Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

Dīnār, d’après Jābir et Ibn ‘Abbās, où il est dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix — dire : “Le pantalon est permis à celui qui ne trouve pas de pagne, et les chaussons de cuir à celui qui ne trouve pas de sandales.” »

La majorité des savants autorisent celui qui ne trouve pas de sandales à porter des chaussons de cuir coupés. Ahmad dit toutefois qu’il peut les porter sans les couper, s’en tenant à la formulation sans restriction du hadith d’Ibn ‘Abbās. ‘Atā’ dit : « Les couper, c’est les détériorer ; or Allah n’aime pas la dégradation. »

Ils divergent au sujet de celui qui porte des chaussons de cuir coupés alors qu’il dispose de sandales. Mālik estime qu’il doit s’acquitter d’une compensation ; Abū Thawr partage cet avis. Abū Hanīfa estime qu’aucune compensation ne lui incombe. Les deux avis sont rapportés d’al-Shāfi‘ī. Nous reviendrons sur ce point lorsque nous traiterons des règles applicables aux manquements.

Les savants s’accordent pour interdire à la personne en état de sacralisation de porter un vêtement teint au wars ou au safran, en raison de cette parole du Prophète — sur lui la prière et la paix — dans le hadith d’Ibn ‘Umar :

« Ne portez aucun vêtement imprégné de safran ou de wars. »

Ils divergent au sujet des vêtements teints au carthame. Mālik dit : « Cela ne présente aucun inconvénient, car ce n’est pas un parfum. » Abū Hanīfa et al-Thawrī estiment au contraire qu’il s’agit d’un parfum et que son usage impose une compensation. Abū Hanīfa s’appuie sur le récit rapporté par Mālik, d’après ‘Alī :

« Le Prophète — sur lui la prière et la paix — a interdit de porter des étoffes dites qisī et des vêtements teints au carthame. »

Ils s’accordent pour dire que, chez la femme, l’interdiction de se couvrir en état de sacralisation porte sur le visage ; qu’elle peut se couvrir la tête et dissimuler ses cheveux ; et qu’elle peut laisser légèrement retomber son vêtement sur son visage, depuis le dessus de sa tête, afin de se soustraire au regard des hommes. Cela correspond notamment à ce qui est rapporté de ‘Ā’isha :

« Nous étions avec le Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix — en état de sacralisation. Lorsqu’un groupe de cavaliers passait près de nous, nous laissions retomber notre vêtement sur nos visages depuis nos têtes ; une fois les cavaliers passés, nous le relevions. »

Concernant le fait qu’elles se couvraient le visage, seul est rapporté le récit transmis par Mālik, d’après Fātima bint al-Mundhir, qui dit :

« Nous nous couvrions le visage alors que nous étions en état de sacralisation, en compagnie d’Asmā’ bint Abī Bakr al-Siddīq. »

Ils divergent sur le fait que l’homme en état de sacralisation se couvre le visage, tout en s’accordant sur le fait qu’il ne doit pas se couvrir la tête. Mālik rapporte ainsi d’Ibn ‘Umar :

« La partie située au-dessus du menton relève de la tête : l’homme en état de sacralisation ne doit pas la couvrir. »

Mālik adopte cet avis. Il est également rapporté de lui que, s’il

دِينَارٍ عَنْ جَابِرٍ وَابْنِ عَبَّاسٍ قَالَ: سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - يَقُولُ: «السَّرَاوِيلُ لِمَنْ لَمْ يَجِدِ الْإِزَارَ، وَالْخُفُّ لِمَنْ لَمْ يَجِدِ النَّعْلَيْنِ» . وَجُمْهُورُ الْعُلَمَاءِ عَلَى إِجَازَةِ لِبَاسِ الْخُفَّيْنِ مَقْطُوعَيْنِ لِمَنْ لَمْ يَجِدِ النَّعْلَيْنِ. وَقَالَ أَحْمَدُ: جَائِزٌ لِمَنْ لَمْ يَجْدِ النَّعْلَيْنِ أَنْ يَلْبَسَ الْخُفَّيْنِ غَيْرَ مَقْطُوعَيْنِ أَخْذًا بِمُطْلَقِ حَدِيثِ ابْنِ عَبَّاسٍ. وَقَالَ عَطَاءٌ: فِي قَطْعِهِمَا فَسَادٌ وَاللَّهُ لَا يُحِبُّ الْفَسَادَ. وَاخْتَلَفُوا فِيمَنْ لَبِسَهُمَا مَقْطُوعَيْنِ مَعَ وُجُودِ النَّعْلَيْنِ، فَقَالَ مَالِكٌ: عَلَيْهِ الْفِدْيَةُ، وَبِهِ قَالَ أَبُو ثَوْرٍ. وَقَالَ أَبُو حَنِيفَةَ: لَا فِدْيَةَ عَلَيْهِ، وَالْقَوْلَانِ عَنِ الشَّافِعِيِّ، وَسَنَذْكُرُ هَذَا فِي الْأَحْكَامِ. وَأَجْمَعَ الْعُلَمَاءُ عَلَى أَنَّ الْمُحْرِمَ لَا يَلْبَسُ الثَّوْبَ الْمَصْبُوغَ بِالْوَرْسِ وَالزَّعْفَرَانِ ; لِقَوْلِهِ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - فِي حَدِيثِ ابْنِ عُمَرَ: «لَا تَلْبَسُوا مِنَ الثِّيَابِ شَيْئًا مَسَّهُ الزَّعْفَرَانُ وَلَا الْوَرْسُ» . وَاخْتَلَفُوا فِي الْمُعَصْفَرِ، فَقَالَ مَالِكٌ: لَيْسَ بِهِ بَأْسٌ فَإِنَّهُ لَيْسَ بِطِيبٍ. وَقَالَ أَبُو حَنِيفَةَ وَالثَّوْرِيُّ: هُوَ طِيبٌ وَفِيهِ الْفِدْيَةُ، وَحُجَّةُ أَبِي حَنِيفَةَ مَا خَرَّجَهُ مَالِكٌ عَنْ عَلِيٍّ: «أَنَّ النَّبِيَّ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - نَهَى عَنْ لُبْسِ الْقِسِيِّ وَعَنْ لُبْسِ الْمُعَصْفَرِ» . وَأَجْمَعُوا عَلَى أَنَّ إِحْرَامَ الْمَرْأَةِ فِي وَجْهِهَا، وَأَنَّ لَهَا أَنْ تُغَطِّيَ رَأْسَهَا وَتَسْتُرَ شَعْرَهَا، وَأَنَّ لَهَا أَنْ تَسْدِلَ ثَوْبَهَا عَلَى وَجْهِهَا مِنْ فَوْقِ رَأْسِهَا سَدْلًا خَفِيفًا تُسْتَرُ بِهِ عَنْ نَظَرِ الرِّجَالِ إِلَيْهَا، كَنَحْوِ مَا رُوِيَ عَنْ عَائِشَةَ أَنَّهَا قَالَتْ: «كُنَّا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - وَنَحْنُ مُحْرِمُونَ فَإِذَا مَرَّ بِنَا رَكِبٌ سَدَلْنَا عَلَى وُجُوهِنَا الثَّوْبَ مِنْ قِبَلِ رُءُوسِنَا، وَإِذَا جَاوَزَ الرَّكْبُ رَفَعْنَاهُ» . وَلَمْ يَأْتِ تَغْطِيَةُ وُجُوهِهِنَّ إِلَّا مَا رَوَاهُ مَالِكٌ عَنْ فَاطِمَةَ بِنْتِ الْمُنْذِرِ أَنَّهَا قَالَتْ: " كُنَّا نُخَمِّرُ وُجُوهَنَا وَنَحْنُ مُحْرِمَاتٌ مَعَ أَسْمَاءَ بِنْتِ أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ " . وَاخْتَلَفُوا فِي تَخْمِيرِ الْمُحْرِمِ وَجْهَهُ بَعْدَ إِجْمَاعِهِمْ عَلَى أَنَّهُ لَا يُخَمِّرُ رَأْسَهُ، فَرَوَى مَالِكٌ عَنِ ابْنِ عُمَرَ: " أَنَّ مَا فَوْقَ الذَّقَنِ مِنَ الرَّأْسِ لَا يُخَمِّرُهُ الْمُحْرِمُ " ، وَإِلَيْهِ ذَهَبَ مَالِكٌ، وَرُوِيَ عَنْهُ: أَنَّهُ إِنْ

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