requis en état d’impureté majeure. » On trouve également le hadith de 'Ā’isha, qui rapporte :
« Les gens travaillaient eux-mêmes pour gagner leur vie et se rendaient à la prière du vendredi dans l’état où leur travail les avait laissés. On leur dit alors : “Ne pourriez-vous pas prendre un bain ?” »
L’authenticité du premier hadith fait l’unanimité ; le second est rapporté par Abū Dāwūd et Muslim. Le sens apparent du hadith d’Abū Sa'īd implique l’obligation du bain rituel, tandis que celui du hadith de 'Ā’isha indique qu’il s’agissait d’une mesure de propreté, et non d’un acte cultuel. Il est également rapporté :
« Celui qui fait ses ablutions le vendredi fait une bonne chose ; quant à celui qui prend un bain, le bain est préférable. »
Ce texte indique explicitement que le bain n’est pas obligatoire, mais il s’agit d’un hadith faible.
Deuxième question
Concernant l’obligation de la prière du vendredi pour les personnes résidant hors de la ville, certains estiment qu’elle ne leur incombe pas, tandis que d’autres soutiennent le contraire. Ces derniers divergent toutefois considérablement. Certains affirment que celui qui se trouve à une journée de marche du lieu de la prière du vendredi doit s’y rendre : c’est un avis marginal. D’autres fixent cette obligation à une distance de trois milles. D’autres encore considèrent qu’il faut s’y rendre depuis tout endroit où l’appel à la prière est normalement audible, soit à trois milles du lieu d’où il est lancé. Ces deux derniers avis sont rapportés de Mālik. Cette question a déjà été abordée à propos des conditions de l’obligation.
Leur divergence sur ce point tient à la diversité des traditions rapportées. Il est ainsi rapporté :
« À l’époque du Prophète — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix —, les gens venaient à la prière du vendredi depuis al-'Awālī, à trois milles de Médine. »
Abū Dāwūd rapporte que le Prophète — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix — a dit :
« La prière du vendredi incombe à celui qui entend l’appel. »
Il est également rapporté :
« La prière du vendredi incombe à celui qui peut regagner les siens pour la nuit. »
Mais cette tradition est faible.
Troisième question
Quant à leur divergence au sujet des heures mentionnées à propos du mérite de se rendre à la prière du vendredi, dans cette parole du Prophète — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix — :
« Celui qui s’y rend à la première heure est comme celui qui fait l’offrande d’un chameau ; celui qui s’y rend à la deuxième heure est comme celui qui fait l’offrande d’une vache ; celui qui s’y rend à la troisième heure est comme celui qui fait l’offrande d’un bélier ; celui qui s’y rend à la quatrième heure est comme celui qui fait l’offrande d’une poule ; celui qui s’y rend à la cinquième heure est comme celui qui fait l’offrande d’un œuf »,