Bidayat al-MujtahidIbn Rushd

du côté ouest — ‘Umar ibn al-Khattāb sortait lorsque l’ombre du mur recouvrait entièrement le tapis —, et qu’il rapportait également d’Abū Hurayra que « le Messager d’Allah — que la bénédiction et le salut soient sur lui — avait interdit de prier au milieu du jour jusqu’au déclin du soleil, sauf le vendredi », il exempta le vendredi de cette interdiction. La pratique observée à l’époque de ‘Umar renforçait à ses yeux ce récit, bien qu’il le considérât comme faible.

Quant à ceux qui accordèrent la prépondérance au récit authentiquement établi sur cette question, ils maintinrent l’interdiction de principe.

Leur divergence concernant la prière après celle de l’après-midi tient à l’opposition entre les récits authentiquement établis à ce sujet. Deux hadiths s’opposent en effet sur cette question.

Le premier est celui d’Abū Hurayra, dont l’authenticité fait l’objet d’un accord :

« Le Messager d’Allah — que la bénédiction et le salut soient sur lui — a interdit de prier après la prière de l’après-midi jusqu’au coucher du soleil, et après la prière de l’aube jusqu’au lever du soleil. »

Le second est celui de ‘Ā’isha, qui a dit :

« Le Messager d’Allah — que la bénédiction et le salut soient sur lui — n’a jamais délaissé chez moi, ni en privé ni en public, deux prières : deux unités de prière avant celle de l’aube et deux après celle de l’après-midi. »

Ceux qui accordèrent la prépondérance au hadith d’Abū Hurayra retinrent l’interdiction. Ceux qui privilégièrent le hadith de ‘Ā’isha, ou le considérèrent comme abrogeant le premier parce qu’il décrivait la pratique que le Prophète — que la bénédiction et le salut soient sur lui — avait maintenue jusqu’à sa mort, retinrent l’autorisation.

Le hadith d’Umm Salama s’oppose à celui de ‘Ā’isha. Il rapporte :

« Elle vit le Messager d’Allah — que la bénédiction et le salut soient sur lui — accomplir deux unités de prière après celle de l’après-midi. Elle l’interrogea à ce sujet et il répondit : “Des gens de ‘Abd al-Qays sont venus me voir et m’ont occupé au point de m’empêcher d’accomplir les deux unités de prière qui suivent celle de midi. Ce sont ces deux unités que je viens d’accomplir.” »

Deuxième question

Les savants divergent sur les prières qu’il n’est pas permis d’accomplir durant ces périodes. Abū Hanīfa et ses disciples considèrent qu’aucune prière n’y est permise : ni prière obligatoire à rattraper, ni prière relevant de la sunna, ni prière surérogatoire, à l’exception de la prière de l’après-midi du jour même. Ils disent en effet que celui qui l’a oubliée peut la rattraper au coucher du soleil.

Mālik et al-Shāfi‘ī s’accordent sur la possibilité de rattraper les prières obligatoires durant ces périodes. Al-Shāfi‘ī considère que seules y sont interdites les prières surérogatoires accomplies sans motif particulier, tandis que les prières relevant de la sunna, telle la prière funéraire, y sont permises.

Mālik partage son avis concernant les prières relevant de la sunna après la prière de l’après-midi et après celle de l’aube. Il s’oppose toutefois à lui concernant les prières accomplies pour un motif particulier, telles les deux unités de salutation de la mosquée : al-Shāfi‘ī autorise ces deux unités après la prière de l’après-midi et après celle de l’aube, tandis que Mālik ne les autorise pas. Les avis rapportés de Mālik divergent quant à l’autorisation des prières relevant de la sunna au moment du

الْغَرْبِيِّ، فَإِذَا غَشِيَ الطُّنْفُسَةَ كُلَّهَا ظِلُّ الْجِدَارِ خَرَجَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ مَعَ مَا رَوَاهُ أَيْضًا عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ " أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ -: «نَهَى عَنِ الصَّلَاةِ نِصْفَ النَّهَارِ حَتَّى تَزُولَ الشَّمْسُ إِلَّا يَوْمَ الْجُمُعَةِ» اسْتَثْنَى مِنْ ذَلِكَ النَّهْيِ يَوْمَ الْجُمُعَةِ، وَقَوَّى هَذَا الْأَثَرَ عِنْدَهُ الْعَمَلُ فِي أَيَّامِ عُمَرَ بِذَلِكَ، وَإِنْ كَانَ الْأَثَرُ عِنْدَهُ ضَعِيفًا. وَأَمَّا مَنْ رَجَّحَ الْأَثَرَ الثَّابِتَ فِي ذَلِكَ، فَبَقِيَ عَلَى أَصْلِهِ فِي النَّهْيِ. وَأَمَّا اخْتِلَافُهُمْ فِي الصَّلَاةِ بَعْدَ صَلَاةِ الْعَصْرِ فَسَبَبُهُ تَعَارُضُ الْآثَارِ الثَّابِتَةِ فِي ذَلِكَ، وَذَلِكَ أَنَّ فِي ذَلِكَ حَدِيثَيْنِ مُتَعَارِضَيْنِ: أَحَدُهُمَا حَدِيثُ أَبِي هُرَيْرَةَ الْمُتَّفَقِ عَلَى صِحَّتِهِ " أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - «نَهَى عَنِ الصَّلَاةِ بَعْدَ الْعَصْرِ حَتَّى تَغْرُبَ الشَّمْسُ، وَعَنِ الصَّلَاةِ بَعْدَ الصُّبْحِ حَتَّى تَطْلُعَ الشَّمْسُ» . وَالثَّانِي: حَدِيثُ عَائِشَةَ قَالَتْ: «مَا تَرَكَ رَسُولُ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - صَلَاتَيْنِ فِي بَيْتِي قَطُّ سِرًّا وَلَا عَلَانِيَةً: رَكْعَتَيْنِ قَبْلَ الْفَجْرِ، وَرَكْعَتَيْنِ بَعْدَ الْعَصْرِ» . فَمَنْ رَجَّحَ حَدِيثَ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَ بِالْمَنْعِ، وَمَنْ رَجَّحَ حَدِيثَ عَائِشَةَ أَوْ رَآهُ نَاسِخًا ; لِأَنَّهُ الْعَمَلُ الَّذِي مَاتَ عَلَيْهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - قَالَ بِالْجَوَازِ. وَحَدِيثُ أُمِّ سَلَمَةَ يُعَارِضُ حَدِيثَ عَائِشَةَ، وَفِيهِ «أَنَّهَا رَأَتْ رَسُولَ اللَّهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - يُصَلِّي رَكْعَتَيْنِ بَعْدَ الْعَصْرِ، فَسَأَلَتْهُ عَنْ ذَلِكَ فَقَالَ: إِنَّهُ أَتَانِي نَاسٌ مِنْ عَبْدِ الْقَيْسِ، فَشَغَلُونِي عَنِ الرَّكْعَتَيْنِ اللَّتَيْنِ بَعْدَ الظُّهْرِ وَهُمَا هَاتَانِ» . الْمَسْأَلَةُ الثَّانِيَةُ: ; اخْتَلَفَ الْعُلَمَاءُ فِي الصَّلَاةِ الَّتِي لَا تَجُوزُ فِي هَذِهِ الْأَوْقَاتِ فَذَهَبَ أَبُو حَنِيفَةَ وَأَصْحَابُهُ إِلَى أَنَّهَا لَا تَجُوزُ فِي هَذِهِ الْأَوْقَاتِ صَلَاةٌ بِإِطْلَاقٍ لَا فَرِيضَةٌ مَقْضِيَّةٌ وَلَا سُنَّةٌ وَلَا نَافِلَةٌ إِلَّا عَصْرَ يَوْمِهِ، قَالُوا: فَإِنَّهُ يَجُوزُ أَنْ يَقْضِيَهُ عِنْدَ غُرُوبِ الشَّمْسِ إِذَا نَسِيَهُ. وَاتَّفَقَ مَالِكٌ وَالشَّافِعِيُّ أَنَّهُ يَقْضِي الصَّلَوَاتِ الْمَفْرُوضَةَ فِي هَذِهِ الْأَوْقَاتِ، وَذَهَبَ الشَّافِعِيُّ إِلَى أَنَّ الصَّلَوَاتِ الَّتِي لَا تَجُوزُ فِي هَذِهِ الْأَوْقَاتِ هِيَ النَّوَافِلُ فَقَطِ الَّتِي تُفْعَلُ لِغَيْرِ سَبَبٍ، وَأَنَّ السُّنَنَ مِثْلُ صَلَاةِ الْجِنَازَةِ تَجُوزُ فِي هَذِهِ الْأَوْقَاتِ، وَوَافَقَهُ مَالِكٌ فِي ذَلِكَ بَعْدَ الْعَصْرِ وَبَعْدَ الصُّبْحِ: أَعْنِي فِي السُّنَنِ، وَخَالَفَهُ فِي الَّتِي تُفْعَلُ لِسَبَبٍ مِثْلَ رَكْعَتَيِ الْمَسْجِدِ، فَإِنَّ الشَّافِعِيَّ يُجِيزُ هَاتَيْنِ الرَّكْعَتَيْنِ بَعْدَ الْعَصْرِ وَبَعْدَ الصُّبْحِ، وَلَا يُجِيزُ ذَلِكَ مَالِكٌ، وَاخْتَلَفَ قَوْلُ مَالِكٍ فِي جَوَازِ السُّنَنِ عِنْدَ

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