Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

a invalidé son hajj ; il doit une offrande sacrificielle et doit le rattraper. » Tel est également l’avis d’al-Shāfi‘ī.

Abū Hanīfa et al-Thawrī disent : « Il doit offrir en sacrifice une grosse bête, mais son hajj demeure valide. » Un avis semblable a également été rapporté de Mālik.

Mālik dit : « Celui qui a un rapport sexuel après la lapidation de la stèle d’al-‘Aqaba, mais avant le tawāf al-ifāda, conserve un hajj valide. » La majorité rejoint Mālik sur le fait qu’un rapport sexuel avant le tawāf al-ifāda n’invalide pas le hajj ; selon eux, une offrande sacrificielle reste toutefois obligatoire.

Un groupe soutient : « Celui qui a un rapport sexuel avant le tawāf al-ifāda a invalidé son hajj. » Tel est l’avis d’Ibn ‘Umar.

Cette divergence tient au fait que le hajj comporte une désacralisation majeure, comparable à la salutation finale de la prière : elle correspond au tawāf al-ifāda. Il comporte également une désacralisation mineure. Pour que les rapports sexuels deviennent licites, faut-il avoir accompli les deux désacralisations, ou une seule suffit-elle ?

Tous s’accordent sur le fait que la désacralisation mineure, obtenue par la lapidation de la stèle le jour du sacrifice, lève toutes les interdictions liées au hajj, à l’exception de celles qui concernent les femmes, le parfum et la chasse, sur lesquelles ils divergent. Selon l’avis le plus connu de Mālik, tout lui devient permis, sauf les femmes et le parfum. On rapporte également de lui : « Sauf les femmes, le parfum et la chasse », car le sens apparent de la parole du Très-Haut :

« Lorsque vous aurez quitté l’état de sacralisation, vous pourrez chasser » [al-Mā’ida : 2]

renvoie à la désacralisation majeure.

Ils s’accordent, à l’exception d’un avis marginal, sur le fait que celui qui accomplit la ‘umra quitte son état de sacralisation après avoir effectué les circumambulations autour de la Maison et le parcours entre al-Safā et al-Marwa, même s’il ne s’est encore ni rasé la tête ni raccourci les cheveux, en raison des traditions établies à ce sujet. Il est rapporté d’Ibn ‘Abbās que les seules circumambulations suffisent à le désacraliser.

Abū Hanīfa dit : « Il ne quitte l’état de sacralisation qu’après s’être rasé la tête ; s’il a un rapport sexuel auparavant, sa ‘umra est invalidée. »

Ils divergent sur la nature du rapport sexuel qui invalide le hajj ainsi que sur les préliminaires. La majorité estime que la pénétration invalide le hajj. Il est possible que ceux qui exigent une éjaculation en plus de la pénétration pour rendre le bain rituel obligatoire l’exigent également pour que le hajj soit invalidé.

Ils divergent sur l’éjaculation sans pénétration. Abū Hanīfa dit : « Seule l’éjaculation à l’intérieur des parties génitales invalide le hajj. » Al-Shāfi‘ī dit : « Ce qui entraîne une peine légale prescrite invalide le hajj. » Mālik dit : « L’éjaculation elle-même invalide le hajj, de même que les préliminaires que sont les contacts intimes et les baisers. » Al-Shāfi‘ī recommande à celui qui a eu des rapports sans pénétration de faire une offrande sacrificielle.

Ils divergent sur le cas de celui qui a plusieurs rapports sexuels. Mālik dit : « Une seule offrande sacrificielle lui incombe. » Abū Hanīfa dit : « S’il répète les rapports au cours d’une même séance, une seule offrande sacrificielle lui incombe ; s’il les répète lors de séances distinctes, il doit une offrande pour chaque rapport. » Muhammad ibn al-Hasan dit : « Une seule offrande sacrificielle lui suffit, même s’il répète les rapports, tant qu’il n’a pas encore fait l’offrande due pour son premier rapport. » Les trois avis sont rapportés d’al-Shāfi‘ī, mais le plus connu de lui rejoint celui de Mālik.

Ils divergent sur celui qui a un rapport sexuel par oubli. Mālik applique la même règle à l’acte délibéré et à l’oubli. Dans son nouvel avis, al-Shāfi‘ī dit : « Aucune expiation ne lui incombe. »

Ils divergent sur l’obligation d’une offrande sacrificielle pour la femme. Mālik dit : « Si elle a consenti au rapport, elle doit une offrande ; s’il l’y a contrainte, il doit deux offrandes. » Al-Shāfi‘ī dit : « Une seule offrande lui incombe », comme il le dit de celui qui a un rapport sexuel pendant

فَقَدْ فَسَدَ حَجُّهُ، وَعَلَيْهِ الْهَدْيُ وَالْقَضَاءُ، وَبِهِ قَالَ الشَّافِعِيُّ. وَقَالَ أَبُو حَنِيفَةَ وَالثَّوْرِيُّ: عَلَيْهِ الْهَدْيُ بَدَنَةً، وَحَجُّهُ تَامٌّ. وَقَدْ رُوِيَ مِثْلُ هَذَا عَنْ مَالِكٍ. وَقَالَ مَالِكٌ: مَنْ وَطِئَ بَعْدَ رَمْيِ جَمْرَةِ الْعَقَبَةِ، وَقَبْلَ طَوَافِ الْإِفَاضَةِ - فَحَجُّهُ تَامٌّ. وَبِقَوْلِ مَالِكٍ فِي أَنَّ الْوَطْءَ قَبْلَ طَوَافِ الْإِفَاضَةِ لَا يُفْسِدُ الْحَجَّ قَالَ الْجُمْهُورُ، وَيَلْزَمُهُ عِنْدَهُمُ الْهَدْيُ. وَقَالَتْ طَائِفَةٌ: مَنْ وَطِئَ قَبْلَ طَوَافِ الْإِفَاضَةِ فَسَدَ حَجُّهُ، وَهُوَ قَوْلُ ابْنِ عُمَرَ. وَسَبَبُ الْخِلَافِ أَنَّ لِلْحَجِّ تَحَلُّلًا يُشْبِهُ السَّلَامَ فِي الصَّلَاةِ، وَهُوَ التَّحَلُّلُ الْأَكْبَرُ وَهُوَ الْإِفَاضَةُ، وَتَحَلُّلًا أَصْغَرَ. وَهَلْ يُشْتَرَطُ فِي إِبَاحَةِ الْجِمَاعِ تَحَلُّلَانِ أَوْ أَحَدُهُمَا؟ وَلَا خِلَافَ بَيْنَهُمْ أَنَّ التَّحَلُّلَ الْأَصْغَرَ الَّذِي هُوَ رَمْيُ الْجَمْرَةِ يَوْمَ النَّحْرِ أَنَّهُ يَحِلُّ بِهِ الْحَاجُّ مِنْ كُلِّ شَيْءِ حَرُمَ عَلَيْهِ بِالْحَجِّ إِلَّا النِّسَاءَ وَالطِّيبَ وَالصَّيْدَ، فَإِنَّهُمُ اخْتَلَفُوا فِيهِ. وَالْمَشْهُورُ عَنْ مَالِكٍ أَنَّهُ يَحِلُّ لَهُ كُلُّ شَيْءٍ إِلَّا النِّسَاءَ وَالطِّيبَ، وَقِيلَ عَنْهُ: إِلَّا النِّسَاءَ وَالطِّيبَ وَالصَّيْدَ ; لِأَنَّ الظَّاهِرَ مِنْ قَوْلِهِ: {وَإِذَا حَلَلْتُمْ فَاصْطَادُوا} [المائدة: ٢] أَنَّهُ التَّحَلُّلُ الْأَكْبَرُ. وَاتَّفَقُوا عَلَى أَنَّ الْمُعْتَمِرَ يَحِلُّ مِنْ عُمْرَتِهِ إِذَا طَافَ بِالْبَيْتِ وَسَعَى بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ وَإِنْ لَمْ يَكُنْ حَلَقَ وَلَا قَصَّرَ؛ لِثُبُوتِ الْآثَارِ فِي ذَلِكَ إِلَّا خِلَافًا شَاذًّا. وَرُوِيَ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ أَنَّهُ يَحِلُّ بِالطَّوَافِ. وَقَالَ أَبُو حَنِيفَةَ: لَا يَحِلُّ إِلَّا بَعْدَ الْحِلَاقِ، وَإِنْ جَامَعَ قَبْلَهُ فَسَدَتْ عُمْرَتُهُ. وَاخْتَلَفُوا فِي صِفَةِ الْجِمَاعِ الَّذِي يُفْسِدُ الْحَجَّ وَفِي مُقَدِّمَاتِهِ؛ فَالْجُمْهُورُ عَلَى أَنَّ الْتِقَاءَ الْخِتَانَيْنِ يُفْسِدُ الْحَجَّ، وَيَحْتَمِلُ مَنْ يَشْتَرِطُ فِي وُجُوبِ الطُّهْرِ الْإِنْزَالَ مَعَ الْتِقَاءِ الْخِتَانَيْنِ أَنْ يَشْتَرِطَهُ فِي الْحَجِّ. وَاخْتَلَفُوا فِي إِنْزَالِ الْمَاءِ فِيمَا دُونَ الْفَرْجِ، فَقَالَ أَبُو حَنِيفَةَ: لَا يُفْسِدُ الْحَجَّ إِلَّا الْإِنْزَالُ فِي الْفَرْجِ. وَقَالَ الشَّافِعِيُّ: مَا يُوجِبُ الْحَدَّ يُفْسِدُ الْحَجَّ. وَقَالَ مَالِكٌ: الْإِنْزَالُ نَفْسُهُ يُفْسِدُ الْحَجَّ، وَكَذَلِكَ مُقَدِّمَاتُهُ مِنَ الْمُبَاشَرَةِ وَالْقُبْلَةِ. وَاسْتَحَبَّ الشَّافِعِيُّ فِيمَنْ جَامَعَ دُونَ الْفَرَجِ أَنْ يَهْدِيَ. وَاخْتَلَفُوا فِيمَنْ وَطِئَ مِرَارًا، فَقَالَ مَالِكٌ: لَيْسَ عَلَيْهِ إِلَّا هَدْيٌ وَاحِدٌ. وَقَالَ أَبُو حَنِيفَةَ: إِنْ كَرَّرَ الْوَطْءَ فِي مَجْلِسٍ وَاحِدٍ كَانَ عَلَيْهِ هَدْيٌ وَاحِدٌ، وَإِنْ كَرَّرَهُ فِي مَجَالِسَ كَانَ عَلَيْهِ لِكُلِّ وَطْءٍ هَدْيٌ. وَقَالَ مُحَمَّدُ بْنُ الْحَسَنِ: يُجْزِيهِ هَدْيٌ وَاحِدٌ، وَإِنْ كَرَّرَ الْوَطْءَ مَا لَمْ يَهْدِ لِوَطْئِهِ الْأَوَّلِ. وَعَنِ الشَّافِعِيِّ ثَلَاثَةُ الْأَقْوَالُ، إِلَّا أَنَّ الْأَشْهَرَ عَنْهُ مِثْلُ قَوْلِ مَالِكٍ. وَاخْتَلَفُوا فِيمَنْ وَطِئَ نَاسِيًا، فَسَوَّى مَالِكٌ فِي ذَلِكَ بَيْنَ الْعَمْدِ وَالنِّسْيَانِ. وَقَالَ الشَّافِعِيُّ فِي الْجَدِيدِ: لَا كَفَّارَةَ عَلَيْهِ. وَاخْتَلَفُوا هَلْ عَلَى الْمَرْأَةِ هَدْيٌ؟ فَقَالَ مَالِكٌ: إِنْ طَاوَعَتْهُ فَعَلَيْهَا هَدْيٌ، وَإِنْ أَكْرَهَهَا فَعَلَيْهِ هَدْيَانِ. وَقَالَ الشَّافِعِيُّ: لَيْسَ عَلَيْهِ إِلَّا هَدْيٌ وَاحِدٌ، كَقَوْلِهِ فِي الْمُجَامِعِ فِي

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