Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

La troisième porte sur le moment de cette prière.

La quatrième porte sur le lieu de cette prière.

La cinquième porte sur les conditions de cette prière.

SECTION PREMIÈRE : LA MANIÈRE D’ACCOMPLIR LA PRIÈRE FUNÉRAIRE

La manière d’accomplir cette prière soulève plusieurs questions.

PREMIÈRE QUESTION

À la première époque de l’islam, les Compagnons — qu’Allah les agrée — divergeaient considérablement sur le nombre de takbīr (proclamations « Allah est le plus grand »), qui allait de trois à sept. Toutefois, les juristes des grandes villes s’accordent à retenir quatre takbīr dans la prière funéraire, à l’exception d’Ibn Abī Laylā et de Jābir ibn Zayd, qui en préconisaient cinq.

Cette divergence tient à la diversité des traditions rapportées à ce sujet. Ainsi, on rapporte d’Abū Hurayra :

« Le Messager d’Allah — sur lui la prière et la paix — annonça la mort du Négus le jour même de son décès. Il sortit avec les fidèles vers le lieu de prière, les disposa en rangs et prononça quatre takbīr. »

L’authenticité de ce hadith est unanimement reconnue. C’est pourquoi la majorité des juristes des grandes villes l’ont retenu. Il est également rapporté, dans le même sens :

« Il — sur lui la prière et la paix — accomplit la prière funéraire auprès de la tombe d’une femme pauvre et prononça quatre takbīr. »

Muslim rapporte également ces paroles de ‘Abd al-Rahmān ibn Abī Laylā :

« Zayd ibn Arqam prononçait quatre takbīr lors des prières funéraires. Or, il en prononça cinq lors de l’une d’elles. Nous l’interrogeâmes à ce sujet et il répondit : “Le Messager d’Allah — sur lui la prière et la paix — en prononçait autant.” »

On rapporte également d’Abū Khaythama, d’après son père :

« Le Prophète — sur lui la prière et la paix — prononçait quatre, cinq, six, sept ou huit takbīr lors des prières funéraires, jusqu’à la mort du Négus. Il disposa alors les fidèles en rangs derrière lui et prononça quatre takbīr. Puis il s’en tint à quatre jusqu’à ce qu’Allah le rappelât à Lui. »

Ce récit constitue un argument manifeste en faveur de la majorité.

Les savants sont unanimes sur le fait de lever les mains lors du premier takbīr de la prière funéraire, mais divergent au sujet des suivants. Certains préconisent de les lever, tandis que d’autres ne le préconisent pas. Al-Tirmidhī rapporte d’Abū Hurayra :

« Le Messager d’Allah — sur lui la prière et la paix — prononça les takbīr lors d’une prière funéraire. Il leva les mains au premier takbīr et posa sa main droite sur sa main gauche. »

Ainsi, celui qui s’en tient au

وَالثَّالِثُ: فِي وَقْتِ هَذِهِ الصَّلَاةِ. وَالرَّابِعُ: فِي مَوْضِعِ هَذِهِ الصَّلَاةِ. وَالْخَامِسُ: فِي شُرُوطِ هَذِهِ الصَّلَاةِ. الْفَصْلُ الْأَوَّلُ: فِي صِفَةِ صَلَاةِ الْجَنَازَةِ فَأَمَّا صِفَةُ الصَّلَاةِ فَإِنَّهَا يَتَعَلَّقُ بِهَا مَسَائِلُ: الْمَسْأَلَةُ الأُولَى ; اخْتَلَفُوا فِي عَدَدِ التَّكْبِيرِ فِي الصَّدْرِ الْأَوَّلِ اخْتِلَافًا كَثِيرًا مِنْ ثَلَاثٍ إِلَى سَبْعٍ - أَعْنِي: الصَّحَابَةَ - رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمْ -، وَلَكِنَّ فُقَهَاءَ الْأَمْصَارِ عَلَى أَنَّ التَّكْبِيرَ فِي الْجَنَازَةِ أَرْبَعٌ، إِلَّا ابْنَ أَبِي لَيْلَى وَجَابِرَ بْنَ زَيْدٍ فَإِنَّهُمَا كَانَا يَقُولان إِنَّها خَمْسٌ. وَسَبَبُ الِاخْتِلَافِ: اخْتِلَافُ الْآثَارِ فِي ذَلِكَ، وَذَلِكَ أَنَّهُ رُوِيَ مِنْ حَدِيثِ أَبِي هُرَيْرَةَ: «أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - نَعَى النَّجَاشِيَّ فِي الْيَوْمِ الَّذِي مَاتَ فِيهِ، وَخَرَجَ بِهِمْ إِلَى الْمُصَلَّى فَصَفَّ بِهِمْ وَكَبَّرَ أَرْبَعَ تَكْبِيرَاتٍ» وَهُوَ حَدِيثٌ مُتَّفَقٌ عَلَى صِحَّتِهِ، وَلِذَلِكَ أَخَذَ بِهِ جُمْهُورُ فُقَهَاءِ الْأَمْصَارِ، وَجَاءَ فِي هَذَا الْمَعْنَى أَيْضًا مِنْ: «أَنَّهُ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - صَلَّى عَلَى قَبْرِ مِسْكِينَةٍ فَكَبَّرَ عَلَيْهَا أَرْبَعًا» . وَرَوَى مُسْلِمٌ أَيْضًا عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي لَيْلَى قَالَ: «كَانَ زَيْدُ بْنُ أَرْقَمَ يُكَبِّرُ عَلَى الْجَنَائِزِ أَرْبَعًا، وَأَنَّهُ كَبَّرَ عَلَى جَنَازَةٍ خَمْسًا، فَسَأَلْنَاهُ فَقَالَ: كَانَ رَسُولُ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - يُكَبِّرُهَا» . وَرُوِيَ عَنْ أَبِي خَيْثَمَةَ عَنْ أَبِيهِ قَالَ: «كَانَ النَّبِيُّ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - يُكَبِّرُ عَلَى الْجَنَائِزِ أَرْبَعًا وَخَمْسًا وَسِتًّا وَسَبْعًا وَثَمَانِيًا حَتَّى مَاتَ النَّجَاشِيُّ، فَصَفَّ النَّاسَ وَرَاءَهُ وَكَبَّرَ أَرْبَعًا، ثُمَّ ثَبَتَ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - عَلَى أَرْبَعٍ حَتَّى تَوَفَّاهُ اللَّهُ» . وَهَذَا فِيهِ حُجَّةٌ لَائِحَةٌ لِلْجُمْهُورِ. وَأَجْمَعَ الْعُلَمَاءُ عَلَى رَفْعِ الْيَدَيْنِ فِي أَوَّلِ التَّكْبِيرِ عَلَى الْجَنَازَةِ، وَاخْتَلَفُوا فِي سَائِرِ التَّكْبِيرِ، فَقَالَ قَوْمٌ: يَرْفَعُ; وَقَالَ قَوْمٌ: لَا يَرْفَعُ. وَرَوَى التِّرْمِذِيُّ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ «أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - كَبَّرَ فِي جَنَازَةٍ فَرَفَعَ يَدَيْهِ فِي أَوَّلِ التَّكْبِيرِ، وَوَضَعَ يَدَهُ الْيُمْنَى عَلَى الْيُسْرَى» . فَمَنْ ذَهَبَ إِلَى

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