْسَهُ إِلَيْهِ كَالْفَلَّاحِ وَالْعَسِيفِ. وَصَحَّ النَّهْيُ عَنِ الْمُثْلَةِ. وَاتَّفَقَ الْمُسْلِمُونَ عَلَى جَوَازِ قَتْلِهِمْ بِالسِّلَاحِ، وَاخْتَلَفُوا فِي تَحْرِيقِهِمْ بِالنَّارِ؛ فَكَرِهَ قَوْمٌ تَحْرِيقَهُمْ بِالنَّارِ، وَرَمْيَهُمْ بِهَا، وَهُوَ قَوْلُ عُمَرَ، وَيُرْوَى عَنْ مَالِكٍ. وَأَجَازَ ذَلِكَ سُفْيَانُ الثَّوْرِيُّ، وَقَالَ بَعْضُهُمْ: إِنِ ابْتَدَأَ الْعَدُوَّ بِذَلِكَ جَازَ، وَإِلَّا فَلَا. وَالسَّبَبُ فِي اخْتِلَافِهِمْ مُعَارَضَةُ الْعُمُومِ لِلْخُصُوصِ؛ أَمَّا الْعُمُومُ قَوْله تَعَالَى: {فَاقْتُلُوا الْمُشْرِكِينَ حَيْثُ وَجَدْتُمُوهُمْ} [التوبة: ٥] ، وَلَمْ يَسْتَثْنِ قَتْلًا مِنْ قَتْلٍ. وَأَمَّا الْخُصُوصُ فَمَا ثَبَتَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - قَالَ فِي رَجُلٍ: «إِنْ قَدَرْتُمْ عَلَيْهِ فَاقْتُلُوهُ، وَلَا تَحْرِقُوهُ بِالنَّارِ، فَإِنَّهُ لَا يُعَذِّبُ بِالنَّارِ إِلَّا رَبُّ النَّارِ» . وَاتَّفَقَ عَوَّامُ الْفُقَهَاءِ عَلَى جَوَازِ رَمْيِ الْحُصُونِ بِالْمَجَانِيقِ، سَوَاءً كَانَ فِيهَا نِسَاءٌ وَذُرِّيَّةٌ، أَوْ لَمْ يَكُنْ؛ لِمَا جَاءَ «أَنَّ النَّبِيَّ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - نَصَبَ الْمَنْجَنِيقَ عَلَى أَهْلِ الطَّائِفِ» . وَأَمَّا إِذَا كَانَ الْحِصْنُ فِيهِ أُسَارَى مِنَ الْمُسْلِمِينَ وَأَطْفَالٌ مِنَ الْمُسْلِمِينَ فَقَالَتْ طَائِفَةٌ: يَكُفُّ عَنْ رَمْيِهِمْ بِالْمَنْجَنِيقِ، وَبِهِ قَالَ الْأَوْزَاعِيُّ. وَقَالَ اللَّيْثُ: ذَلِكَ جَائِزٌ. وَمُعْتَمَدُ مَنْ لَمْ يُجِزْهُ قَوْله تَعَالَى: {لَوْ تَزَيَّلُوا لَعَذَّبْنَا الَّذِينَ كَفَرُوا مِنْهُمْ عَذَابًا أَلِيمًا} [الفتح: ٢٥] الْآيَةَ. وَأَمَّا مَنْ أَجَازَ ذَلِكَ فَكَأَنَّهُ نَظَرَ إِلَى الْمَصْلَحَةِ. فَهَذَا هُوَ مِقْدَارُ النِّكَايَةِ الَّتِي يَجُوزُ أَنْ تَبْلُغَ بِهِمْ فِي نُفُوسِهِمْ وَرِقَابِهِمْ. وَأَمَّا النِّكَايَةُ الَّتِي تَجُوزُ فِي أَمْوَالِهِمْ، وَذَلِكَ فِي الْمَبَانِي وَالْحَيَوَانِ وَالنَّبَاتِ - فَإِنَّهُمُ اخْتَلَفُوا فِي ذَلِكَ؛ فَأَجَازَ مَالِكٌ قَطْعَ الشَّجَرَةِ وَالثِّمَارِ وَتَخْرِيبَ الْعَامِرِ، وَلَمْ يُجِزْ قَتْلَ الْمَوَاشِي وَلَا تَحْرِيقَ النَّخْلِ. وَكَرِهَ الْأَوْزَاعِيُّ قَطْعَ الشَّجَرِ الْمُثْمِرِ وَتَخْرِيبَ الْعَامِرِ كَنِيسَةً كَانَ أَوْ غَيْرَ ذَلِكَ، وَقَالَ الشَّافِعِيُّ: تُحَرَّقُ الْبُيُوتُ وَالشَّجَرُ إِذَا كَانَتْ لَهُمْ مَعَاقِلَ، وَكَرِهَ تَخْرِيبَ الْبُيُوتِ وَقَطْعَ الشَّجَرِ إِذَا لَمْ يَكُنْ لَهُمْ مَعَاقِلَ. وَالسَّبَبُ فِي اخْتِلَافِهِمْ مُخَالَفَةُ فِعْلِ أَبِي بَكْرٍ فِي ذَلِكَ لِفِعْلِهِ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ -، ذَلِكَ أَنَّهُ ثَبَتَ " أَنَّهُ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - «حَرَّقَ نَخْلَ بَنِي النَّضِيرِ» . وَثَبَتَ عَنْ أَبِي بَكْرٍ أَنَّهُ قَالَ: " لَا تَقْطَعَنَّ شَجَرًا، وَلَا تُخَرِّبَنَّ عَامِرًا "؛ فَمَنْ ظَنَّ أَنَّ فِعْلَ أَبِي بَكْرٍ هَذَا إِنَّمَا كَانَ لِمَكَانِ

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies