Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

un cri à la naissance. » Il est également rapporté du Prophète — sur lui la prière et la paix —, d’après al-Mughīra ibn Shu‘ba, qu’il a dit :

« On accomplit la prière funéraire sur l’enfant. »

Ceux qui retiennent le hadith de Jābir disent : « Le hadith d’al-Mughīra a une portée générale, tandis que celui de Jābir en précise le sens. Il faut donc comprendre cette formulation générale à la lumière de cette précision. » Le hadith d’al-Mughīra signifie alors que l’on accomplit la prière funéraire sur l’enfant s’il a poussé un cri à la naissance.

Ceux qui retiennent le hadith d’al-Mughīra disent : « Il est établi que le critère retenu pour la prière funéraire et l’attribution du statut de musulman est la vie. Or, dès lors que l’enfant bouge, il est vivant et relève des règles applicables aux musulmans. Tout musulman ayant vécu reçoit, à sa mort, la prière funéraire. » Ils donnent donc la prépondérance à cette formulation générale sur la restriction de l’autre hadith, parce que le raisonnement analogique la conforte.

Certains estiment que l’on n’accomplit jamais la prière funéraire sur les enfants. Abū Dāwūd rapporte :

« Le Prophète — sur lui la prière et la paix — ne pria pas sur son fils Ibrāhīm, qui était âgé de huit mois. »

Il est également rapporté à ce sujet :

« Il pria sur lui alors qu’il était âgé de soixante-dix nuits. »

Ils divergent aussi au sujet de la prière funéraire sur les enfants faits captifs. Selon l’avis de Mālik transmis par les gens de Bassora, on ne prie pas sur un enfant issu des populations ennemies tant qu’il n’est pas capable de comprendre l’islam, qu’il ait été capturé avec ses parents ou non. Son statut est celui de ses parents, à moins que son père n’embrasse l’islam : il suit alors son père, mais non sa mère. Al-Shāfi‘ī partage cet avis, à cette différence près que, pour lui, si l’un des deux parents embrasse l’islam, l’enfant suit celui qui s’est converti, et non le père seul, comme le soutient Mālik.

Abū Hanīfa dit : « On accomplit la prière funéraire sur les enfants faits captifs ; leur statut est celui de ceux qui les ont capturés. »

Al-Awzā‘ī dit : « Lorsque les musulmans en deviennent propriétaires, on accomplit la prière funéraire sur eux » — c’est-à-dire lorsqu’ils sont vendus comme captifs. Il ajoute : « Telle est la pratique dans la région frontalière, et c’est en ce sens qu’on y rend les avis juridiques. »

Ils s’accordent sur le fait que, lorsque ces enfants sont avec leurs pères, qu’aucun musulman n’en est devenu propriétaire et qu’aucun de leurs deux parents n’a embrassé l’islam, leur statut demeure celui de leurs pères.

Leur divergence tient à leur désaccord au sujet des enfants des polythéistes : sont-ils du nombre des gens du Paradis ou des gens du Feu ? Certains récits rapportent en effet qu’ils sont des leurs, c’est-à-dire qu’ils ont le même statut que leurs pères. En revanche, la parole du Prophète — sur lui la prière et la paix — :

« Tout nouveau-né vient au monde selon la disposition naturelle originelle »

implique qu’ils ont le statut des croyants.

صَارِخًا» . وَرُوِيَ عَنِ النَّبِيِّ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - مِنْ حَدِيثِ الْمُغِيرَةِ بْنِ شُعْبَةَ أَنَّهُ قَالَ: «الطِّفْلُ يُصَلَّى عَلَيْهِ» . فَمَنْ ذَهَبَ مَذْهَبَ حَدِيثِ جَابِرٍ قَالَ: ذَلِكَ عَامٌّ وَهَذَا مُفَسِّرٌ، فَالْوَاجِبُ أَنْ يُحْمَلَ ذَلِكَ الْعُمُومُ عَلَى هَذَا التَّفْسِيرِ، فَيَكُونُ مَعْنَى حَدِيثِ الْمُغِيرَةِ أَنَّ الطِّفْلَ يُصَلَّى عَلَيْهِ إِذَا اسْتَهَلَّ صَارِخًا. وَمَنْ ذَهَبَ مَذْهَبَ حَدِيثِ الْمُغِيرَةِ قَالَ: مَعْلُومٌ أَنَّ الْمُعْتَبَرَ فِي الصَّلَاةِ وَحُكْم الْإِسْلَامِ الْحَيَاةِ، وَالطِّفْلُ إِذَا تَحَرَّكَ فَهُوَ حَيٌّ، وَحُكْمُهُ حُكْمُ الْمُسْلِمِينَ، وَكُلُّ مُسْلِمٍ حَيٌّ إِذَا مَاتَ صُلِّيَ عَلَيْهِ، فَرَجَّحُوا هَذَا الْعُمُومَ عَلَى ذَلِكَ الْخُصُوصِ لِمَوْضِعِ مُوَافَقَةِ الْقِيَاسِ لَهُ، وَمِنَ النَّاسِ مَنْ قَالَ: لَا يُصَلَّى عَلَى الْأَطْفَالِ أَصْلًا. وَرَوَى أَبُو دَاوُدَ «أَنَّ النَّبِيَّ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - لَمْ يُصَلِّ عَلَى ابْنِهِ إِبْرَاهِيمَ وَهُوَ ابْنُ ثَمَانِيَةِ أَشْهُرٍ» . وَرُوِيَ فِيهِ «أَنَّهُ صَلَّى عَلَيْهِ وَهُوَ ابْنُ سَبْعِينَ لَيْلَةً» . وَاخْتَلَفُوا فِي الصَّلَاةِ عَلَى الْأَطْفَالِ الْمَسْبِيِّينَ: فَذَهَبَ مَالِكٌ فِي رِوَايَةِ الْبَصْرِيِّينَ عَنْهُ أَنَّ الطِّفْلَ مِنْ أَوْلَادِ الْحَرْبِيِّينَ لَا يُصَلَّى عَلَيْهِ حَتَّى يَعْقِلَ الْإِسْلَامَ، سَوَاءٌ سُبِيَ مَعَ والديْهِ أَوْ لَمْ يُسْبَ مَعَهُمَا، وَأَنَّ حُكْمَهُ حُكْمُ أَبَوَيْهِ إِلَّا أَنْ يُسْلِمَ الْأَبُ فَهُوَ تَابِعٌ لَهُ دُونَ الْأُمِّ، وَوَافَقَهُ الشَّافِعِيُّ عَلَى هَذَا إِلَّا أَنَّهُ إِنْ أَسْلَمَ أَحَدُ أَبَوَيْهِ فَهُوَ عِنْدَهُ تَابِعٌ لِمَنْ أَسْلَمَ مِنْهُمَا لَا لِلْأَبِ وَحْدَهُ عَلَى مَا ذَهَبَ إِلَيْهِ مَالِكٌ. وَقَالَ أَبُو حَنِيفَةَ: يُصَلَّى عَلَى الْأَطْفَالِ الْمَسْبِيِّينَ، وَحُكْمُهُمْ حُكْمُ مَنْ سَبَاهُمْ. وَقَالَ الْأَوْزَاعِيُّ: إِذَا مَلَكَهُمُ الْمُسْلِمُونَ صُلِّيَ عَلَيْهِمْ - يَعْنِي: إِذَا بِيعُوا فِي السَّبْيِ -. قَالَ: وَبِهَذَا جَرَى الْعَمَلُ فِي الثَّغْرِ وَبِهِ الْفُتْيَا فِيهِ. وَأَجْمَعُوا عَلَى أَنَّهُ إِذَا كَانُوا مَعَ آبَائِهِمْ وَلَمْ يَمْلِكْهُمْ مُسْلِمٌ وَلَا أَسْلَمَ أَحَدُ أَبَوَيْهِمْ أَنَّ حُكْمَهُمْ حُكْمُ آبَائِهِمْ. وَالسَّبَبُ فِي اخْتِلَافِهِمُ: اخْتِلَافُهُمْ فِي أَطْفَالِ الْمُشْرِكِينَ هَلْ هُمْ مِنْ أَهْلِ الْجَنَّةِ أَوْ مِنْ أَهْلِ النَّارِ؟ وَذَلِكَ أَنَّهُ جَاءَ فِي بَعْضِ الْآثَارِ أَنَّهُمْ مِنْ آبَائِهِمْ ; أَيْ أَنَّ حُكْمَهُمْ حُكْمُ آبَائِهِمْ، وَدَلِيلُ قَوْلِهِ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ -: «كُلُّ مَوْلُودٍ يُولَدُ عَلَى الْفِطْرَةِ» أَنَّ حُكْمَهُمْ حُكْمُ الْمُؤْمِنِينَ.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies