Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

dont la portée se limite au cas particulier, ou d’un énoncé particulier auquel est donnée une portée générale ? Ceux qui comprennent que seules sont visées les prières de l’après-midi et de l’aube, expressément mentionnées, considèrent qu’il s’agit d’un énoncé particulier visant uniquement ces cas particuliers. Ceux qui comprennent que ne sont pas seulement visées les prières de l’après-midi et de l’aube, mais toutes les prières obligatoires, considèrent qu’il s’agit d’un énoncé particulier de portée générale. Dès lors, il n’existe ici aucune preuve décisive établissant que les prières obligatoires constituent l’exception à ce que recouvre l’expression « prière manquée ». De même, il n’existe absolument aucune preuve, décisive ou non, permettant d’exclure les périodes particulières mentionnées dans les hadiths d’interdiction de l’ensemble des moments visés par les hadiths prescrivant la prière, plutôt que d’exclure les prières particulières expressément mentionnées dans ces derniers de l’ensemble des prières visées par les hadiths d’interdiction.

Cela est clair : lorsque deux hadiths s’opposent et que chacun comporte un élément général et un élément particulier, on ne peut privilégier l’un des deux sans preuve. Je veux dire par là : soustraire le cas particulier mentionné dans l’un à la règle générale énoncée dans l’autre, ou inversement. Cela est clair, et Allah sait mieux.

[Deuxième chapitre : de l’adhān (appel à la prière) et de l’iqāma (annonce du commencement de la prière)]
[Première section : l’adhān]
[Première partie de la première section du deuxième chapitre : les modalités de l’adhān]

Deuxième chapitre : de l’adhān et de l’iqāma

Ce chapitre se divise lui aussi en deux sections :
La première porte sur l’adhān.
La seconde porte sur l’iqāma.

Première section

Le propos de cette section se répartit en cinq parties :
La première : ses modalités.
La deuxième : son statut juridique.
La troisième : son moment.
La quatrième : ses conditions.
La cinquième : ce que dit celui qui l’entend.

Première partie de la première section du deuxième chapitre : les modalités de l’adhān

Les savants divergent sur la manière de prononcer l’adhān, selon quatre formes bien connues.

La première consiste à prononcer deux fois le takbīr (proclamation de la grandeur d’Allah), quatre fois chacune des deux attestations de foi et deux fois chacune des autres formules. C’est la position des gens de Médine, celle de Mālik

أُرِيدَ بِهِ الْخَاصُّ؟ أَمْ مِنْ بَابِ الْخَاصِّ أُرِيدَ بِهِ الْعَامُّ؟ وَذَلِكَ أَنَّ مَنْ رَأَى أَنَّ الْمَفْهُومَ مِنْ ذَلِكَ هِيَ صَلَاةُ الْعَصْرِ وَالصُّبْحِ فَقَطِ الْمَنْصُوصُ عَلَيْهِمَا، فَهُوَ عِنْدَهُ مِنْ بَابِ الْخَاصِّ أُرِيدَ بِهِ الْخَاصُّ، وَمَنْ رَأَى أَنَّ الْمَفْهُومَ مِنْ ذَلِكَ لَيْسَ هُوَ صَلَاةَ الْعَصْرِ فَقَطْ، وَلَا الصُّبْحِ بَلْ هِيَ جَمِيعُ الصَّلَاةِ الْمَفْرُوضَةِ، فَهُوَ عِنْدَهُ مِنْ بَابِ الْخَاصِّ أُرِيدَ بِهِ الْعَامُّ، وَإِذَا كَانَ ذَلِكَ كَذَلِكَ فَلَيْسَ هَاهُنَا دَلِيلٌ قَاطِعٌ عَلَى أَنَّ الصَّلَوَاتِ الْمَفْرُوضَةَ هِيَ الْمُسْتَثْنَاةُ مِنِ اسْمِ الصَّلَاةِ الْفَائِتَةِ، كَمَا أَنَّهُ لَيْسَ هَاهُنَا دَلِيلٌ أَصْلًا لَا قَاطِعٌ وَلَا غَيْرُ قَاطِعٍ عَلَى اسْتِثْنَاءِ الزَّمَانِ الْخَاصِّ الْوَارِدِ فِي أَحَادِيثِ النَّهْيِ مِنَ الزَّمَانِ الْعَامِّ الْوَارِدِ فِي أَحَادِيثِ الْأَمْرِ دُونَ اسْتِثْنَاءِ الصَّلَاةِ الْخَاصَّةِ الْمَنْطُوقِ بِهَا فِي أَحَادِيثِ الْأَمْرِ مِنَ الصَّلَاةِ الْعَامَّةِ الْمَنْطُوقِ بِهَا فِي أَحَادِيثِ النَّهْيِ. وَهَذَا بَيِّنٌ، فَإِنَّهُ إِذَا تَعَارَضَ حَدِيثَانِ فِي كُلِّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا عَامٌّ وَخَاصٌّ لَمْ يَجِبْ أَنْ يُصَارَ إِلَى تَغْلِيبِ أَحَدِهِمَا إِلَّا بِدَلِيلٍ أَعْنِي اسْتِثْنَاءَ خَاصِّ هَذَا مِنْ عَامِّ ذَاكَ أَوْ خَاصِّ ذَاكَ مِنْ عَامِّ هَذَا، وَذَلِكَ بَيِّنٌ وَاللَّهُ أَعْلَمُ. [الْبَابُ الثَّانِي فِي مَعْرِفَةِ الْأَذَانِ وَالْإِقَامَةِ] [الْفَصْلُ الْأَوَّلُ الْأَذَانُ] [الْقِسْمُ الْأَوَّلُ مِنَ الْفَصْلِ الْأَوَّلِ مِنَ الْبَابِ الثَّانِي فِي صِفَةِ الْأَذَانِ] الْبَابُ الثَّانِي: فِي مَعْرِفَةِ الْأَذَانِ وَالْإِقَامَةِ هَذَا الْبَابُ يَنْقَسِمُ أَيْضًا إِلَى فَصْلَيْنِ: الْأَوَّلُ: فِي الْأَذَانِ. وَالثَّانِي: فِي الْإِقَامَةِ. الْفَصْلُ الْأَوَّلُ هَذَا الْفَصْلُ يَنْحَصِرُ الْكَلَامُ فِيهِ فِي خَمْسَةِ أَقْسَامٍ: الْأَوَّلُ: صِفَتُهُ. الثَّانِي: فِي حُكْمِهِ. الثَّالِثُ: فِي وَقْتِهِ. الرَّابِعُ: فِي شُرُوطِهِ. الْخَامِسُ: فِيمَا يَقُولُهُ السَّامِعُ لَهُ. الْقِسْمُ الْأَوَّلُ مِنَ الْفَصْلِ الْأَوَّلِ مِنَ الْبَابِ الثَّانِي: فِي صِفَةِ الْأَذَانِ اخْتَلَفَ الْعُلَمَاءُ فِي الْأَذَانِ عَلَى أَرْبَعِ صِفَاتٍ مَشْهُورَةٍ: إِحْدَاهَا: تَثْنِيَةُ التَّكْبِيرِ فِيهِ وَتَرْبِيعُ الشَّهَادَتَيْنِ وَبَاقِيهِ مُثَنًّى، وَهُوَ مَذْهَبُ أَهْلِ الْمَدِينَةِ مَالِكٍ

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