implique de tuer tout polythéiste, qu’il soit ermite ou non. Il en va de même de cette parole du Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue :
« J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : “Il n’est de divinité qu’Allah.” »
Parmi les récits prescrivant d’épargner ces catégories de personnes figure celui que Dāwūd ibn al-Husayn rapporte d’après ‘Ikrima, d’après Ibn ‘Abbās :
« Lorsque le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — envoyait ses armées, il disait : “Ne tuez pas les ermites dans leurs cellules.” »
Il y a également ce propos rapporté d’Anas ibn Mālik, d’après le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue :
« Ne tuez ni vieillard décrépit, ni petit enfant, ni femme. Et ne détournez rien du butin. »
Ce hadith est rapporté par Abū Dāwūd.
Il y a encore ces paroles d’Abū Bakr, rapportées par Mālik :
« Vous trouverez des gens qui affirment s’être voués à Allah : laissez-les donc à ce à quoi ils se sont voués. »
On trouve aussi dans ce récit :
« Ne tuez ni femme, ni enfant, ni vieillard décrépit. »
Il semble que la principale cause de leur divergence sur cette question soit l’opposition entre cette parole du Très-Haut :
« Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent, mais ne transgressez pas. Allah n’aime pas les transgresseurs. » [al-Baqara : 190]
et cette autre parole du Très-Haut :
« Lorsque les mois sacrés seront écoulés, tuez les polythéistes où que vous les trouviez. » [al-Tawba : 5]
Et la suite du verset.
Ceux qui considèrent que ce dernier verset abroge cette parole du Très-Haut :
« Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent » [al-Baqara : 190]
— puisque, dans un premier temps, le combat n’avait été permis que contre ceux qui combattaient — estiment que le verset conserve sa portée générale.
En revanche, ceux qui considèrent que cette parole du Très-Haut :
« Combattez dans le sentier d’Allah ceux qui vous combattent » [al-Baqara : 190]
demeure en vigueur et que sa portée englobe ces catégories de personnes qui ne combattent pas, les excluent de la portée générale de l’autre verset.
Al-Shāfi‘ī invoque le hadith de Samura selon lequel le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — a dit :
« Tuez les vieillards parmi les polythéistes et laissez leurs jeunes en vie. »
Il semble donc que, selon lui, la mécréance soit précisément la cause justifiant la mise à mort ; cette cause doit dès lors s’appliquer de manière constante à tous les mécréants.
Quant à ceux qui estiment qu’on ne tue pas les cultivateurs, ils invoquent ce récit de Zayd ibn Wahb :
« Une lettre de ‘Umar — qu’Allah l’agrée — nous parvint, dans laquelle il était écrit : “Ne détournez rien du butin, ne commettez aucune trahison, ne tuez aucun enfant et craignez Allah dans votre conduite envers les cultivateurs.” »
Le hadith de Rabāh ibn Rabī‘a comporte l’interdiction de tuer le domestique salarié polythéiste. Il y est rapporté :
« Il partit avec le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — lors d’une de ses expéditions. Rabāh et les Compagnons du Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — passèrent près d’une femme qui avait été tuée. Le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — s’arrêta auprès d’elle, puis dit : “Celle-ci n’était pas de celles qui combattent !” Puis il parcourut du regard les visages des hommes et dit à l’un d’eux : “Rejoins