Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

des traditions rapportées au sujet du chien, et parce que, pour affirmer l’impureté intrinsèque du porc et de l’associateur, il convient de suivre le sens apparent du Livre plutôt que le raisonnement par analogie. Il en va de même du sens apparent du hadith. La plupart des juristes soutiennent d’ailleurs cette position (je veux dire : l’impureté des restes de boisson du chien). En effet, l’ordre de jeter ce dans quoi le chien a lapé laisse entendre que cette eau est impure, ce qui est cohérent avec les prescriptions de la Loi (je veux dire que, selon l’usage habituel de la Loi, l’ordre de jeter une substance et de laver le récipient qui la contenait se comprend comme motivé par l’impureté de cette substance). Quant à leur objection selon laquelle, si cet ordre était motivé par l’impureté du récipient, aucun nombre de lavages n’aurait été exigé, il n’y a rien d’inconcevable à ce que la Loi réserve à une impureté particulière une règle plus rigoureuse qu’aux autres.

Le juge dit :

Mon grand-père — qu’Allah lui fasse miséricorde — a soutenu dans le Livre des préliminaires que la prescription énoncée dans ce hadith repose sur une raison intelligible : elle n’est pas motivée par l’impureté, mais par la possibilité que le chien ayant lapé dans le récipient soit enragé, ce qui fait craindre les effets de ce poison.

Il a dit :

« C’est pourquoi le nombre de sept lavages a été prescrit : ce nombre est en effet employé dans de nombreux passages de la Loi relatifs au traitement des maladies et aux remèdes. »

Cette explication qu’il a donnée — qu’Allah lui fasse miséricorde — est pertinente selon la démarche des malikites. En effet, si nous affirmons que cette eau n’est pas impure, mieux vaut attribuer une raison au lavage que de dire qu’il n’en a aucune ; et cette eau est pure en elle-même.

Certaines personnes, à ce qui m’est parvenu, lui ont objecté que le chien enragé ne s’approche pas de l’eau lorsqu’il est atteint de la rage. Mais ce qu’elles disent ne vaut que lorsque cette maladie est pleinement développée chez le chien, et non à ses débuts, lorsqu’elle vient d’apparaître. Leur objection est donc sans portée. En outre, le hadith ne mentionne pas l’eau, mais seulement le récipient. Peut-être les restes de boisson du chien présentent-ils, sous ce rapport, une propriété nocive (je veux dire : avant que la rage ne soit pleinement développée chez lui). Il n’y a rien d’étonnant à ce qu’une telle prescription figure dans la Loi. Elle serait alors du même ordre que celle qui ordonne d’immerger la mouche lorsqu’elle tombe dans la nourriture, en donnant pour raison que l’une de ses ailes porte un mal et l’autre un remède.

Quant à l’opinion exprimée au sein de l’école selon laquelle le chien visé serait celui qu’il est interdit de détenir, ou le chien des villes, elle est faible et s’accorde mal avec cette explication, à moins de dire que cela (je veux dire l’interdiction) vise à décourager fortement sa détention.

Cinquième question :

Les savants ont divergé en cinq avis au sujet de l’eau restant après la purification. Certains l’ont déclarée pure sans restriction : c’est la position de Mālik, d’al-Shāfi‘ī et d’Abū Hanīfa.

D’autres ont estimé qu’il n’est pas permis à l’homme de se purifier avec l’eau restant après la purification d’une femme, mais qu’il est permis à la femme de se purifier avec celle qui reste après la purification d’un homme.

D’autres ont estimé qu’il n’est pas permis à l’homme de se purifier avec l’eau restant après la purification d’une femme, à moins que celle-ci ne soit en état d’impureté majeure ou qu’elle ait ses règles.

D’autres ont estimé qu’aucun des deux ne peut se purifier avec l’eau restant après la purification de l’autre, à moins qu’ils ne commencent ensemble.

D’autres ont affirmé que cela n’est pas permis, même s’ils

الْآثَارِ الْوَارِدَةِ فِي الْكَلْبِ وَلِأَنَّ ظَاهِرَ الْكِتَابِ أَوْلَى أَنْ يُتَّبَعَ فِي الْقَوْلِ بِنَجَاسَةِ عَيْنِ الْخِنْزِيرِ وَالْمُشْرِكِ مِنَ الْقِيَاسِ، وَكَذَلِكَ ظَاهِرُ الْحَدِيثِ، وَعَلَيْهِ أَكْثَرُ الْفُقَهَاءِ (أَعْنِي: عَلَى الْقَوْلِ بِنَجَاسَةِ سُؤْرِ الْكَلْبِ) فَإِنَّ الْأَمْرَ بِإِرَاقَةِ مَا وَلَغَ فِيهِ الْكَلْبُ مُخَيِّلٌ وَمُنَاسِبٌ فِي الشَّرْعِ لِنَجَاسَةِ الْمَاءِ الَّذِي وَلَغَ فِيهِ (أَعْنِي: أَنَّ الْمَفْهُومَ بِالْعَادَةِ فِي الشَّرْعِ مِنَ الْأَمْرِ بِإِرَاقَةِ الشَّيْءِ وَغَسْلِ الْإِنَاءِ مِنْهُ هُوَ لِنَجَاسَةِ الشَّيْءِ) وَمَا اعْتَرَضُوا بِهِ مِنْ أَنَّهُ لَوْ كَانَ ذَلِكَ لِنَجَاسَةِ الْإِنَاءِ لَمَا اشْتُرِطَ فِيهِ الْعَدَدُ، فَغَيْرُ نَكِيرٍ أَنْ يَكُونَ الشَّرْعُ يَخُصُّ نَجَاسَةً دُونَ نَجَاسَةٍ بِحُكْمٍ دُونَ حُكْمٍ تَغْلِيظًا لَهَا. قَالَ الْقَاضِي: وَقَدْ ذَهَبَ جَدِّي - رَحْمَةُ اللَّهِ عَلَيْهِ - فِي كِتَابِ الْمُقَدِّمَاتِ إِلَى أَنَّ هَذَا الْحَدِيثَ مُعَلَّلٌ مَعْقُولُ الْمَعْنَى لَيْسَ مِنْ سَبَبِ النَّجَاسَةِ. بَلْ مِنْ سَبَبِ مَا يُتَوَقَّعُ أَنْ يَكُونَ الْكَلْبُ الَّذِي وَلَغَ فِي الْإِنَاءِ كَلِبًا، فَيُخَافُ مِنْ ذَلِكَ السُّمِّ. قَالَ: وَلِذَلِكَ جَاءَ هَذَا الْعَدَدُ الَّذِي هُوَ السَّبْعُ فِي غَسْلِهِ، فَإِنَّ هَذَا الْعَدَدَ قَدِ اسْتُعْمِلَ فِي الشَّرْعِ فِي مَوَاضِعَ كَثِيرَةٍ فِي الْعِلَاجِ وَالْمُدَاوَاةِ مِنَ الْأَمْرَاضِ، وَهَذَا الَّذِي قَالَ - رَحِمَهُ اللَّهُ - هُوَ وَجْهٌ حَسَنٌ عَلَى طَرِيقَةِ الْمَالِكِيَّةِ، فَإِنَّهُ إِذَا قُلْنَا إِنَّ ذَلِكَ الْمَاءَ غَيْرُ نَجِسٍ، فَالْأَوْلَى أَنْ يُعْطَى عِلَّةً فِي غَسْلِهِ مِنْ أَنْ يَقُولَ إِنَّهُ غَيْرُ مُعَلَّلٍ، وَهَذَا طَاهِرٌ بِنَفْسِهِ، وَقَدِ اعْتَرَضَ عَلَيْهِ فِيمَا بَلَغَنِي بَعْضُ النَّاسِ بِأَنْ قَالَ: إِنَّ الْكَلْبَ الْكَلِبَ لَا يَقْرَبُ الْمَاءَ فِي حِينِ كَلَبِهِ، وَهَذَا الَّذِي قَالُوهُ هُوَ عِنْدَ اسْتِحْكَامِ هَذِهِ الْعِلَّةِ بِالْكِلَابِ، لَا فِي مَبَادِيهَا وَفِي أَوَّلِ حُدُوثِهَا، فَلَا مَعْنًى لِاعْتِرَاضِهِمْ. وَأَيْضًا فَإِنَّهُ لَيْسَ فِي الْحَدِيثِ ذِكْرُ الْمَاءِ، وَإِنَّمَا فِيهِ ذِكْرُ الْإِنَاءِ، وَلَعَلَّ فِي سُؤْرِهِ خَاصِّيَّةً مِنْ هَذَا الْوَجْهِ ضَارَّةً (أَعْنِي: قَبْلَ أَنْ يَسْتَحْكِمَ بِهِ الْكَلَبُ) وَلَا يُسْتَنْكَرُ وُرُودُ مِثْلِ هَذَا فِي الشَّرْعِ، فَيَكُونُ هَذَا مِنْ بَابِ مَا وَرَدَ فِي الذُّبَابِ إِذَا وَقَعَ فِي الطَّعَامِ أَنْ يُغْمَسَ. وَتَعْلِيلُ ذَلِكَ بِأَنَّ فِي أَحَدِ جَنَاحَيْهِ دَاءً وَفِي الْآخَرِ دَوَاءً. وَأَمَّا مَا قِيلَ فِي الْمَذْهَبِ مِنْ أَنَّ هَذَا الْكَلْبَ هُوَ الْكَلْبُ الْمَنْهِيُّ عَنِ اتِّخَاذِهِ أَوِ الْكَلْبُ الْحَضَرِيُّ فَضَعِيفٌ وَبَعِيدٌ مِنْ هَذَا التَّعْلِيلِ، إِلَّا أَنْ يَقُولَ قَائِلٌ: إِنَّ ذَلِكَ (أَعْنِي النَّهْيَ) مِنْ بَابِ التَّحْرِيجِ فِي اتِّخَاذِهِ. المسألة الخامسة: اختلف العلماء في أسآر الطهر على خمسة أقوال: فذهب قوم إلى أن أسآر الطهر طاهرة بإطلاق، وهو مذهب مالك، والشافعي وأبي حنيفة وذهب آخرون إلى أنه لا يجوز للرجل أن يتطهر بسؤر المرأة، ويجوز للمرأة أن تتطهر بسؤر الرجل وذهب آخرون إلى أنه لا يجوز للرجل أن يتطهر بسؤر المرأة ما لم تكن المرأة جنبا، أو حائضا، وذهب آخرون إلى أنه لا يجوز لواحد منهما أن يتطهر بفضل صاحبه إلا أن يشرعا معا، وقال قوم: لا يجوز وإن

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