le couvre d’éloges et lui accorde le salut — doivent, selon eux, être tenus pour obligatoires dans la prière, jusqu’à preuve du contraire, comme on l’a vu. Les deux fondements conduisent donc ici à considérer la dernière position assise comme obligatoire. C’est pourquoi la grande majorité des savants retient cet avis, auquel ne s’oppose que le raisonnement par analogie (par ces deux fondements, j’entends la parole et la pratique). L’opinion la plus faible est donc celle qui considère les deux positions assises comme des sunnas. Et Allah sait mieux.
Il est établi à son sujet — qu’Allah le couvre d’éloges et lui accorde le salut — :
« Il posait la paume droite sur le genou droit et la paume gauche sur le genou gauche, et faisait un signe du doigt. »
Les savants s’accordent à reconnaître que cette posture compte parmi les manières recommandées de s’asseoir dans la prière. Ils divergent toutefois sur le mouvement des doigts, en raison de la divergence des traditions rapportées à ce sujet. Ce qui est établi, c’est qu’il faisait simplement un signe du doigt.
Cinquième question
Les savants ont divergé sur le fait de poser les mains l’une sur l’autre pendant la prière. Mālik le réprouvait dans la prière obligatoire, mais l’autorisait dans la prière surérogatoire. D’autres, qui constituent la majorité, considèrent ce geste comme l’une des sunnas de la prière.
Leur divergence tient à ce que des traditions authentiques décrivent sa prière — qu’Allah le couvre d’éloges et lui accorde le salut — sans mentionner qu’il posait la main droite sur la gauche. Il est néanmoins également établi que l’on ordonnait aux fidèles de le faire. Ce geste figure aussi dans la description de sa prière — qu’Allah le couvre d’éloges et lui accorde le salut — rapportée dans le hadith d’Abū Humayd. Certains ont donc estimé que les traditions qui l’attestent apportent une précision supplémentaire par rapport à celles qui ne la mentionnent pas, et qu’il faut retenir cette précision.
D’autres ont jugé préférable de s’en tenir aux traditions qui ne comportent pas cette précision, parce qu’elles sont plus nombreuses et que cette posture ne correspond pas aux gestes propres à la prière, mais sert seulement à prendre appui. C’est pourquoi Mālik l’a autorisée dans la prière surérogatoire, mais ne l’a pas autorisée dans la prière obligatoire. On peut toutefois y voir une posture exprimant l’humilité, et c’est le sens qu’il convient le mieux de lui donner.
Sixième question
Certains ont préféré qu’à l’issue d’une unité impaire de sa prière, le fidèle ne se relève qu’après s’être bien installé en position assise. D’autres ont préféré qu’il se relève directement de sa prosternation. Al-Shāfi‘ī et un groupe de savants ont retenu le premier avis ; Mālik et un autre groupe ont retenu le second.