Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

Quant à ceux qui écartent les récits lorsqu’ils se contredisent, s’ils admettent le maintien du jugement établi par consensus et accord, ils n’autorisent aucunement la prière à l’intérieur de la Maison sacrée. S’ils n’admettent pas le maintien du jugement établi par consensus, il faut alors examiner de nouveau si l’on peut qualifier de « tourné vers la Maison sacrée » celui qui prie à l’intérieur de la Kaaba. Ceux qui admettent cette qualification autorisent cette prière ; ceux qui ne l’admettent pas — et c’est l’avis le plus manifeste — ne l’autorisent pas.

Tous les savants s’accordent sur le caractère recommandé d’un écran placé devant le fidèle, dans la direction de la prière, qu’il prie seul ou en tant qu’imam. Cela repose sur cette parole du Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et lui accorde le salut :

« Lorsque l’un de vous place devant lui un objet semblable au dossier d’une selle, qu’il prie. »

Ils divergent toutefois sur le fait de tracer une ligne lorsque le fidèle ne trouve pas d’écran. La majorité estime qu’il n’a pas à en tracer, tandis qu’Ahmad ibn Hanbal considère qu’il doit tracer une ligne devant lui.

Cette divergence tient à leur désaccord sur l’authenticité du récit relatif à cette ligne. Il s’agit du récit transmis par Abū Hurayra, selon lequel le Prophète — qu’Allah le couvre d’éloges et lui accorde le salut — a dit :

« Lorsque l’un de vous prie, qu’il place quelque chose devant lui. À défaut, qu’il dresse un bâton. S’il n’a pas de bâton avec lui, qu’il trace une ligne ; celui qui passe devant lui ne lui nuira pas. »

Ce hadith est rapporté par Abū Dāwūd. Ahmad ibn Hanbal le jugeait authentique, contrairement à al-Shāfi‘ī. Il a également été rapporté « qu’il — qu’Allah le couvre d’éloges et lui accorde le salut — pria sans écran ». Le hadith établi rapporte toutefois « qu’on sortait pour lui une courte lance ».

Tels sont, dans leur ensemble, les principes de ce chapitre, qui comprend quatre questions.

[CHAPITRE QUATRE DE LA DEUXIÈME PARTIE : COUVRIR LES PARTIES INTIMES ET SE VÊTIR POUR LA PRIÈRE]

[PREMIÈRE SECTION : COUVRIR LES PARTIES INTIMES]

Chapitre quatre de la deuxième partie. Ce chapitre se divise en deux sections : la première traite du fait de couvrir les parties intimes ; la seconde, de la tenue vestimentaire suffisante pour la prière.

Première section. Les savants s’accordent sur l’obligation générale de couvrir les parties intimes ; ils divergent toutefois sur le point de savoir si cela constitue une condition de validité de

وَمَنْ ذَهَبَ مَذْهَبَ سُقُوطِ الْأَثَرِ عِنْدَ التَّعَارُضِ، فَإِنْ كَانَ مِمَّنْ يَقُولُ بِاسْتِصْحَابِ حُكْمِ الْإِجْمَاعِ وَالِاتِّفَاقِ لَمْ يُجِزِ الصَّلَاةَ دَاخِلَ الْبَيْتِ أَصْلًا، وَإِنْ كَانَ مِمَّنْ لَا يَرَى اسْتِصْحَابَ حُكْمِ الْإِجْمَاعِ عَادَ النَّظَرُ فِي انْطِلَاقِ اسْمِ الْمُسْتَقْبِلِ لِلْبَيْتِ عَلَى مَنْ صَلَّى دَاخِلَ الْكَعْبَةِ، فَمَنْ جَوَّزَهُ أَجَازَ الصَّلَاةَ، وَمَنْ لَمْ يُجَوِّزْهُ، وَهُوَ الْأَظْهَرُ، لَمْ يُجِزِ الصَّلَاةَ فِي الْبَيْتِ، وَاتَّفَقَ الْعُلَمَاءُ بِأَجْمَعِهِمْ عَلَى اسْتِحْبَابِ السُّتْرَةِ بَيْنَ الْمُصَلِّي وَالْقِبْلَةِ إِذَا صَلَّى مُنْفَرِدًا كَانَ أَوْ إِمَامًا، وَذَلِكَ لِقَوْلِهِ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ -: «إِذَا وَضَعَ أَحَدُكُمْ بَيْنَ يَدَيْهِ مِثْلَ مُؤَخَّرَةِ الرَّحْلِ فَلْيُصَلِّ» وَاخْتَلَفُوا فِي الْخَطِّ إِذَا لَمْ يَجِدْ سُتْرَةً، فَقَالَ الْجُمْهُورُ: لَيْسَ عَلَيْهِ أَنْ يَخُطَّ. وَقَالَ أَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ: يَخُطُّ خَطًّا بَيْنَ يَدَيْهِ. وَسَبَبُ اخْتِلَافِهِمْ اخْتِلَافُهُمْ فِي تَصْحِيحِ الْأَثَرِ الْوَارِدِ فِي الْخَطِّ، وَالْأَثَرُ رَوَاهُ أَبُو هُرَيْرَةَ أَنَّهُ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - قَالَ: «إِذَا صَلَّى أَحَدُكُمْ فَلْيَجْعَلْ تِلْقَاءَ وَجْهِهِ شَيْئًا، فَإِنْ لَمْ يَكُنْ فَلْيَنْصِبْ عَصًا، فَإِنْ لَمْ تَكُنْ مَعَهُ عَصًا فَلْيَخُطَّ خَطًّا وَلَا يَضُرُّهُ مَنْ مَرَّ بَيْنَ يَدَيْهِ» خَرَّجَهُ أَبُو دَاوُدَ. وَكَانَ أَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ يُصَحِّحُهُ، وَالشَّافِعِيُّ لَا يُصَحِّحُهُ، وَقَدْ رُوِيَ «أَنَّهُ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - صَلَّى لِغَيْرِ سُتْرَةٍ» وَالْحَدِيثُ الثَّابِتُ «أَنَّهُ كَانَ يُخْرَجُ لَهُ الْعَنَزَةُ» . فَهَذِهِ جُمْلَةُ قَوَاعِدِ هَذَا الْبَابِ وَهِيَ أَرْبَعُ مَسَائِلَ. [الْبَابُ الرَّابِعُ مِنَ الْجُمْلَةِ الثَّانِيَةِ فِي سَتْرِ الْعَوْرَةِ وَاللِّبَاسِ فِي الصَّلَاةِ] [الْفَصْلُ الْأَوَّلُ سَتْرُ الْعَوْرَةِ] الْبَابُ الرَّابِعُ مِنَ الْجُمْلَةِ الثَّانِيَةِ وَهَذَا الْبَابُ يَنْقَسِمُ إِلَى فَصْلَيْنِ: أَحَدُهُمَا: فِي سَتْرِ الْعَوْرَةِ. وَالثَّانِي: فِيمَا يُجْزِئُ مِنَ اللِّبَاسِ فِي الصَّلَاةِ. الْفَصْلُ الْأَوَّلُ ; اتَّفَقَ الْعُلَمَاءُ عَلَى أَنَّ سَتْرَ الْعَوْرَةِ فَرْضٌ بِإِطْلَاقٍ، وَاخْتَلَفُوا هَلْ هُوَ شَرْطٌ مِنْ شُرُوطِ صِحَّةِ

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