Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

accomplir tous ces actes, ou certains d’entre eux.

Ils s’accordent sur l’interdiction, pour celui qui est en état de sacralisation, de se laver la tête avec de la guimauve. Mālik et Abū Hanīfa estiment que, s’il le fait, il doit s’acquitter d’une compensation expiatoire. Abū Thawr et d’autres considèrent qu’il ne doit rien.

Ils divergent au sujet du hammam. Mālik réprouvait le fait de s’y rendre et estimait que celui qui y entre doit s’acquitter d’une compensation expiatoire. Abū Hanīfa, al-Shāfi‘ī, al-Thawrī et Dāwūd n’y voient aucun mal.

Deux voies de transmission rapportent qu’Ibn ‘Abbās entra au hammam alors qu’il était en état de sacralisation. Il est toutefois préférable de considérer cette pratique comme répréhensible, car il est interdit à celui qui est en état de sacralisation d’éliminer les saletés corporelles.

La cinquième interdiction concerne la chasse. Elle fait également l’objet d’un consensus, conformément à cette parole d’Allah — glorifié et exalté soit-Il :

« Le gibier terrestre vous est interdit tant que vous êtes en état de sacralisation. »
[La Table servie : 96]

Et à cette autre parole du Très-Haut :

« Ne tuez pas de gibier alors que vous êtes en état de sacralisation. »
[La Table servie : 95]

Ils s’accordent sur le fait qu’il n’est permis à celui qui est en état de sacralisation ni de chasser le gibier ni de manger celui qu’il a lui-même chassé.

En revanche, lorsque le gibier a été chassé par une personne qui n’est pas en état de sacralisation, lui est-il permis d’en manger ? Ils divergent à ce sujet selon trois avis.

Selon le premier, il lui est permis d’en manger sans restriction. C’est l’avis d’Abū Hanīfa, ainsi que de ‘Umar ibn al-Khattāb et d’al-Zubayr.

D’autres estiment que cela lui est interdit en toute circonstance. C’est l’avis d’Ibn ‘Abbās, de ‘Alī et d’Ibn ‘Umar, également adopté par al-Thawrī.

Mālik considère que le gibier est licite tant qu’il n’a pas été chassé pour une personne ou un groupe de personnes en état de sacralisation. En revanche, celui qui a été chassé pour une personne en état de sacralisation est interdit à celui qui se trouve dans cet état.

Leur divergence tient à la contradiction entre les traditions rapportées à ce sujet.

L’une d’elles est celle que Mālik rapporte dans le hadith d’Abū Qatāda :

« Il accompagnait le Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix. Alors qu’ils se trouvaient sur l’un des chemins menant à La Mecque, il resta en arrière avec des compagnons qui étaient en état de sacralisation, tandis que lui-même ne l’était pas. Apercevant un âne sauvage, il monta sur son cheval et demanda à ses compagnons de lui tendre son fouet, mais ils refusèrent. Il leur demanda alors sa lance, mais ils refusèrent encore. Il la prit lui-même, puis chargea l’âne et le tua. Certains compagnons du Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix — en mangèrent, tandis que d’autres s’y refusèrent. Lorsqu’ils rejoignirent le Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix —, ils l’interrogèrent à ce sujet. Il répondit : “Ce n’est là qu’une nourriture qu’Allah vous a accordée.” »

Un hadith de Talha ibn ‘Ubayd Allāh, cité par al-Nasā’ī, va dans le même sens. ‘Abd al-Rahmān al-Tamīmī rapporte :

« Nous étions avec Talha ibn ‘Ubayd Allāh, en état de sacralisation. On lui offrit une gazelle pendant qu’il dormait, et certains d’entre nous en mangèrent. À son réveil, Talha approuva le fait d’en manger et déclara : “Nous en avons mangé avec le Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix.”

يَفْعَلَ هَذِهِ كُلَّهَا أَوْ بَعْضَهَا. وَاتَّفَقُوا عَلَى مَنْعِ غَسْلِهِ رَأْسَهُ بِالْخِطْمِيِّ. وَقَالَ مَالِكٌ وَأَبُو حَنِيفَةَ: إِنْ فَعَلَ ذَلِكَ افْتَدَى. وَقَالَ أَبُو ثَوْرٍ وَغَيْرُهُ: لَا شَيْءَ عَلَيْهِ. وَاخْتَلَفُوا فِي الْحَمَّامِ، فَكَانَ مَالِكٌ يَكْرَهُ ذَلِكَ، وَيَرَى أَنَّ عَلَى مَنْ دَخَلَهُ الْفِدْيَةَ. وَقَالَ أَبُو حَنِيفَةَ وَالشَّافِعِيُّ وَالثَّوْرِيُّ وَدَاوُدُ: لَا بَأْسَ بِذَلِكَ. وَرُوِيَ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ دُخُولُ الْحَمَامِ وَهُوَ مُحْرِمٌ مِنْ طَرِيقَيْنِ، وَالْأَحْسَنُ أَنْ يُكْرَهَ دُخُولَهُ؛ لِأَنَّ الْمُحْرِمَ مَنْهِيٌّ عَنْ إِلْقَاءِ التَّفَثِ. وَأَمَّا الْمَحْظُورُ الْخَامِسُ فَهُوَ الِاصْطِيَادُ: وَذَلِكَ أَيْضًا مُجْمَعٌ عَلَيْهِ لِقَوْلِهِ - سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى -: {وَحُرِّمَ عَلَيْكُمْ صَيْدُ الْبَرِّ مَا دُمْتُمْ حُرُمًا} [المائدة: ٩٦] ، وَقَوْلِهِ - تَعَالَى -: {لا تَقْتُلُوا الصَّيْدَ وَأَنْتُمْ حُرُمٌ} [المائدة: ٩٥] . وَأَجْمَعُوا عَلَى أَنَّهُ لَا يَجُوزُ لَهُ صَيْدُهُ وَلَا أَكْلُ مَا صَادَ هُوَ مِنْهُ. وَاخْتَلَفُوا إِذَا صَادَهُ حَلَالٌ هَلْ يَجُوزُ لِلْمُحْرِمِ أَكْلُهُ؟ عَلَى ثَلَاثَةِ أَقْوَالٍ: قَوْلٍ: إِنَّهُ يَجُوزُ لَهُ أَكْلُهُ عَلَى الْإِطْلَاقِ، وَبِهِ قَالَ أَبُو حَنِيفَةَ، وَهُوَ قَوْلُ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ وَالزُّبَيْرِ. وَقَالَ قَوْمٌ: هُوَ مُحَرَّمٌ عَلَيْهِ عَلَى كُلِّ حَالٍ، وَهُوَ قَوْلُ ابْنِ عَبَّاسٍ وَعَلِيٍّ وَابْنِ عُمَرَ، وَبِهِ قَالَ الثَّوْرِيُّ. وَقَالَ مَالِكٌ: مَا لَمْ يُصَدْ مِنْ أَجْلِ الْمُحْرِمِ أَوْ مِنْ أَجْلِ قَوْمٍ مُحْرِمِينَ فَهُوَ حَلَالٌ، وَمَا صِيدَ مِنْ أَجْلِ الْمُحْرِمِ فَهُوَ حَرَامٌ عَلَى الْمُحْرِمِ. وَسَبَبُ اخْتِلَافِهِمْ: تَعَارُضُ الْآثَارِ فِي ذَلِكَ. فَأَحَدُهَا: مَا خَرَّجَهُ مَالِكٌ فِي «حَدِيثِ أَبِي قَتَادَةَ: أَنَّهُ كَانَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ -، حَتَّى إِذَا كَانُوا بِبَعْضِ طُرُقِ مَكَّةَ تَخَلَّفُ مَعَ أَصْحَابٍ لَهُ مُحْرِمِينَ وَهُوَ غَيْرُ مُحْرِمٍ، فَرَأَى حِمَارًا وَحْشِيًّا فَاسْتَوَى عَلَى فَرَسِهِ، فَسَأَلَ أَصْحَابَهُ أَنْ يُنَاوِلُوهُ سَوْطَهُ فَأَبَوْا عَلَيْهِ فَسَأَلَهُمْ رُمْحَهُ فَأَبَوْا عَلَيْهِ، فَأَخَذَهُ ثُمَّ شَدَّ عَلَى الْحِمَارِ فَقَتَلَهُ، فَأَكَلَ مِنْهُ بَعْضُ أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - وَأَبَى بَعْضُهُمْ، فَلَمَّا أَدْرَكُوا رَسُولَ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - سَأَلُوهُ عَنْ ذَلِكَ فَقَالَ: إِنَّمَا هِيَ طُعْمَةٌ أَطْعَمَكُمُوهَا اللَّهُ» . وَجَاءَ أَيْضًا فِي مَعْنَاهُ حَدِيثُ طَلْحَةَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ ذَكَرَهُ النَّسَائِيُّ أَنَّ عَبْدَ الرَّحْمَنِ التَّمِيمِيَّ قَالَ: «كُنَّا مَعَ طَلْحَةَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ وَنَحْنُ مُحْرِمُونَ، فَأُهْدِيَ لَهُ ظَبْيٌ وَهُوَ رَاقِدٌ، فَأَكَلَ بَعْضُنَا، فَاسْتَيْقَظَ طَلْحَةُ فَوَافَقَ عَلَى أَكْلِهِ وَقَالَ: أَكَلْنَاهُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ -.

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