de leur côté une unité de prière, puis prononcèrent la salutation finale. » Abū Hanīfa et ses disciples ont retenu cette modalité, à l’exception d’Abū Yūsuf, comme indiqué précédemment.
La quatrième modalité est celle rapportée dans le hadith d’Abū Ayyāsh al-Zuraqī, qui dit :
« Nous étions avec le Messager d’Allah — sur lui la bénédiction et la paix — à Usfān. Les polythéistes étaient commandés par Khālid ibn al-Walīd. Nous accomplîmes la prière de midi. Les polythéistes dirent alors : “Nous les avons surpris dans un moment d’inattention ! Si seulement nous les avions attaqués pendant leur prière !” Allah révéla alors le verset relatif au raccourcissement de la prière, entre la prière de midi et celle de l’après-midi.
Lorsque vint l’heure de la prière de l’après-midi, le Messager d’Allah — sur lui la bénédiction et la paix — se leva, tourné vers la qibla, les polythéistes se trouvant devant lui. Un rang pria derrière le Messager d’Allah — sur lui la bénédiction et la paix —, puis un autre rang se forma derrière le premier. Le Messager d’Allah — sur lui la bénédiction et la paix — s’inclina, et tous s’inclinèrent avec lui. Puis il se prosterna, ainsi que le rang immédiatement derrière lui, tandis que l’autre resta debout pour assurer leur protection. Lorsque les hommes du premier rang eurent accompli deux prosternations et se furent relevés, les autres, qui se trouvaient derrière lui, se prosternèrent. Le rang immédiatement derrière lui recula ensuite pour prendre la place de l’autre, et l’autre avança pour prendre la place du premier.
Le Messager d’Allah — sur lui la bénédiction et la paix — s’inclina alors, et tous s’inclinèrent avec lui. Puis il se prosterna, ainsi que le rang immédiatement derrière lui, tandis que les autres restèrent debout pour assurer leur protection. Lorsque le Messager d’Allah — sur lui la bénédiction et la paix — et le rang immédiatement derrière lui se furent assis, les autres se prosternèrent. Puis tous s’assirent, et il prononça avec eux tous la salutation finale. »
Il accomplit cette prière à Usfān, ainsi que lors de l’expédition contre les Banū Sulaym.
Abū Dāwūd dit : « Cela a également été rapporté d’après Jābir, Ibn Abbās, Mujāhid, Abū Mūsā, ainsi que d’après Hishām ibn Urwa, d’après son père, d’après le Prophète — sur lui la bénédiction et la paix. »
Il dit encore : « C’est la modalité retenue par al-Thawrī, et c’est la plus prudente. » Il entend par là que cette modalité ne comporte guère de gestes qui s’écartent des gestes habituels de la prière. Plusieurs disciples de Mālik et d’al-Shāfi‘ī l’ont également retenue. Muslim l’a rapportée d’après Jābir, qui dit : « Tout comme le font ces gardes que vous voyez auprès de vos gouvernants. »
La cinquième modalité est celle rapportée dans le hadith de Hudhayfa. Tha‘laba ibn Zahdam dit :
« Nous étions avec Sa‘īd ibn al-Ās au Tabaristan. Il se leva et demanda : “Lequel d’entre vous a accompli la prière en situation de crainte avec le Messager d’Allah — sur lui la bénédiction et la paix ?” Hudhayfa répondit : “Moi.” Il dirigea alors une unité de prière pour un groupe, puis une unité pour l’autre, sans qu’ils aient à compléter quoi que ce soit. »
Cette modalité s’écarte considérablement de la règle fondamentale.
Il a également rapporté, dans le même sens, cette parole d’Ibn Abbās :
« Selon l’enseignement de votre Prophète, la prière comporte quatre unités à résidence, deux en voyage et une seule en situation de crainte. »
Al-Thawrī a admis cette modalité.