Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

Le troisième hadith est celui de Wā’il ibn Hujr. Il comporte, par rapport au hadith de ‘Abd Allāh ibn ‘Umar, cette précision supplémentaire : « Il levait les mains lorsqu’il se prosternait. »

Parmi ceux qui considèrent ici le lever des mains comme recommandé ou obligatoire, certains l’ont limité à l’entrée en prière, en donnant la prépondérance aux hadiths de ‘Abd Allāh ibn Mas‘ūd et d’al-Barā’ ibn ‘Āzib. C’est la position de Mālik, car elle concorde avec la pratique en vigueur. D’autres ont privilégié le hadith de ‘Abd Allāh ibn ‘Umar, en raison de sa notoriété et de l’accord unanime dont il fait l’objet ; ils ont donc retenu le lever des mains en ces deux circonstances (je veux dire : lors de l’inclination et de l’entrée en prière). Ceux d’entre eux qui estiment ce geste obligatoire lui ont donné valeur d’obligation ; ceux qui le considèrent comme recommandé lui ont donné valeur de recommandation. D’autres encore ont choisi de concilier les traditions, estimant qu’il fallait réunir ces précisions supplémentaires, conformément à ce que rapporte le hadith de Wā’il ibn Hujr. Les savants ont donc suivi deux voies à l’égard de ces traditions : soit donner la prépondérance à certaines, soit les concilier.

Quant à leur divergence sur le caractère recommandé ou obligatoire du lever des mains dans la prière, elle tient à la raison déjà exposée : certains considèrent que les actes du Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et lui accorde le salut — doivent, par principe, être tenus pour obligatoires, à moins qu’une preuve n’indique le contraire. D’autres estiment qu’on ne peut ajouter une obligation à celles de la prière établies par une preuve claire — parole authentiquement rapportée ou consensus — qu’en présence d’une autre preuve claire. Nous l’avons déjà expliqué, et il est inutile de répéter maintes fois la même chose.

Quant à la hauteur à laquelle on lève les mains, certains ont retenu celle des épaules : c’est l’avis de Mālik, d’al-Shāfi‘ī et d’un groupe de savants. D’autres ont retenu celle des oreilles : c’est l’avis d’Abū Hanīfa. D’autres encore ont retenu celle de la poitrine. Toutes ces pratiques sont rapportées du Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et lui accorde le salut. Toutefois, la plus solidement établie est qu’il levait les mains à hauteur des épaules ; c’est celle que retient la majorité. Le lever des mains à hauteur des oreilles est mieux établi et plus connu que leur lever à hauteur de la poitrine.

Deuxième question

Abū Hanīfa estime qu’il n’est pas obligatoire de se tenir bien droit au sortir de l’inclination ni de se stabiliser dans l’inclination elle-même. Al-Shāfi‘ī considère cela comme obligatoire. Les disciples de Mālik ont divergé sur ce qu’implique le sens apparent de sa doctrine : s’agit-il d’une sunna ou d’une obligation ? En effet, aucun propos explicite de sa part n’a été transmis à ce sujet.

Leur divergence tient à la question suivante : faut-il se contenter d’accomplir une partie de ce que recouvre la dénomination de l’acte, ou accomplir cet acte dans son intégralité

وَالْحَدِيثُ الثَّالِثُ حَدِيثُ وَائِلِ بْنِ حُجْرٍ، وَفِيهِ زِيَادَةٌ عَلَى مَا فِي حَدِيثِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ «أَنَّهُ كَانَ يَرْفَعُ يَدَيْهِ عِنْدَ السُّجُودِ» فَمَنْ حَمَلَ الرَّفْعَ هَاهُنَا عَلَى أَنَّهُ نَدْبٌ أَوْ فَرِيضَةٌ، فَمِنْهُمْ مَنِ اقْتَصَرَ بِهِ عَلَى الْإِحْرَامِ فَقَطْ تَرْجِيحًا لِحَدِيثِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مَسْعُودٍ، وَحَدِيثِ الْبَرَاءِ بْنِ عَازِبٍ وَهُوَ مَذْهَبُ مَالِكٍ لِمُوَافَقَةِ الْعَمَلِ بِهِ، وَمِنْهُمْ مَنْ رَجَّحَ حَدِيثَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، فَرَأَى الرَّفْعَ فِي الْمَوْضِعَيْنِ (أَعْنِي: فِي الرُّكُوعِ وَفِي الِافْتِتَاحِ لِشُهْرَتِهِ) وَاتَّفَقَ الْجَمِيعُ عَلَيْهِ، وَمَنْ كَانَ رَأْيُهُ مِنْ هَؤُلَاءِ أَنَّ الرَّفْعَ فَرِيضَةٌ حَمَلَ ذَلِكَ عَلَى الْفَرِيضَةِ، وَمَنْ كَانَ رَأْيُهُ أَنَّهُ نَدْبٌ حَمَلَ ذَلِكَ عَلَى النَّدْبِ، وَمِنْهُمْ مَنْ ذَهَبَ مَذْهَبَ الْجَمْعِ وَقَالَ: إِنَّهُ يَجِبُ أَنْ تُجْمَعَ هَذِهِ الزِّيَادَاتُ بَعْضُهَا إِلَى بَعْضٍ عَلَى مَا فِي حَدِيثِ وَائِلِ بْنِ حُجْرٍ، فَإِذن الْعُلَمَاءُ ذَهَبُوا فِي هَذِهِ الْآثَارِ مَذْهَبَيْنِ: إِمَّا مَذْهَبَ التَّرْجِيحِ، وَإِمَّا مَذْهَبَ الْجَمْعِ. وَالسَّبَبُ فِي اخْتِلَافِهِمْ فِي حَمْلِ رَفْعِ الْيَدَيْنِ فِي الصَّلَاةِ: هَلْ عَلَى النَّدْبِ أَو الْفَرْضِ؟ هُوَ السَّبَبُ الَّذِي قُلْنَاهُ قَبْلُ مِنْ أَنَّ بَعْضَ النَّاسِ يَرَى الْأَصْلَ فِي أَفْعَالِهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - أَنْ تُحْمَلَ عَلَى الْوُجُوبِ حَتَّى يَدُلَّ الدَّلِيلُ عَلَى غَيْرِ ذَلِكَ، وَمِنْهُمْ مَنْ يَرَى أَنَّ الْأَصْلَ أَنْ لَا يُزَادَ فِيمَا صَحَّ بِدَلِيلٍ وَاضِحٍ مِنْ قَوْلٍ ثَابِتٍ أَوْ إِجْمَاعٍ أَنَّهُ مِنْ فَرَائِضِ الصَّلَاةِ إِلَّا بِدَلِيلٍ وَاضِحٍ، وَقَدْ تَقَدَّمَ هَذَا مِنْ قَوْلِنَا، وَلَا مَعْنَى لِتَكْرِيرِ الشَّيْءِ الْوَاحِدِ مَرَّاتٍ كَثِيرَةٍ، وَأَمَّا الْحَدُّ الَّذِي تُرْفَعُ إِلَيْهِ الْيَدَانِ، فَذَهَبَ بَعْضُهُمْ إِلَى أَنَّهُ الْمَنْكِبَانِ، وَبِهِ قَالَ مَالِكٌ، وَالشَّافِعِيُّ، وَجَمَاعَةٌ، وَذَهَبَ بَعْضُهُمْ إِلَى رَفْعِهَا إِلَى الْأُذُنَيْنِ، وَبِهِ قَالَ أَبُو حَنِيفَةَ، وَذَهَبَ بَعْضُهُمْ إِلَى رَفْعِها إِلَى الصَّدْرِ، وَكُلُّ ذَلِكَ مَرْوِيٌّ عَنِ النَّبِيِّ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ -، إِلَّا أَنَّ أَثْبَتَ مَا فِي ذَلِكَ أَنَّهُ كَانَ يَرْفَعُهُمَا حَذْوَ مَنْكِبَيْهِ وَعَلَيْهِ الْجُمْهُورُ، وَالرَّفْعُ إِلَى الْأُذُنَيْنِ أَثْبَتُ مِنَ الرَّفْعِ إِلَى الصَّدْرِ وَأَشْهَرُ. الْمَسْأَلَةُ الثَّانِيَةُ ذَهَبَ أَبُو حَنِيفَةَ إِلَى أَنَّ الِاعْتِدَالَ مِنَ الرُّكُوعِ وَفِي الرُّكُوعِ غَيْرُ وَاجِبٍ، وَقَالَ الشَّافِعِيُّ: هُوَ وَاجِبٌ، وَاخْتَلَفَ أَصْحَابُ مَالِكٍ: هَلْ ظَاهِرُ مَذْهَبِهِ يَقْتَضِي أَنْ يَكُونَ سُنَّةً أَوْ وَاجِبًا إِذْ لَمْ يُنْقَلْ عَنْهُ نَصٌّ فِي ذَلِكَ. وَالسَّبَبُ فِي اخْتِلَافِهِمْ: هَلِ الْوَاجِبُ الْأَخْذُ بِبَعْضِ مَا يَنْطَلِقُ عَلَيْهِ الِاسْمُ أَمْ بِكُلِّ ذَلِكَ الشَّيْءِ

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies