Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

sens apparent de ce récit et dont la position, concernant la prière, est de ne lever les mains qu’au premier takbīr, estime que l’on ne doit les lever qu’à ce moment-là. Celui qui préconise de les lever à chaque takbīr assimile les suivants au premier, puisqu’ils sont tous prononcés debout, le corps droit.

DEUXIÈME QUESTION

Les savants divergent sur la récitation du Coran dans la prière funéraire.

Mālik et Abū Hanīfa estiment qu’elle ne comporte pas de récitation, mais uniquement des invocations. Mālik déclare : « La récitation de la Fātiha dans cette prière ne se pratique aucunement dans notre cité. » Il précise : « Après le premier takbīr, on se contente de louer Allah et de faire Son éloge. Puis on prononce le deuxième takbīr et on prie sur le Prophète — sur lui la prière et la paix. On prononce ensuite le troisième et on intercède en faveur du défunt, puis le quatrième et on fait la salutation finale. »

Al-Shāfi‘ī estime que l’on récite la Fātiha après le premier takbīr, puis que l’on procède de la même façon pour les autres takbīr. Ahmad et Dāwūd partagent cet avis.

Cette divergence tient à l’opposition entre la pratique et la tradition rapportée, ainsi qu’à la question de savoir si le terme « prière » englobe également la prière funéraire. La pratique est celle dont Mālik témoigne à propos de sa cité. Quant à la tradition rapportée, il s’agit du récit transmis par al-Bukhārī d’après Talha ibn ‘Abd Allāh ibn ‘Awf, qui dit :

« J’ai accompli une prière funéraire derrière Ibn ‘Abbās. Il récita la Fātiha, puis déclara : “C’est pour que vous sachiez que telle est la sunna.” »

Ainsi, celui qui donne la prééminence à ce récit sur la pratique et considère que le terme « prière » englobe la prière funéraire préconise d’y réciter la Fātiha, puisque le Prophète — sur lui la prière et la paix — a dit :

« Il n’y a pas de prière sans la Fātiha. »

On peut invoquer en faveur de la position de Mālik le sens apparent des récits qui rapportent les invocations du Prophète — sur lui la prière et la paix — lors des prières funéraires, sans mentionner qu’il y ait récité le Coran. Selon cette approche, ces récits sembleraient s’opposer au hadith d’Ibn ‘Abbās et restreindraient la portée générale de cette parole :

« Il n’y a pas de prière sans la Fātiha. »

Al-Tahāwī rapporte, d’après Ibn Shihāb, qu’Abū Umāma ibn Sahl ibn Hunayf (qui comptait parmi les grands Compagnons et leurs savants, et parmi les fils de ceux qui avaient participé à Badr) déclara qu’un homme parmi les Compagnons du Prophète — sur lui la prière et la paix — l’avait informé :

« La sunna, dans la prière funéraire, consiste à ce que l’imam prononce le takbīr, puis récite la Fātiha à voix basse, pour lui-même, et se consacre ensuite exclusivement aux invocations lors des trois autres takbīr. »

Ibn Shihāb dit : « Je rapportai

ظَاهِرِ هَذَا الْأَثَرِ وَكَانَ مَذْهَبُهُ فِي الصَّلَاةِ أَنَّهُ لَا يَرْفَعُ إِلَّا فِي أَوَّلِ التَّكْبِيرِ قَالَ: الرَّفْعُ فِي أَوَّلِ التَّكْبِيرِ. وَمَنْ قَالَ يَرْفَعُ فِي كُلِّ تَكْبِيرٍ شَبَّهَ التَّكْبِيرَ الثَّانِيَ بِالْأَوَّلِ، لِأَنَّهُ كُلَّهُ يُفْعَلُ فِي حَالِ الْقِيَامِ وَالِاسْتِوَاءِ. الْمَسْأَلَةُ الثَّانِيَةُ ; اخْتَلَفَ النَّاسُ فِي الْقِرَاءَةِ فِي صَلَاةِ الْجَنَازَةِ: فَقَالَ مَالِكٌ وَأَبُو حَنِيفَةَ: لَيْسَ فِيهَا قِرَاءَةٌ إِنَّمَا هُوَ الدُّعَاءُ. وَقَالَ مَالِكٌ: قِرَاءَةُ فَاتِحَةِ الْكِتَابِ فِيهَا لَيْسَ بِمَعْمُولٍ بِهِ فِي بَلَدِنَا بِحَالٍ، قَالَ: وَإِنَّمَا يَحْمَدُ اللَّهَ وَيُثْنِي عَلَيْهِ بَعْدَ التَّكْبِيرَةِ الْأُولَى، ثُمَّ يُكَبِّرُ الثَّانِيَةَ فَيُصَلِّي عَلَى النَّبِيِّ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ -، ثُمَّ يُكَبِّرُ الثَّالِثَةَ فَيَشْفَعُ لِلْمَيِّتِ، ثُمَّ يُكَبِّرُ الرَّابِعَةَ وَيُسَلِّمُ. وَقَالَ الشَّافِعِيُّ: يَقْرَأُ بَعْدَ التَّكْبِيرَةِ الْأَوْلَى بِفَاتِحَةِ الْكِتَابِ، ثُمَّ يَفْعَلُ فِي سَائِرِ التَّكْبِيرَاتِ مِثْلَ ذَلِكَ، وَبِهِ قَالَ أَحْمَدُ وَدَاوُدُ. وَسَبَبُ اخْتِلَافِهِمْ: مُعَارَضَةُ الْعَمَلِ لِلْأَثَرِ، وَهَلْ يَتَنَاوَلُ أَيْضًا اسْمَ الصَّلَاةِ صَلَاةَ الْجَنَازة أَمْ لَا؟ أَمَّا الْعَمَلُ فَهُوَ الَّذِي حَكَاهُ مَالِكٌ عَنْ بَلَدِهِ. وَأَمَّا الْأَثَرُ فَمَا رَوَاهُ الْبُخَارِيُّ عَنْ طَلْحَةَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَوْفٍ قَالَ: «صَلَّيْتُ خَلْفَ ابْنِ عَبَّاسٍ في جَنَازَةٍ فَقَرَأَ بِفَاتِحَةِ الْكِتَابِ فَقَالَ: لتَعْلَمُوا أَنَّهَا السُّنَّةُ» . فَمَنْ ذَهَبَ إِلَى تَرْجِيحِ هَذَا الْأَثَرِ عَلَى الْعَمَلِ وَكَانَ اسْمُ الصَّلَاةِ يَتَنَاوَلُ عِنْدَهُ صَلَاةَ الْجَنَازَةِ وَقَدْ قَالَ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ -: «لَا صَلَاةَ إِلَّا بِفَاتِحَةِ الْكِتَابِ» رَأَى قِرَاءَةَ فَاتِحَةِ الْكِتَابِ فِيهَا. وَيُمْكِنُ أَنْ يُحْتَجَّ لِمَذْهَبِ مَالِكٍ بِظَوَاهِرِ الْآثَارِ الَّتِي نُقِلُّ فِيهَا دُعَاؤُهُ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - في الصلاة عَلَى الْجَنَائِزِ، وَلَمْ يُنْقَلْ فِيهَا أَنَّهُ قَرَأَ، وَعَلَى هَذَا فَتَكُونُ تِلْكَ الْآثَارُ كَأَنَّهَا مُعَارِضَةٌ لِحَدِيثِ ابْنِ عَبَّاسٍ وَمُخَصِّصَةٌ لِقَوْلِهِ: «لَا صَلَاةَ إِلَّا بِفَاتِحَةِ الْكِتَابِ» . وَذَكَرَ الطَّحَاوِيُّ عَنِ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ أَبِي أُمَامَةَ بْنِ سَهْلِ بْنِ حُنَيْفٍ قَالَ (وَكَانَ مِنْ كُبَرَاءِ الصَّحَابَةِ وَعُلَمَائِهِمْ وَأَبْنَاءِ الَّذِينَ شَهِدُوا بَدْرًا) : أَنَّ رَجُلًا مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - أَخْبَرَهُ «أَنَّ السُّنَّةَ فِي الصَّلَاةِ عَلَى الْجَنَائِزِ أَنْ يُكَبِّرَ الْإِمَامُ، ثُمَّ يَقْرَأُ فَاتِحَةَ الْكِتَابِ سِرًّا فِي نَفْسِهِ، ثُمَّ يُخْلِصُ الدُّعَاءَ فِي التَّكْبِيرَاتِ الثَّلَاثِ» . قَالَ ابْنُ شِهَابٍ: فَذَكَرْتُ

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies