Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

caprins, qu’il s’agisse des sacrifices de la fête ou des offrandes sacrificielles, en raison de cette parole du Prophète — sur lui la prière et le salut — adressée à Abū Burda :

« Elle convient pour toi, mais ne conviendra pour personne après toi. »

Ils divergent au sujet des ovins au stade de jadha‘. La plupart des savants admettent leur emploi pour les offrandes sacrificielles comme pour les sacrifices de la fête. Ibn ‘Umar disait quant à lui : « Pour les offrandes sacrificielles, seul convient un animal ayant atteint le stade de thaniyy, quelle que soit l’espèce. »

Ils s’accordent à reconnaître que les offrandes les plus coûteuses sont les meilleures. Al-Zubayr disait à ses fils : « Mes fils, qu’aucun de vous n’offre à Allah une bête qu’il aurait honte d’offrir à une personne qu’il estime. Allah est le plus généreux des généreux et mérite plus que quiconque qu’on Lui réserve ce qu’il y a de meilleur. » Interrogé sur les meilleurs esclaves à affranchir, le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — répondit : « Ceux dont le prix est le plus élevé et auxquels leurs maîtres tiennent le plus. »

Aucun nombre déterminé n’est fixé pour les offrandes sacrificielles. Celles du Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — étaient au nombre de cent.

Quant à la manière de conduire les offrandes sacrificielles, elle comporte la pose d’un collier et un marquage par incision signalant qu’il s’agit d’une offrande. En effet, « le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — partit l’année d’al-Hudaybiya. Arrivé à Dhū al-Hulayfa, il para les bêtes d’offrande de colliers, les marqua et entra en état de sacralisation ».

Lorsque les offrandes sont des chameaux ou des bovins, ils s’accordent à dire qu’on leur suspend au cou une ou deux sandales, ou quelque chose de semblable pour celui qui ne trouve pas de sandales.

Ils divergent sur la pose d’un collier aux ovins et aux caprins. Mālik et Abū Hanīfa disent : « On ne leur met pas de collier. » Al-Shāfi‘ī, Ahmad, Abū Thawr et Dāwūd disent au contraire qu’on leur en met un, en raison du hadith rapporté par al-A‘mash, d’après Ibrāhīm, d’après al-Aswad, d’après ‘Ā’isha : « Le Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — envoya un jour à la Maison sacrée des bêtes du petit bétail en offrande et les para de colliers. »

Ils recommandent d’orienter l’animal vers la qibla au moment de lui mettre son collier. Mālik recommande de pratiquer le marquage sur le côté gauche, en raison de ce qu’il rapporte de Nāfi‘, d’après Ibn ‘Umar : lorsque celui-ci envoyait une bête en offrande depuis Médine, il lui mettait son collier et la marquait à Dhū al-Hulayfa. Il lui mettait d’abord le collier, puis la marquait, au même endroit, alors qu’elle était tournée vers la qibla. Il lui suspendait au cou deux sandales et pratiquait le marquage sur le côté gauche. La bête était ensuite conduite avec lui jusqu’à ce qu’il accomplisse avec elle la station à ‘Arafa, parmi les pèlerins, puis il repartait avec elle en même temps qu’eux. Arrivé à Minā le matin du jour du sacrifice, il l’immolait avant de se raser la tête ou de se raccourcir les cheveux. Il immolait lui-même ses bêtes d’offrande, de sa propre main, après les avoir alignées debout et orientées vers la qibla. Il mangeait ensuite de leur viande et en donnait à manger.

Al-Shāfi‘ī, Ahmad et Abū Thawr recommandent de pratiquer le marquage sur le côté droit, en raison du hadith d’Ibn ‘Abbās : « Le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — accomplit la prière de midi à Dhū al-Hulayfa, puis fit amener ses chameaux d’offrande. Il les marqua sur le côté droit de leur bosse, essuya le sang et leur suspendit au cou deux sandales,

الْمَعْزِ فِي الضَّحَايَا وَالْهَدَايَا؛ لِقَوْلِهِ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - لِأَبِي بُرْدَةَ: «تُجْزِي عَنْكَ، وَلَا تُجْزِي عَنْ أَحَدٍ بَعْدَكَ» . وَاخْتَلَفُوا فِي الْجَذَعِ مِنَ الضَّأْنِ، فَأَكْثَرُ أَهْلِ الْعِلْمِ يَقُولُونَ بِجَوَازِهِ فِي الْهَدَايَا وَالضَّحَايَا. وَكَانَ ابْنُ عُمَرَ يَقُولُ: لَا يُجْزِي فِي الْهَدَايَا إِلَّا الثَّنِيُّ مِنْ كُلِّ جِنْسٍ، وَلَا خِلَافَ فِي أَنَّ الْأَغْلَى ثَمَنًا مِنَ الْهَدَايَا أَفْضَلُ. وَكَانَ الزُّبَيْرُ يَقُولُ لِبَنِيهِ: يَا بَنِيَّ، لَا يُهْدِيَنَّ أَحَدُكُمْ لِلَّهِ مِنَ الْهَدْيِ شَيْئًا يَسْتَحْيِي أَنْ يُهْدِيَهُ لِكَرِيمِهِ؛ فَإِنَّ اللَّهَ أَكْرَمُ الْكُرَمَاءِ وَأَحَقُّ مَنِ اخْتِيرَ لَهُ. «وَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ -: فِي الرِّقَابِ، وَقَدْ قِيلَ لَهُ أَيُّهَا أَفْضَلُ فَقَالَ: " أَغْلَاهَا ثَمَنًا، وَأَنْفَسُهَا عِنْدَ أَهْلِهَا» . وَلَيْسَ فِي عَدَدِ الْهَدْيِ حَدٌّ مَعْلُومٌ، وَكَانَ هَدْيُ رَسُولِ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - مِائَةً. وَأَمَّا كَيْفِيَّةُ سَوْقِ الْهَدْيِ فَهُوَ التَّقْلِيدُ وَالْإِشْعَارُ بِأَنَّهُ هَدْيٌ؛ «لِأَنَّ رَسُولَ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - خَرَجَ عَامَ الْحُدَيْبِيَةِ، فَلَمَّا كَانَ بِذِي الْحُلَيْفَةِ قَلَّدَ الْهَدْيَ، وَأَشْعَرَهُ، وَأَحْرَمَ» . وَإِذَا كَانَ الْهَدْيُ مِنَ الْإِبِلِ وَالْبَقَرِ فَلَا خِلَافَ أَنَّهُ يُقَلَّدُ نَعْلًا أَوْ نَعْلَيْنِ، أَوْ مَا أَشْبَهَ ذَلِكَ لِمَنْ لَمْ يَجِدِ النِّعَالَ. وَاخْتَلَفُوا فِي تَقْلِيدِ الْغَنَمِ، فَقَالَ مَالِكٌ وَأَبُو حَنِيفَةَ: لَا تُقَلَّدُ الْغَنَمُ. وَقَالَ الشَّافِعِيُّ وَأَحْمَدُ وَأَبُو ثَوْرٍ وَدَاوُدُ: تُقَلَّدُ ; لِحَدِيثِ الْأَعْمَشِ عَنْ إِبْرَاهِيمَ عَنِ الْأَسْوَدِ عَنْ عَائِشَةَ «أَنَّ النَّبِيَّ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - أَهْدَى إِلَى الْبَيْتِ مَرَّةً غَنَمًا، فَقَلَّدَهُ» . وَاسْتَحَبُّوا تَوْجِيهَهُ إِلَى الْقِبْلَةِ فِي حِينِ تَقْلِيدِهِ، وَاسْتَحَبَّ مَالِكٌ الْإِشْعَارَ مِنَ الْجَانِبِ الْأَيْسَرِ؛ لِمَا رَوَاهُ عَنْ نَافِعٍ عَنِ ابْنِ عُمَرَ أَنَّهُ كَانَ إِذَا أَهْدَى هَدْيًا مِنَ الْمَدِينَةِ قَلَّدَهُ وَأَشْعَرَهُ بِذِي الْحُلَيْفَةِ، قَلَّدَهُ قَبْلَ أَنْ يُشْعِرَهُ، وَذَلِكَ فِي مَكَانٍ وَاحِدٍ، وَهُوَ مُوَجَّهٌ لِلْقِبْلَةِ. يُقَلِّدُهُ بِنَعْلَيْنِ، وَيُشْعِرُهُ مِنَ الشِّقِّ الْأَيْسَرِ، ثُمَّ يُسَاقُ مَعَهُ حَتَّى يُوقِفَ بِهِ مَعَ النَّاسِ بِعَرَفَةَ، ثُمَّ يَدْفَعُ بِهِ مَعَهُمْ إِذَا دَفَعُوا. وَإِذَا قَدِمَ مِنًى غَدَاةَ النَّحْرِ نَحَرَهُ قَبْلَ أَنْ يَحْلِقَ أَوْ يُقَصِّرَ، وَكَانَ هُوَ يَنْحَرُ هَدْيَهُ بِيَدِهِ يَصُفُّهُنَّ قِيَامًا، وَيُوَجِّهُهُنَّ لِلْقِبْلَةِ، ثُمَّ يَأْكُلُ وَيُطْعِمُ. وَاسْتَحَبَّ الشَّافِعِيُّ وَأَحْمَدُ وَأَبُو ثَوْرٍ الْإِشْعَارَ مِنَ الْجَانِبِ الْأَيْمَنِ؛ لِحَدِيثِ ابْنِ عَبَّاسٍ «أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - صَلَّى الظُّهْرَ بِذِي الْحُلَيْفَةِ، ثُمَّ دَعَا بِبُدُنِهِ فَأَشْعَرَهَا مِنْ صَفْحَةِ سَنَامِهَا الْأَيْمَنِ، ثُمَّ سَلَتَ الدَّمَ عَنْهَا، وَقَلَّدَهَا بِنَعْلَيْنِ،

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