Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

me devance pas en disant Āmīn.” » Rapporté par al-Tahāwī.

Ils ont dit : cela indique que le Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix — prononçait la formule d’entrée en prière avant que l’annonce du début de la prière ne soit achevée.

Quant au fait de souffler à l’imam la suite de sa récitation lorsqu’il ne parvient plus à poursuivre, Mālik, al-Shāfi‘ī et la plupart des savants l’autorisent, tandis que les savants de Kūfa l’interdisent.

Cette divergence tient aux récits contradictoires rapportés à ce sujet. Il est ainsi rapporté :

« Le Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix — hésita dans la récitation d’un verset. Lorsqu’il eut terminé la prière, il demanda : “Où est Ubayy ? N’était-il pas parmi les fidèles ?” »

Il voulait, autrement dit, qu’on lui souffle la suite. Mais il est également rapporté qu’il a dit — sur lui la paix et la bénédiction :

« On ne doit pas souffler à l’imam. »

Cette divergence existait dès les premiers temps de l’islam : l’interdiction est bien connue comme étant l’avis de ‘Alī, tout comme l’autorisation est bien connue comme étant celui d’Ibn ‘Umar.

Quant à l’emplacement de l’imam, certains autorisent qu’il soit plus élevé que celui des fidèles qui le suivent ; d’autres l’interdisent ; d’autres encore recommandent une légère surélévation. Tel est l’avis de Mālik.

Cette divergence tient à deux hadiths dont les sens apparents s’opposent. Le premier est le hadith authentiquement établi selon lequel :

« Il dirigea les gens dans la prière depuis la chaire afin de leur enseigner la prière, et descendait de la chaire lorsqu’il voulait se prosterner. »

Le second est le récit rapporté par Abū Dāwūd : Hudhayfa dirigeait les gens dans la prière depuis une estrade. Ibn Mas‘ūd le saisit alors par la tunique et le tira vers lui. Une fois la prière achevée, il lui dit :

« Ne savais-tu pas que cela leur était interdit — ou : que cela était interdit ? »

Ils ont également divergé sur l’obligation, pour l’imam, d’avoir l’intention de diriger la prière. Certains estiment que cette intention ne lui est pas obligatoire, en se fondant sur le hadith d’Ibn ‘Abbās : celui-ci vint se placer à côté du Messager d’Allah — qu’Allah le bénisse et lui accorde la paix — alors que ce dernier était déjà entré en prière. D’autres considèrent que ce récit se prête à plusieurs interprétations et que cette intention est indispensable si l’imam prend en charge, pour les fidèles, certains actes de la prière. Cela correspond à la doctrine de ceux qui estiment que l’imam prend en charge, pour les fidèles, des actes obligatoires ou surérogatoires.

تَسْبِقْنِي بِآمِينَ» أخرَجَهُ الطَّحَاوِيُّ. قَالُوا: فَهَذَا يَدُلُّ عَلَى أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - كَانَ يُكَبِّرُ وَالْإِقَامَةُ لَمْ تَتِمَّ. وَأَمَّا اخْتِلَافُهُمْ فِي الْفَتْحِ عَلَى الْإِمَامِ إِذَا أُرْتِجَ عَلَيْهِ، فَإِنَّ مَالِكًا، وَالشَّافِعِيَّ، وَأَكْثَرَ الْعُلَمَاءِ أَجَازُوا الْفَتْحَ عَلَيْهِ، وَمَنَعَ ذَلِكَ الْكُوفِيُّونَ. وَسَبَبُ الْخِلَافِ فِي ذَلِكَ اخْتِلَافُ الْآثَارِ، وَذَلِكَ " أَنَّهُ رُوِيَ «أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - تَرَدَّدَ فِي آيَةٍ، فَلَمَّا انْصَرَفَ قَالَ: أَيْنَ أُبَيٌّ أَلَمْ يَكُنْ فِي الْقَوْمِ؟» أَيْ يُرِيدُ الْفَتْحَ عَلَيْهِ. وَرُوِيَ عَنْهُ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - أَنَّهُ قَالَ: «لَا يُفْتَحُ عَلَى الْإِمَامِ» وَالْخِلَافُ فِي ذَلِكَ فِي الصَّدْرِ الْأَوَّلِ، وَالْمَنْعُ مَشْهُورٌ عَنْ عَلِيٍّ، وَالْجَوَازُ عَنِ ابْنِ عُمَرَ مَشْهُورٌ. ; وَأَمَّا مَوْضِعُ الْإِمَامِ فَإِنَّ قَوْمًا أَجَازُوا أَنْ يَكُونَ أَرْفَعَ مِنْ مَوْضِعِ الْمَأْمُومِينَ، وَقَوْمٌ مَنَعُوا ذَلِكَ، وَقَوْمٌ اسْتَحَبُّوا مِنْ ذَلِكَ الْيَسِيرَ، وَهُوَ مَذْهَبُ مَالِكٍ. وَسَبَبُ الْخِلَافِ فِي ذَلِكَ حَدِيثَانِ مُتَعَارِضَانِ: أَحَدُهُمَا: الْحَدِيثُ الثَّابِتُ " أَنَّهُ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - أَمَّ النَّاسَ عَلَى الْمِنْبَرِ لِيُعَلِّمَهُمُ الصَّلَاةَ، وَأَنَّهُ كَانَ إِذَا أَرَادَ أَنْ يَسْجُدَ نَزَلَ مِنْ عَلَى الْمِنْبَرِ " وَالثَّانِي: مَا رَوَاهُ أَبُو دَاوُدَ أَنَّ حُذَيْفَةَ أَمَّ النَّاسَ عَلَى دُكَّانٍ، فَأَخَذَ ابْنُ مَسْعُودٍ بِقَمِيصِهِ، فَجَذَبَهُ، فَلَمَّا فَرَغَ مِنْ صَلَاتِهِ قَالَ: أَلَمْ تَعْلَمْ أَنَّهُمْ كَانُوا يُنْهَوْنَ عَنْ ذَلِكَ، أَوْ يُنْهَى عَنْ ذَلِكَ؟ ; وَقَدِ اخْتَلَفُوا هَلْ يَجِبُ عَلَى الْإِمَامِ أَنْ يَنْوِيَ الْإِمَامَةَ أَمْ لَا؟ فَذَهَبَ قَوْمٌ إِلَى أَنَّهُ لَيْسَ ذَلِكَ بِوَاجِبٍ عَلَيْهِ لِحَدِيثِ ابْنِ عَبَّاسٍ أَنَّهُ قَامَ إِلَى جَنْبِ رَسُولِ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - بَعْدَ دُخُولِهِ فِي الصَّلَاةِ، وَرَأَى قَوْمٌ أَنَّ هَذَا مُحْتَمَلٌ، وَأَنَّهُ لَا بُدَّ مِنْ ذَلِكَ إِذَا كَانَ يَحْمِلُ بَعْضَ أَفْعَالِ الصَّلَاةِ عَنِ الْمَأْمُومِينَ، وَهَذَا عَلَى مَذْهَبِ مَنْ يَرَى أَنَّ الْإِمَامَ يَحْمِلُ فَرْضًا أَوْ نَفْلًا عَنِ الْمَأْمُومِينَ.

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