Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

de feu ?” Elle les retira et les déposa devant le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue — en disant : “Ils sont à Allah et à Son Messager.” »

Ces deux traditions sont faibles, tout particulièrement le hadith de Jābir. La principale raison de leur divergence tient au statut intermédiaire des bijoux destinés à être portés : ils peuvent être assimilés aussi bien à l’or brut et à l’argent, dont la destination première est de servir aux échanges et non d’être utilisés pour eux-mêmes, qu’aux biens non monétaires, dont la destination première est inverse — à savoir l’usage qu’on en tire, et non les échanges. Par « servir aux échanges », j’entends servir de moyens de paiement.

Mālik a exprimé des avis différents au sujet des bijoux destinés à la location : tantôt il les a assimilés aux bijoux destinés à être portés, tantôt à l’or brut destiné aux échanges.

(Quant aux animaux au sujet desquels ils divergent), leur divergence porte tantôt sur l’espèce, tantôt sur la catégorie considérée.

La divergence portant sur l’espèce concerne les chevaux. La majorité estime qu’ils ne sont pas soumis à la zakat. Abū Hanīfa considère, quant à lui, qu’ils y sont soumis lorsqu’ils se nourrissent au pâturage et sont destinés à la reproduction — c’est-à-dire lorsque le troupeau comprend des mâles et des femelles.

Leur divergence tient à l’opposition entre le raisonnement analogique et le texte, ainsi qu’à l’apparente opposition entre deux textes à ce sujet. Le texte qui implique que les chevaux ne sont pas soumis à la zakat est cette parole du Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue :

« Le musulman n’est redevable d’aucune zakat sur son esclave ni sur son cheval. »

Quant au raisonnement analogique opposé à la portée générale de ce texte, il consiste à dire que les chevaux qui se nourrissent au pâturage sont des animaux dont on recherche le croît et la reproduction : ils sont donc comparables aux chameaux et aux bovins.

Le texte qui paraît s’opposer à cette portée générale est cette parole du Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et le salue — à propos des chevaux :

« Et il n’a pas oublié le droit d’Allah sur leurs encolures ni sur leurs dos. »

Abū Hanīfa considère que « le droit d’Allah » désigne ici la zakat, pour les chevaux qui se nourrissent au pâturage.

Le cadi dit : Il est plus juste de considérer cet énoncé comme indéterminé que de lui reconnaître une portée générale permettant d’en tirer un argument en faveur de la zakat. Les deux disciples d’Abū Hanīfa, Abū Yūsuf et Muhammad, se sont opposés à lui sur cette question.

Il est authentiquement rapporté que ‘Umar — qu’Allah l’agrée — prélevait la zakat sur les chevaux. Toutefois, selon une explication avancée, ces versements étaient volontaires de la part de leurs propriétaires.

Quant à leur divergence portant sur la catégorie considérée, elle concerne, parmi les chameaux, les bovins et le petit bétail, la distinction entre ceux qui se nourrissent au pâturage et ceux qui ne s’y nourrissent pas,

مِنْ نَارٍ؟ فَخَلَعَتْهُمَا وَأَلْقَتْهُمَا إِلَى النَّبِيِّ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - وَقَالَتْ: هُمَا لِلَّهِ وَلرَسُولِهِ» . وَالْأَثَرَانِ ضَعِيفَانِ، وَبِخَاصَّةٍ حَدِيثُ جَابِرٍ، وَلِكَوْنِ السَّبَبِ الْأَمْلَكِ لِاخْتِلَافِهِمْ تَرَدُّدُ الْحُلِيِّ الْمُتَّخَذِ لِلِّبَاسِ بَيْنَ التِّبْرِ وَالْفِضَّةِ اللَّذَيْنِ الْمَقْصُودُ مِنْهُمَا أَوَّلًا الْمُعَامَلَةُ لَا الِانْتِفَاعُ، وَبَيْنَ الْعُرُوضِ التي الْمَقْصُودِ مِنْهَا بِالْوَضْعِ الْأَوَّلِ خِلَافُ الْمَقْصُودِ مِنَ التِّبْرِ وَالْفِضَّةِ - أَعْنِي: الِانْتِفَاعَ بِهَا لَا الْمُعَامَلَةَ، وَأَعْنِي بِالْمُعَامَلَةِ: كَوْنَهَا ثَمَنًا. وَاخْتَلَفَ قَوْلُ مَالِكٍ فِي الْحُلِيِّ الْمُتَّخَذِ لِلْكِرَاءِ: فَمَرَّةً شَبَّهَهُ بِالْحُلِيِّ الْمُتَّخَذِ مِنَ اللِّبَاسِ، وَمَرَّةً شَبَّهَهُ بِالتِّبْرِ الْمُتَّخَذِ لِلْمُعَامَلَةِ. (وَأَمَّا مَا اخْتَلَفُوا فِيهِ مِنَ الْحَيَوَانِ) : فَمِنْهُ مَا اخْتَلَفُوا فِي نَوْعِهِ، وَمِنْهُ مَا اخْتَلَفُوا فِي صِنْفِهِ. وَأَمَّا مَا اخْتَلَفُوا فِي نَوْعِهِ: فَالْخَيْلُ، وَذَلِكَ أَنَّ الْجُمْهُورَ عَلَى أَنْ لَا زَكَاةَ فِي الْخَيْلِ، فَذَهَبَ أَبُو حَنِيفَةَ إِلَى أَنَّهَا إِذَا كَانَتْ سَائِمَةً، وَقَصَدَ بِهَا النَّسْلَ، أَنَّ فِيهَا الزَّكَاةَ - أَعْنِي: إِذَا كَانَتْ ذُكْرَانًا وَإِنَاثًا -. وَالسَّبَبُ فِي اخْتِلَافِهِمْ: مُعَارَضَةُ الْقِيَاسِ لِلَّفْظِ، وَمَا يُظَنُّ مِنْ مُعَارَضَةِ اللَّفْظِ لِلَّفْظِ فِيهَا. أَمَّا اللَّفْظُ الَّذِي يَقْتَضِي أَنْ لَا زَكَاةَ فِيهَا فَقَوْلُهُ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ -: «لَيْسَ عَلَى الْمُسْلِمِ فِي عَبْدِهِ وَلَا في فَرَسِهِ صَدَقَةٌ» . وَأَمَّا الْقِيَاسُ الَّذِي عَارَضَ هَذَا الْعُمُومَ: فَهُوَ أَنَّ الْخَيْلَ السَّائِمَةَ حَيَوَانٌ مَقْصُودٌ بِهِ النَّمَاءُ وَالنَّسْلُ، فَأَشْبَهَ الْإِبِلَ وَالْبَقَرَ. وَأَمَّا اللَّفْظُ الَّذِي يُظَنُّ أَنَّهُ مُعَارِضٌ لِذَلِكَ الْعُمُومِ فَهُوَ قَوْلُهُ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - وَقَدْ ذَكَرَ الْخَيْلَ: «وَلَمْ يَنْسَ حَقَّ اللَّهِ فِي رِقَابِهَا وَلَا ظُهُورِهَا» . ذَهَبَ أَبُو حَنِيفَةَ إِلَى " أَنَّ حَقَّ اللَّهِ " هُوَ الزَّكَاةُ، وَذَلِكَ السَّائِمَةُ مِنْهَا. قَالَ الْقَاضِي: وَأَنْ يَكُونَ هَذَا اللَّفْظُ مُجْمَلًا أَحْرَى مِنْهُ أَنْ يَكُونَ عَامًّا، فَيُحْتَجُّ بِهِ فِي الزَّكَاةِ، وَخَالَفَ أَبَا حَنِيفَةَ فِي هَذِهِ الْمَسْأَلَةِ صَاحبَاهُ أَبُو يُوسُفَ وَمُحَمَّدٌ. وَصَحَّ عَنْ عُمَرَ - رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ - أَنَّهُ كَانَ يَأْخُذُ مِنْهَا الصَّدَقَةَ، فَقِيلَ إِنَّهُ كَانَ بِاخْتِيَارٍ مِنْهُمْ. وَأَمَّا مَا اخْتَلَفُوا فِي صِنْفِهِ: فَهِيَ السَّائِمَةُ مِنَ الْإِبِلِ وَالْبَقَرِ وَالْغَنَمِ مِنْ غَيْرِ السَّائِمَةِ مِنْهَا،

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