Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

Deuxième chapitre : des chameaux.

Troisième chapitre : des ovins et des caprins.

Quatrième chapitre : des bovins.

Cinquième chapitre : des produits agricoles.

Sixième chapitre : des marchandises.

Premier chapitre : de l’or et de l’argent

Ils s’accordent à fixer à cinq onces le seuil à partir duquel la zakat devient obligatoire sur l’argent, conformément à cette parole authentiquement rapportée du Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue :

« Aucune zakat n’est due sur une quantité d’argent inférieure à cinq onces. »

L’argent extrait des mines fait toutefois exception : ils divergent sur la nécessité qu’il atteigne un seuil d’assujettissement et sur la quantité à prélever. En revanche, ils s’accordent à fixer le prélèvement à un quarantième, tant pour l’argent que pour l’or, dès lors qu’ils ne proviennent pas d’une mine.

Dans ce chapitre, leurs divergences portent sur cinq points :

Premièrement : le seuil d’assujettissement de l’or.

Deuxièmement : existe-t-il, pour l’or et l’argent, des tranches intermédiaires exonérées ? Autrement dit, au-delà du seuil, existe-t-il une quantité supplémentaire dont l’ajout n’entraîne aucune augmentation de la zakat ?

Troisièmement : faut-il réunir l’or et l’argent pour le calcul de la zakat, en les considérant comme une seule catégorie — je veux dire pour déterminer si le seuil est atteint —, ou constituent-ils deux catégories distinctes ?

Quatrièmement : faut-il, pour que le seuil soit constitué, que les biens appartiennent à un seul propriétaire et non à deux ?

Cinquièmement : la prise en compte d’un seuil pour les produits des mines, la condition de l’écoulement d’une année et la quantité à prélever.

Concernant la première question, celle du seuil d’assujettissement de l’or, la plupart des savants estiment que la zakat devient obligatoire à partir d’un poids de vingt dinars, de même qu’elle l’est à partir de deux cents dirhams. Telle est la position de Mālik, d’al-Shāfi‘ī, d’Abū Hanīfa et de leurs disciples, ainsi que d’Ahmad et d’un ensemble de juristes des grandes cités.

Un autre groupe, comprenant al-Hasan ibn Abī al-Hasan al-Basrī et la plupart des disciples de Dāwūd ibn ‘Alī, estime qu’aucune zakat n’est due sur l’or tant qu’il n’atteint pas quarante dinars. Il faut alors en prélever un quarantième, soit un dinar.

Un troisième groupe estime qu’aucune zakat n’est due sur l’or tant que sa contre-valeur au change ou sa valeur estimée n’atteint pas deux cents dirhams. Lorsqu’elle atteint ce montant, il faut en prélever un quarantième, que le poids de cet or corresponde à vingt dinars, à moins ou à davantage. Cette règle s’applique tant que la quantité d’or reste inférieure à quarante dinars. Lorsqu’elle atteint quarante dinars, c’est cette quantité elle-même qui est prise en compte, et non son équivalent en dirhams, que ce soit au change ou par estimation.

الثَّانِي: فِي الْإِبِلِ. الثَّالِثُ: فِي الْغَنَمِ. الرَّابِعُ: فِي الْبَقَرِ. الْخَامِسُ: فِي النَّبَاتِ. السَّادِسُ: فِي الْعُرُوضِ. الْفَصْلُ الْأَوَّلُ: فِي الذَّهَبِ وَالْفِضَّةِ أَمَّا الْمِقْدَارُ الَّذِي تَجِبُ فِيهِ الزَّكَاةُ مِنَ الْفِضَّةِ، فَإِنَّهُمُ اتَّفَقُوا عَلَى أَنَّهُ خَمْسِ أَوَاقٍ لِقَوْلِهِ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - الثَّابِتُ: «لَيْسَ فِيمَا دُونَ خَمْسِ أَوَاقٍ مِنَ الْوَرِقِ صَدَقَةٌ» مَا عَدَا الْمَعْدِنَ مِنَ الْفِضَّةِ، فَإِنَّهُمُ اخْتَلَفُوا فِي اشْتِرَاطِ النِّصَابِ مِنْهُ، وَفِي الْمِقْدَارِ الْوَاجِبِ فِيهِ، فَإِنَّهُمُ اتَّفَقُوا عَلَى أَنَّ الْوَاجِبَ فِي ذَلِكَ هُوَ رُبُعُ الْعُشْرِ - أَعْنِي: فِي الْفِضَّةِ وَالذَّهَبِ مَعًا - مَا لَمْ يَكُونَا خَرَجَا مِنْ مَعْدِنٍ. وَاخْتَلَفُوا مِنْ هَذَا الْبَابِ فِي مَوَاضِعَ خَمْسَةٍ: أَحَدُهَا: فِي نِصَابِ الذَّهَبِ. الثَّانِي: هَلْ فِيهِمَا أَوْقَاصٌ أَمْ لَا؟ - أَعْنِي: هَلْ فَوْقَ النِّصَابِ قَدْرٌ لَا تَزِيدُ الزَّكَاةُ بِزِيَادَتِهِ؟ -. وَالثَّالِثُ: هَلْ يُضَمُّ بَعْضُهَا إِلَى بَعْضٍ فِي الزَّكَاةِ فَيُعَدَّانِ كَصِنْفٍ وَاحِدٍ؟ - أَعْنِي: عِنْدَ إِقَامَةِ النِّصَابِ -، أَمْ هُمَا صِنْفَانِ مُخْتَلِفَانِ؟ . وَالرَّابِعُ: هَلْ مِنْ شَرْطِ النِّصَابِ أَنْ يَكُونَ الْمَالِكُ وَاحِدًا لَا اثْنَيْنِ؟ . الْخَامِسُ: فِي اعْتِبَارِ نِصَابِ الْمَعْدِنِ وَحَوْلِهِ وَقَدْرِ الْوَاجِبِ فِيهِ. أَمَّا الْمَسْأَلَةُ الأُولَى - وَهِيَ اخْتِلَافُهُمْ فِي نِصَابِ الذَّهَبِ - فَإِنَّ أَكْثَرَ الْعُلَمَاءِ عَلَى أَنَّ الزَّكَاةَ تَجِبُ فِي عِشْرِينَ دِينَارًا وَزْنًا، كَمَا تَجِبُ فِي مِائَتَيْ دِرْهَمٍ، هَذَا مَذْهَبُ مَالِكٍ وَالشَّافِعِيِّ وَأَبِي حَنِيفَةَ وَأَصْحَابِهِمْ وَأَحْمَدَ وَجَمَاعَةِ فُقَهَاءِ الْأَمْصَارِ. وَقَالَتْ طَائِفَةٌ مِنْهُمُ الْحَسَنُ بْنُ أَبِي الْحَسَنِ الْبَصْرِيُّ وَأَكْثَرُ أَصْحَابِ دَاوُدَ بْنِ عَلِيٍّ: لَيْسَ فِي الذَّهَبِ شَيْءٌ حَتَّى يَبْلُغَ أَرْبَعِينَ دِينَارًا، فَفِيهَا رُبُعُ عُشْرِهَا دِينَارٌ وَاحِدٌ. وَقَالَتْ طَائِفَةٌ ثَالِثَةٌ: لَيْسَ فِي الذَّهَبِ زَكَاةٌ حَتَّى يَبْلُغَ صَرْفُهَا مِائَتَيْ دِرْهَمٍ أَوْ قِيمَتِهَا، فَإِذَا بَلَغَتْ فَفِيهَا رُبُعُ عُشْرِهَا، كَانَ وَزْنُ ذَلِكَ مِنَ الذَّهَبِ عِشْرِينَ دِينَارًا أَوْ أَقَلَّ أَوْ أَكْثَرَ، هَذَا فِيمَا كَانَ مِنْهَا دُونَ الْأَرْبَعِينَ دِينَارًا، فَإِذَا بَلَغَتْ أَرْبَعِينَ دِينَارًا كَانَ الِاعْتِبَارُ بِهَا نَفْسه لَا بِالدَّرَاهِمِ لَا صَرْفًا وَلَا قِيمَةً.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies