il se rase la tête avant d’immoler sa bête ou de procéder au jet de cailloux, il doit offrir une bête en sacrifice ; s’il accomplit conjointement le pèlerinage et la ‘umra, il doit en offrir deux. »
Zufar a dit :
« Il doit offrir trois sacrifices : l’un au titre de l’accomplissement conjoint du pèlerinage et de la ‘umra, et les deux autres pour s’être rasé la tête avant l’immolation et avant le jet de cailloux. »
Les savants sont unanimes à considérer qu’aucune compensation n’incombe à celui qui immole sa bête avant de procéder au jet de cailloux, car un texte explicite le stipule. Il est toutefois rapporté qu’Ibn ‘Abbās disait :
« Que celui qui avance ou retarde l’un des rites de son pèlerinage offre une bête en sacrifice. »
Celui qui accomplit la circumambulation principale du pèlerinage avant le jet de cailloux et le rasage de la tête est tenu de la recommencer.
Al-Shāfi‘ī et ceux qui l’ont suivi ont dit :
« Il n’a pas à la recommencer. »
Al-Awzā‘ī a dit :
« S’il accomplit la circumambulation principale du pèlerinage avant de lapider la stèle d’al-‘Aqaba, puis a des rapports avec son épouse, il doit offrir une bête en sacrifice. »
Ils s’accordent à dire que le pèlerin jette au total soixante-dix cailloux, dont sept sur la stèle d’al-‘Aqaba le jour du sacrifice. Il lui est permis de lapider cette stèle depuis l’endroit qui lui est accessible, au bas de la montée, en haut ou à mi-hauteur. L’emplacement à privilégier est toutefois le fond de la vallée, conformément au hadith d’Ibn Mas‘ūd :
« Il se plaça au fond de la vallée, puis dit : “Par Celui en dehors de qui il n’est aucune divinité, c’est d’ici que j’ai vu celui à qui fut révélée la sourate La Vache procéder au jet de cailloux.” »
Ils sont unanimes à considérer qu’il faut renouveler le jet si le caillou n’atteint pas al-‘Aqaba, et que le pèlerin doit, chaque jour des jours de tashrīq, lapider les trois stèles avec vingt et un cailloux, soit sept pour chacune. Il lui est permis de procéder au jet de cailloux durant deux de ces jours et de repartir le troisième, conformément à cette parole du Très-Haut :
« Quiconque se hâte de partir au bout de deux jours ne commet aucun péché. »
[La Vache : 203]
Selon eux, les cailloux doivent avoir la taille de ceux que l’on projette avec les doigts, conformément aux hadiths rapportés par Jābir, Ibn ‘Abbās et d’autres :
« Le Prophète — sur lui la bénédiction et la paix — lapida les stèles avec de petits cailloux de la taille de ceux que l’on projette avec les doigts. »
Selon eux, la pratique conforme à la sunna consiste, chaque jour des jours de tashrīq, à lapider la première stèle, puis à s’arrêter auprès d’elle pour invoquer Allah ; on fait de même auprès de la deuxième, en prolongeant cet arrêt. On lapide ensuite la troisième sans s’y arrêter, car il est rapporté du Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix — qu’« il procédait ainsi lorsqu’il lapidait les stèles ».
Ils jugent bon de proclamer « Allah est le plus grand » lors de la lapidation de chaque stèle, car cette pratique est rapportée du Prophète — sur lui la bénédiction et la paix.
Ils sont unanimes à considérer que, durant les jours de tashrīq, la sunna veut que la lapidation des trois stèles ait lieu après le zénith.