Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

celui qui est absolument incapable de se tenir debout. D’autres disent que c’est celui à qui la maladie rend pénible la station debout ; telle est la position de Mālik.

Leur divergence tient à la question suivante : l’obligation de se tenir debout cesse-t-elle lorsque cette posture devient pénible, ou seulement lorsqu’elle devient impossible ? Aucun texte explicite ne tranche cette question.

Quant à la manière de s’asseoir, certains disent qu’il s’assied en tailleur — je parle ici de la position assise qui remplace la station debout. Ibn Mas‘ūd réprouvait toutefois cette position. Ceux qui préconisent de s’asseoir en tailleur ne font aucune différence entre cette posture et la position assise du tashahhud (attestation de foi). Ceux qui la réprouvent le font parce qu’elle ne compte pas parmi les postures assises de la prière.

Quant à la manière de prier de celui qui ne peut ni se tenir debout ni s’asseoir, certains disent qu’il prie allongé. D’autres disent qu’il prie de la manière qui lui est possible. D’autres encore disent qu’il prie les pieds dirigés vers la Kaaba. Certains disent : s’il ne le peut pas, il prie sur le côté ; s’il ne peut pas prier sur le côté, il prie allongé sur le dos, les pieds dirigés vers la qibla, dans la mesure de ses capacités. C’est l’avis qu’a retenu Ibn al-Mundhir.

[Quatrième partie : le rattrapage des prières et la réparation des irrégularités qui les affectent]

[Chapitre premier : refaire la prière — les causes de son invalidité]

Quatrième partie

Cette partie porte sur les actes relatifs à la prière qui ne relèvent pas de son accomplissement initial : il s’agit soit de la refaire, soit de la rattraper, soit de compenser, par des prosternations, ce qui y a été ajouté ou omis.

Cette partie comprend donc trois chapitres :

Chapitre premier : refaire la prière.

Chapitre deuxième : rattraper la prière.

Chapitre troisième : la compensation par les prosternations.

Chapitre premier : refaire la prière

Ce chapitre traite des causes qui imposent de refaire la prière, à savoir ce qui l’invalide. Les savants sont unanimes sur le fait que celui qui prie sans être en état de pureté rituelle doit refaire sa prière, qu’il ait agi délibérément ou par oubli. Il en va de même de celui qui prie dans une autre direction que la qibla, délibérément ou par oubli.

En somme, quiconque manque à l’une des conditions de validité de la prière doit la refaire. Leurs divergences à ce sujet tiennent uniquement à leur désaccord sur les conditions qui la rendent valide.

Ce chapitre comporte aussi des questions sur lesquelles ils divergent, en dehors de ce qui a déjà été exposé concernant les obligations de la prière. Parmi celles-ci figure la question suivante :

Ils sont unanimes sur le fait que la survenue d’un état d’impureté rituelle interrompt la prière. Ils divergent toutefois sur le point de savoir si elle impose de la recommencer depuis le début, lorsqu’une ou deux unités ont déjà été accomplies avant sa survenue, ou si l’on peut la reprendre en conservant le bénéfice de ce qui a déjà été accompli. Ainsi,

الَّذِي لَا يَسْتَطِيعُ الْقِيَامَ أَصْلًا، وَقَوْمٌ قَالُوا هُوَ الَّذِي يَشُقُّ عَلَيْهِ الْقِيَامُ مِنَ الْمَرَضِ، وَهُوَ مَذْهَبُ مَالِكٍ. وسبب اختلافهم هو: هَلْ يَسْقُطُ فَرْضُ الْقِيَامِ مَعَ الْمَشَقَّةِ أَوْ مَعَ عَدَمِ الْقُدْرَةِ؟ وَلَيْسَ فِي ذَلِكَ نَصٌّ، وَأَمَّا صِفَةُ الْجُلُوسِ فَإِنَّ قَوْمًا قَالُوا: يَجْلِسُ مُتَرَبِّعًا: (أَعْنِي: الْجُلُوسَ الَّذِي هُوَ بَدَلٌ مِنَ الْقِيَامِ) وَكَرِهَ ابْنُ مَسْعُودٍ الْجُلُوسَ مُتَرَبِّعًا، فَمَنْ ذَهَبَ إِلَى التَّرْبِيعِ فَلَا فَرْقَ بَيْنَهُ وَبَيْنَ جُلُوسِ التَّشَهُّدِ، وَمَنْ كَرِهَهُ فَلِأَنَّهُ لَيْسَ مِنْ جُلُوسِ الصَّلَاةِ. وَأَمَّا صِفَةُ صَلَاةِ الَّذِي لَا يَقْدِرُ عَلَى الْقِيَامِ وَلَا عَلَى الْجُلُوسِ، فَإِنَّ قَوْمًا قَالُوا يُصَلِّي مُضْطَجِعًا، وَقَوْمٌ قَالُوا: يُصَلِّي كَيْفَمَا تَيَسَّرَ لَهُ، وَقَوْمٌ قَالُوا: يُصَلِّي مُسْتَقْبِلًا رِجْلَاهُ إِلَى الْكَعْبَةِ، وَقَوْمٌ قَالُوا: إِنْ لَمْ يَسْتَطِعِ صَلَّى عَلَى جَنْبِهِ، فَإِنْ لَمْ يَسْتَطِعْ عَلَى جَنْبِهِ صَلَّى مُسْتَلْقِيًا وَرِجْلَاهُ إِلَى الْقِبْلَةِ عَلَى قَدْرِ طَاقَتِهِ، وَهُوَ الَّذِي اخْتَارَهُ ابْنُ الْمُنْذِرِ. [الْجُمْلَةُ الرَّابِعَةُ فِي قَضَاءِ الصَّلَاةِ وَجَبْرِ مَا يَقَعُ فِيهَا مِنْ خَلَلٍ] [الْبَابُ الْأَوَّلُ فِي الْإِعَادَةِ مُفْسِدَاتِ الصَّلَاةِ] الْجُمْلَةُ الرَّابِعَةُ وَهَذِهِ الْجُمْلَةُ تَشْتَمِلُ مِنْ أَفْعَالِ الصَّلَاةِ عَلَى الَّتِي لَيْسَتْ أَدَاءً، وَهَذِهِ هِيَ: إِمَّا إِعَادَةٌ، وَإِمَّا قَضَاءٌ، وَإِمَّا جَبْرٌ لِمَا زَادَ أَوْ نَقَصَ بِالسُّجُودِ. فَفِي هَذِهِ الْجُمْلَةِ إِذن ثَلَاثَةُ أَبْوَابٍ. الْبَابُ الْأَوَّلُ: فِي الْإِعَادَةِ. الْبَابُ الثَّانِي: فِي الْقَضَاءِ. الْبَابُ الثَّالِثُ: فِي الْجُبْرَانِ الَّذِي يَكُونُ بِالسُّجُودِ الْبَابُ الْأَوَّلُ: فِي الْإِعَادَةِ. وَهَذَا الْبَابُ الْكَلَامُ فِيهِ فِي الْأَسْبَابِ الَّتِي تَقْتَضِي الْإِعَادَةَ، وَهِيَ: مُفْسِدَاتُ الصَّلَاةِ، وَاتَّفَقُوا عَلَى أَنَّ مَنْ صَلَّى بِغَيْرِ طَهَارَةٍ أَنَّهُ يَجِبُ عَلَيْهِ الْإِعَادَةُ عَمْدًا كان أَوْ نِسْيَانًا، وَكَذَلِكَ مَنْ صَلَّى لِغَيْرِ الْقِبْلَةِ عَمْدًا كَانَ ذَلِكَ أَوْ نِسْيَانًا. وَبِالْجُمْلَةِ فَكُلُّ مَنْ أَخَلَّ بِشَرْطٍ مِنْ شُرُوطِ صِحَّةِ الصَّلَاةِ وَجَبَ عَلَيْهِ الْإِعَادَةُ، وَإِنَّمَا يَخْتَلِفُونَ مِنْ أَجْلِ اخْتِلَافِهِمْ فِي الشُّرُوطِ الْمُصَحِّحَةِ. وَهَاهُنَا مَسَائِلُ تَتَعَلَّقُ بِهَذَا الْبَابِ خَارِجَةٌ عَمَّا ذُكِرَ مِنْ فُرُوضِ الصَّلَاةِ اخْتَلَفُوا فِيهَا فَمِنْهَا: أَنَّهُمُ اتَّفَقُوا عَلَى أَنَّ الْحَدَثَ يَقْطَعُ الصَّلَاةَ، وَاخْتَلَفُوا هَلْ يَقْتَضِي الْإِعَادَةَ مِنْ أَوَّلِهَا إِذَا كَانَ قَدْ ذَهَبَ مِنْهَا رَكْعَةٌ أَوْ رَكْعَتَانِ قَبْلَ طُرُوِّ الْحَدَثِ أَمْ يَبْنِي عَلَى مَا قَدْ مَضَى مِنَ الصَّلَاةِ، فَذَهَبَ

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