Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

de réciter la Fātiha, puis à la fin de la récitation, avant l’inclinaison. Al-Shāfi‘ī, Abū Thawr et al-Awzā‘ī soutiennent cet avis, tandis que Mālik et ses disciples, ainsi qu’Abū Hanīfa et ses disciples, le rejettent.

Leur divergence tient à leur désaccord sur l’authenticité du hadith d’Abū Hurayra, selon lequel :

« Il observait — qu’Allah le couvre d’éloges et lui accorde le salut — des pauses silencieuses dans la prière : lors de la récitation de la Fātiha et, la récitation achevée, avant l’inclinaison. »

Quatrième question

Ils divergent sur la récitation de la formule « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » au début de la récitation dans la prière. Mālik l’interdit dans la prière obligatoire, que la récitation s’y fasse à voix haute ou à voix basse, aussi bien au début de la Fātiha qu’au début des autres sourates. Il la permet toutefois dans la prière surérogatoire.

Abū Hanīfa, al-Thawrī et Ahmad disent : on la récite à voix basse avec la Fātiha dans chaque unité de prière. Al-Shāfi‘ī dit : il faut impérativement la réciter, à voix haute lorsque la récitation se fait à voix haute, et à voix basse lorsqu’elle se fait à voix basse. Selon lui, elle constitue un verset de la Fātiha. Ahmad, Abū Thawr et Abū ‘Ubayd partagent ce dernier avis.

Deux positions sont rapportées d’al-Shāfi‘ī quant à savoir si elle constitue un verset de chaque sourate, ou seulement de la sourate al-Naml (« Les Fourmis ») et de la Fātiha.

Cette divergence tient à deux choses : premièrement, les différences entre les traditions rapportées à ce sujet ; deuxièmement, leur désaccord sur la question de savoir si la formule « Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux » constitue ou non un verset de la Fātiha.

Parmi les traditions invoquées par ceux qui ne retiennent pas sa récitation figure le hadith d’Ibn Mughaffal, qui dit :

« Mon père m’entendit réciter : “Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.” Il me dit : “Mon fils, garde-toi de l’innovation ! J’ai prié avec le Messager d’Allah — qu’Allah le couvre d’éloges et lui accorde le salut —, Abū Bakr et ‘Umar, et je n’ai entendu aucun d’eux la réciter.” »

Abū ‘Umar ibn ‘Abd al-Barr dit : Ibn Mughaffal est un homme inconnu.

Parmi ces traditions figure également celle que Mālik rapporte d’Anas, qui dit :

« J’ai prié derrière Abū Bakr, ‘Umar et ‘Uthmān — qu’Allah les agrée — : aucun d’eux ne récitait “Au nom d’Allah” lorsqu’ils commençaient la prière. »

Abū ‘Umar dit : dans certaines versions, il déclare :

« J’ai prié derrière le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et lui accorde le salut —, et il ne récitait pas “Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux”. »

Abū ‘Umar dit : toutefois, les spécialistes du hadith ont déclaré, au sujet de ce hadith d’Anas, que sa transmission présente des divergences telles qu’il ne peut servir de preuve. En effet, tantôt il était rapporté d’après lui en le faisant remonter au Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et lui accorde le salut —, et tantôt il n’était pas

مِنْ قِرَاءَةِ أُمِّ الْقُرْآنِ وَإِذَا فَرَغَ مِنِ الْقِرَاءَةِ قَبْلَ الرُّكُوعِ، وَمِمَّنْ قَالَ بِهَذَا الْقَوْلِ الشَّافِعِيُّ، وَأَبُو ثَوْرٍ، وَالْأَوْزَاعِيُّ، وَأَنْكَرَ ذَلِكَ مَالِكٌ، وَأَصْحَابُهُ، وَأَبُو حَنِيفَةَ، وَأَصْحَابُهُ. وَسَبَبُ اخْتِلَافِهِمْ: اخْتِلَافُهُمْ فِي تَصْحِيحِ حَدِيثِ أَبِي هُرَيْرَةَ أَنَّهُ قَالَ: «كَانَتْ لَهُ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - سَكَتَاتٍ فِي الصلَاة: حِينَ يَقْرَأُ فَاتِحَةَ الْكِتَابِ، وَإِذَا فَرَغَ مِنَ الْقِرَاءَةِ قَبْلَ الرُّكُوعِ» . " الْمَسْأَلَةُ الرَّابِعَةُ اخْتَلَفُوا فِي قِرَاءَةِ بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ فِي افْتِتَاحِ الْقِرَاءَةِ فِي الصَّلَاةِ، فَمَنَعَ ذَلِكَ مَالِكٌ فِي الصَّلَاةِ الْمَكْتُوبَةِ جَهْرًا كَانَتْ أَوْ سِرًّا، لَا فِي اسْتِفْتَاحِ أُمِّ الْقُرْآنِ، وَلَا فِي غَيْرِهَا مِنَ السِّوَرِ، وَأَجَازَ ذَلِكَ فِي النَّافِلَةِ. وَقَالَ أَبُو حَنِيفَةَ، وَالثَّوْرِيُّ، وَأَحْمَدُ: يَقْرَؤُهَا مَعَ أُمِّ الْقُرْآنِ فِي كُلِّ رَكْعَةٍ سِرًّا، وَقَالَ الشَّافِعِيُّ: يَقْرَؤُهَا وَلَا بُدَّ فِي الْجَهْرِ جَهْرًا، وَفِي السِّرِّ سِرًّا، وَهِيَ عِنْدَهُ آيَةٌ مِنْ فَاتِحَةِ الْكِتَابِ، وَبِهِ قَالَ أَحْمَدُ، وَأَبُو ثَوْرٍ، وَأَبُو عُبَيْدٍ. وَاخْتَلَفَ قَوْلُ الشَّافِعِيِّ هَلْ هِيَ آيَةٌ مِنْ كُلِّ سُورَةٍ؟ أَمْ إِنَّمَا هِيَ آيَةٌ مِنْ سُورَةِ النَّمْلِ فَقَطْ، وَمِنْ فَاتِحَةِ الْكِتَابِ؟ فَرُوِيَ عَنْهُ الْقَوْلَانِ جَمِيعًا. وَسَبَبُ الْخِلَافِ فِي هَذَا آيِلٌ إِلَى شَيْئَيْنِ: أَحَدُهُمَا: اخْتِلَافُ الْآثَارِ فِي هَذَا الْبَابِ. وَالثَّانِي: اخْتِلَافُهُمْ: هَلْ بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ آيَةٌ مِنْ فَاتِحَةِ الْكِتَابِ أَمْ لَا؟ فَأَمَّا الْآثَارُ الَّتِي احْتَجَّ بِهَا مَنْ أَسْقَطَ ذَلِكَ، فَمِنْهَا حَدِيثُ ابْنِ مُغَفَّلٍ قَالَ «سَمِعَنِي أَبِي وَأَنَا أَقْرَأُ بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ، فَقَالَ: يَا بُنَيَّ إِيَّاكَ، وَالْحَدَثَ، فَإِنِّي صَلَّيْتُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - وَأَبِي بَكْرٍ، وَعُمَرَ، فَلَمْ أَسْمَعْ رَجُلًا مِنْهُمْ يَقْرَؤُهَا» قَالَ أَبُو عُمَرَ بْنُ عَبْدِ الْبَرِّ: ابْنُ مُغَفَّلٍ رَجُلٌ مَجْهُولٌ. وَمِنْهَا مَا رَوَاهُ مَالِكٌ مِنْ حَدِيثِ أَنَسٍ أَنَّهُ قَالَ: " قُمْتُ وَرَاءَ أَبِي بَكْرٍ وَعُمَرَ وَعُثْمَانَ - رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمْ - فَكُلُّهُمْ كَانَ لَا يَقْرَأُ بِسْمِ اللَّهِ إِذَا افْتَتَحُوا الصَّلَاةَ " قَالَ أَبُو عُمَرَ: وَفِي بَعْضِ الرِّوَايَاتِ أَنَّهُ قَالَ: «قمت خَلْفَ النَّبِيِّ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - فَكَانَ لَا يَقْرَأُ بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ» قَالَ أَبُو عُمَرَ: إِلَّا أَنَّ أَهْلَ الْحَدِيثِ قَالُوا فِي حَدِيثِ أَنَسٍ هَذَا: إِنَّ النَّقْلَ فِيهِ مُضْطَرِبٌ اضْطِرَابًا لَا تَقُومُ بِهِ حُجَّةٌ، وَذَلِكَ أَنَّ مَرَّةً رُوِيَ عَنْهُ مَرْفُوعًا إِلَى النَّبِيِّ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - وَمَرَّةً لَمْ

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