al-Sharḥ al-Kabīr wa-Ḥāshiyat al-DusūqīMohamed Ibn Ahmad al-Dusuqi

Faute de quoi, la reprise n’est plus considérée comme une sunna. S’il reste sur la main une humidité ne permettant d’accomplir qu’une partie du retour, la question se pose : suffit-il de passer la main à la mesure de cette simple humidité – et c’est là l’opinion la plus apparente – ou bien la sunna tombe-t-elle complètement ?

Huitièmement : le respect de l’ordre des obligations. Il s’agit de laver d’abord le visage, puis les avant-bras, d’essuyer ensuite la tête, avant de laver les pieds. Si l’on inverse cet ordre, le membre obligatoire accompli hors de sa place prescrite doit être repris, à titre de sunna, une seule fois et isolément, sans ses suivants, lorsqu’il s’est écoulé un laps de temps jugé long – correspondant au dessèchement du dernier membre dans un climat tempéré. Tout cela vaut si l’inversion est due à l’oubli ; si elle est intentionnelle, fût-ce par ignorance, il est alors recommandé de recommencer toute l’ablution.

Ainsi, celui qui, par inadvertance, commence par essuyer la tête et ne s’en souvient qu’après un long intervalle répétera ce seul essuyage, pourvu qu’il veuille prier avec cette ablution ou demeurer en état de pureté ; sinon, il appliquera la règle au moment voulu. Selon l’avis retenu, le membre obligatoire déplacé est donc repris une fois en qualité de sunna, de même que – à titre recommandé – le membre qui le suit, chacun une seule fois, que l’inversion ait été volontaire ou non.

Exemple : s’il lave d’abord ses avant-bras, puis son visage, essuie sa tête et lave ses pieds, puis se rappelle aussitôt, il recommencera le lavage des avant-bras, renouvellera l’essuyage de la tête et lavera les pieds, une fois chacun, qu’il ait agi sciemment ou non. S’il ne s’en avise qu’après un long délai, il se contentera de répéter le lavage des avant-bras une fois si l’erreur était due à l’oubli ; si elle était délibérée, il recommencera l’ablution depuis le début, comme indiqué plus haut.

Quiconque omet un acte obligatoire des ablutions – la même règle valant pour le grand lavage, à l’exception de l’intention – ou laisse, de façon certaine ou probable, une tache non lavée, pour peu qu’il ne souffre pas d’obsessions scrupuleuses, doit y remédier immédiatement après s’en être souvenu : c’est une obligation ; autrement, son ablution devient nulle. Il le fait avec l’intention de compléter son ablution et la prière qu’il aurait accomplie avec celle-ci déficiente. Cela vaut lorsque l’omission est purement fortuite, quelle que soit la durée écoulée, ou lorsqu’elle est délibérée ou due à l’incapacité sans qu’un laps de temps long ne soit intervenu. Dans le cas contraire, l’ablution est caduque pour rupture de continuité ; on accomplit alors obligatoirement l’acte omis et, de façon recommandée, ceux qui le suivent dans les trois situations de proximité, tandis que, dans le cas d’un long intervalle dû à l’oubli, on se limite à l’acte manqué.

Quant à celui qui délaisse une sunna – à coup sûr ou par simple présomption, comme un doute non maladif – parmi les sunan des ablutions autres que l’ordre, sans qu’un autre acte puisse en tenir lieu et sans l’avoir accomplie de manière réprouvée…

[Commentaire de al-Dusūqī] : ʿAbd al-Raḥmân al-Ujhurî, aïeul de ʿAjj. Leurs propos se résument ainsi : quand la chevelure est longue, on ne l’essuie que deux fois : une pour l’obligation et une pour la sunna ; introduire la main sous les cheveux lors du retour constitue la sunna. C’est ce qu’indiquent les diverses transmissions rapportées d’Ibn…

(« Faute de quoi, ce n’est plus sunna »). Il est alors déconseillé de prendre une eau nouvelle pour le retour ; aussi, si l’on l’oublie jusqu’à avoir pris l’eau destinée aux pieds, on ne revient pas sur ce passage, et le retour n’a pas la valeur d’une seconde ablution, car la zone essuyée une seconde fois n’est pas identique à la première, contrairement à la seconde ablution d’un membre lavé. Dès lors, la seconde ablution est moins exigeante que le retour de l’essuyage.

(« Et c’est l’opinion la plus apparente ») – en référence à la parole du Prophète, paix et salut sur lui : « Lorsque je vous ordonne une chose, accomplissez-la selon vos possibilités. »

(« S’il inverse ») – c’est-à-dire qu’il accomplit un des actes obligatoires avant sa place.

(« Le membre inversé est repris… ») – En résumé, lorsque l’on inverse un acte obligatoire de l’ablution, deux cas se présentent : inversion par oubli ou volontaire ; et, pour chacun, rappel proche ou tardif. S’il se rappelle immédiatement, il reprend le membre inversé une fois, à titre de sunna – certains disent trois – et refait, à titre recommandé, chacun des membres suivants une fois, qu’il ait inversé volontairement ou non. Si l’intervalle est long, il ne reprend qu’une fois le membre inversé, sans ceux qui suivent, si l’erreur était involontaire ; si elle était volontaire et l’intervalle long, il recommence l’ablution dans son intégralité.

(« et non la sunna ») – la sunna inversée n’a jamais à être refaite, que l’intervalle soit long ou court, que l’inversion soit volontaire ou involontaire.

(« … conformément à ce qui précède ») – c’est-à-dire selon le critère du dessèchement du dernier membre.

(« une fois, selon l’avis retenu ») – comme l’ont dit les shaykhs Sâlim et al-Tiḫḫîḫî, avis adopté par Ṭafâ qui juge inutile de répéter trois fois un membre déjà lavé trois fois correctement ; la reprise vise uniquement à rétablir la sunna. L’opinion contraire, soutenue par ʿAjj, veut qu’en cas de rappel immédiat le membre inversé soit repris trois fois, une seule fois en cas de rappel tardif ; Ṭafâ dit ne l’avoir vu nulle part ailleurs.

(« qu’il l’ait fait par oubli ou volontairement ») – c’est l’avis qui concorde avec ce qu’Ibn Rušd rapporte de la Mudawwana ; Ibn Râšid le considère comme l’opinion la plus sûre.

(« Il répète alors les avant-bras ») – une seule fois, selon l’avis retenu, et non trois.

(« ou une tache ») – conjonction avec « un acte obligatoire ».

(« Il l’accomplit ») – il exécute l’acte omis et lave la tache.

(« Faute de quoi, son ablution est caduque ») – c’est-à-dire s’il tarde à réparer son omission ; les juristes divergent sur l’excuse accordée à un second oubli. De l’acceptation de ce second oubli, Sahnûn déduit le cas suivant : quelqu’un accomplit les cinq prières avec cinq ablutions, ou les quatre premières avec une seule et la prière du soir avec une autre, puis se rappelle avoir omis l’essuyage de la tête dans l’une d’elles sans savoir laquelle ; il accomplit l’essuyage et recommence les cinq. S’il oublie encore et les refait sans l’essuyage, il l’accomplira et ne répétera que la prière du soir ; en effet, si la lacune concerne l’ablution de cette prière, le défaut est manifeste, sinon, les autres auront été refaites correctement.

(« avec l’intention de compléter son ablution ») – complément du verbe « il l’accomplit ».

(« et la prière qu’il avait faite avec un wudu défectueux ») – c’est-à-dire au moyen de cette ablution déficiente.

(« Cela ») – c’est-à-dire le fait d’accomplir l’acte omis sans que l’ablution devienne caduque.

(« lorsque l’omission est purement fortuite ») – parce qu’il a été établi que la continuité n’est pas exigée de l’oubliant.

(« De même si l’omission est intentionnelle… ») – il exécute alors l’acte manqué sans renouveler l’intention et s’appuie sur ce qu’il avait déjà fait, tant que l’intervalle n’a pas été long, car une séparation minime n’est pas préjudiciable.

(« par absence de continuité ») – c’est la continuité requise pour son cas.

(« Il accomplit donc cet acte manqué à titre obligatoire et ce qui suit à titre recommandé dans les trois situations de proximité ») – à savoir lorsqu’il a omis par oubli, par volonté ou par incapacité sans intervalle long ; al-Nafrâwî rapporte cet avis d’après Ibn ʿUmar.

وَإِلَّا لَمْ يَسُنَّ فَإِنْ بَقِيَ مَا يَكْفِي بَعْضَ الرَّدِّ هَلْ يُسَنُّ بِقَدْرِ الْبَلَلِ فَقَطْ وَهُوَ الظَّاهِرُ أَوْ يَسْقُطُ (وَ) ثَامِنُهَا (تَرْتِيبُ فَرَائِضِهِ) بِأَنْ يَغْسِلَ الْوَجْهَ قَبْلَ الْيَدَيْنِ وَالْيَدَيْنِ قَبْلَ مَسْحِ الرَّأْسِ، وَهُوَ قَبْلَ الرِّجْلَيْنِ، فَإِنْ نَكَّسَ (فَيُعَادُ) اسْتِنَانًا الْفَرْضُ (الْمُنَكَّسُ) لَا السُّنَّةُ وَهُوَ الْمُقَدَّمُ عَنْ مَوْضِعِهِ الْمَشْرُوعِ لَهُ (وَحْدَهُ) مَرَّةً دُونَ تَابِعِهِ (إنْ بَعُدَ) أَيْ طَالَ مَا بَيْنَ انْتِهَاءِ وُضُوئِهِ وَتَذَكُّرِهِ بُعْدًا مُقَدَّرًا (بِجَفَافٍ) لِعُضْوٍ أَخِيرٍ وَزَمَنٍ اعْتَدَلَا وَهَذَا إنْ نَكَّسَ سَهْوًا، فَإِنْ نَكَّسَ عَمْدًا وَلَوْ جَاهِلًا أَعَادَ الْوُضُوءَ نَدْبًا فَمَنْ ابْتَدَأَ بِمَسْحِ الرَّأْسِ سَهْوًا وَطَالَ أَعَادَ الْمَسْحَ وَحْدَهُ إنْ أَرَادَ الصَّلَاةَ بِهِ أَوْ الْبَقَاءَ عَلَى الطَّهَارَةِ (وَإِلَّا) يَحْصُلْ بَعْدُ بِمَا مَرَّ أَعَادَ الْمُنَكِّسُ اسْتِنَانًا مَرَّةً عَلَى الْمُعْتَمَدِ (مَعَ) إعَادَةِ (تَابِعِهِ) شَرْعًا نَدْبًا مَرَّةً مَرَّةً وَسَوَاءٌ نَكَّسَ نَاسِيًا أَوْ عَامِدًا، فَإِذَا بَدَأَ بِذِرَاعَيْهِ ثُمَّ بِوَجْهِهِ فَرَأْسُهُ فَرِجْلَيْهِ وَتَذَكَّرَ بِالْقُرْبِ أَعَادَ الذِّرَاعَيْنِ وَأَعَادَ الْمَسْحَ وَغَسَلَ الرِّجْلَيْنِ مَرَّةً مَرَّةً وَسَوَاءٌ نَكَّسَ سَاهِيًا أَوْ عَامِدًا وَإِنْ تَذَكَّرَ بَعْدَ طُولٍ أَعَادَ الذِّرَاعَيْنِ فَقَطْ مَرَّةً إنْ نَكَّسَ سَهْوًا وَابْتَدَأَ الْوُضُوءَ إنْ كَانَ عَمْدًا كَمَا مَرَّ (وَمَنْ) (تَرَكَ فَرْضًا) مِنْ فُرُوضِ الْوُضُوءِ وَمِثْلُهُ الْغُسْلُ غَيْرَ النِّيَّةِ، أَوْ لُمْعَةً تَحْقِيقًا أَوْ ظَنًّا كَشَكٍّ لِغَيْرِ مُسْتَنْكِحٍ وَإِلَّا لَمْ يَعْمَلْ بِهِ (أَتَى بِهِ) بَعْدَ تَذَكُّرِهِ فَوْرًا وُجُوبًا وَإِلَّا بَطَلَ وُضُوءُهُ، بِنِيَّةِ إكْمَالِ وُضُوئِهِ (وَبِالصَّلَاةِ) الَّتِي كَانَ صَلَّاهَا بِالنَّاقِصِ، هَذَا إذَا كَانَ التَّرْكُ سَهْوًا مُطْلَقًا طَالَ مَا قَبْلَ التَّذَكُّرِ أَوْ لَا وَكَذَا عَمْدًا أَوْ عَجْزًا وَلَمْ يَطُلْ، فَإِنْ طَالَ بَطَلَ لِعَدَمِ الْمُوَالَاةِ وَيَأْتِي بِهِ وُجُوبًا وَبِمَا بَعْدَهُ نَدْبًا فِي أَحْوَالِ الْقُرْبِ الثَّلَاثَةِ وَبِهِ فَقَطْ فِي الطُّولِ نِسْيَانًا (وَ) مَنْ تَرَكَ (سُنَّةً) تَحْقِيقًا أَوْ ظَنًّا كَشَكٍّ لِغَيْرِ مُسْتَنْكِحٍ مِنْ سُنَنِ وُضُوئِهِ غَيْرِ التَّرْتِيبِ وَغَيْرِ نَائِبٍ عَنْهَا غَيْرُهَا وَغَيْرِ مُوقِعٍ فِعْلُهَا فِي مَكْرُوهٍ ــ [حاشية الدسوقي] عَبْدُ الرَّحْمَنِ الْأُجْهُورِيُّ جَدُّ عج وَحَاصِلُ كَلَامِهِمْ أَنَّ الشَّعْرَ الطَّوِيلَ إنَّمَا يُمْسَحُ مَرَّتَيْنِ فَقَطْ مَرَّةً لِلْفَرْضِ وَمَرَّةً لِلسُّنَّةِ وَأَنَّ إدْخَالَ الْيَدِ تَحْتَهُ فِي رَدِّ الْمَسْحِ هُوَ السُّنَّةُ وَهَذَا هُوَ الَّذِي تُفِيدُهُ النُّقُولُ كَمَا مَرَّ عَنْ بْن (قَوْلُهُ: وَإِلَّا لَمْ يُسَنَّ) أَيْ وَيُكْرَهُ تَجْدِيدُ الْمَاءِ لِلرَّدِّ وَلِهَذَا لَوْ نَسِيَهُ حَتَّى أَخَذَ الْمَاءَ لِرِجْلَيْهِ لَمْ يَأْتِ بِهِ وَلَمْ يَكُنْ الرَّدُّ فَضِيلَةً كَالْغَسْلَةِ الثَّانِيَةِ لِكَوْنِ الْمَمْسُوحِ ثَانِيًا غَيْرَ الْمَمْسُوحِ أَوَّلًا بِخِلَافِ الْمَغْسُولِ ثَانِيًا، فَإِنَّهُ الْمَغْسُولُ أَوَّلًا فَلِذَا خَفَّ أَمْرُ الْغَسْلَةِ الثَّانِيَةِ عَنْ رَدِّ الْمَسْحِ (قَوْلُهُ: وَهُوَ الظَّاهِرُ) أَيْ لِقَوْلِهِ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - «إذَا أَمَرْتُكُمْ بِأَمْرٍ فَأْتُوا مِنْهُ بِمَا اسْتَطَعْتُمْ» . (قَوْلُهُ: فَإِنْ نَكَّسَ) أَيْ قَدَّمَ بَعْضَ الْفَرَائِضِ عَنْ مَحَلِّهِ (قَوْلُهُ: فَيُعَادُ الْمُنَكَّسُ إلَخْ) حَاصِلُهُ أَنَّهُ إذَا نَكَّسَ شَيْئًا مِنْ فَرَائِضِ الْوُضُوءِ فَلَا يَخْلُو إمَّا أَنْ يَكُونَ سَاهِيًا أَوْ عَامِدًا وَفِي كُلٍّ إمَّا أَنْ يَطُولَ الْأَمْرُ أَوْ يَكُونَ الْأَمْرُ بِالْقُرْبِ، فَإِنْ كَانَ الْأَمْرُ بِالْقُرْبِ أَعَادَ الْمُنَكَّسَ اسْتِنَانًا مَرَّةً عَلَى الْمُعْتَمَدِ وَقِيلَ ثَلَاثًا، وَيُعِيدُ نَدْبًا مَا بَعْدَهُ مَرَّةً مَرَّةً لَا فَرْقَ بَيْنَ كَوْنِهِ نَكَّسَ عَامِدًا أَوْ سَاهِيًا، وَإِنْ طَالَ الْأَمْرُ أَعَادَ الْمُنَكَّسَ اسْتِنَانًا وَحْدَهُ مَرَّةً وَلَا يُعِيدُ مَا بَعْدَهُ هَذَا إذَا نَكَّسَ نَاسِيًا، فَإِنْ كَانَ عَامِدًا وَالْفَرْضُ أَنَّهُ حَصَلَ طُولٌ ابْتَدَأَ الْوُضُوءَ نَدْبًا (قَوْلُهُ: لَا السُّنَّةُ) أَيْ لَا السُّنَّةُ الْمُنَكَّسَةُ فَلَا يُطَالَبُ بِإِعَادَتِهَا مُطْلَقًا سَوَاءٌ طَالَ الْأَمْرُ أَوْ قَرُبَ نَكَّسَهَا سَهْوًا أَوْ عَمْدًا (قَوْلُهُ: بِمَا مَرَّ) أَيْ مِنْ الْجَفَافِ لِلْعُضْوِ الْأَخِيرِ (قَوْلُهُ: مَرَّةً عَلَى الْمُعْتَمَدِ) أَيْ كَمَا قَالَ الشَّيْخ سَالِمٌ وَالطِّخِّيخِيُّ وَارْتَضَاهُ طفى قَائِلًا: إنَّهُ لَا مَعْنَى لِإِعَادَتِهِ ثَلَاثًا وَالْحَالُ أَنَّهُ قَدْ غَسَلَهُ أَوَّلًا ثَلَاثًا وَهُوَ غَسْلٌ صَحِيحٌ وَإِنَّمَا أُعِيدَ لِتَحْصِيلِ السُّنَّةِ فَقَطْ وَمُقَابِلُ الْمُعْتَمَدِ مَا قَالَهُ عج إنَّهُ فِي حَالَةِ الْقُرْبِ يُعَادُ الْمُنَكَّسُ ثَلَاثًا بِخِلَافِ حَالَةِ الْبُعْدِ، فَإِنَّهُ يُعَادُ مَرَّةً قَالَ طفى وَلَمْ أَرَ ذَلِكَ لِغَيْرِهِ (قَوْلُهُ: وَسَوَاءٌ نَكَّسَ نَاسِيًا أَوْ عَامِدًا) هَذَا هُوَ الْمُوَافِقُ لِمَا عَزَاهُ ابْنُ رُشْدٍ لِلْمُدَوَّنَةِ قَالَ ابْنُ رَاشِدٍ وَهُوَ الْأَصَحُّ (قَوْلُهُ: أَعَادَ الذِّرَاعَيْنِ) أَيْ مَرَّةً عَلَى الْمُعْتَمَدِ لَا ثَلَاثًا. (قَوْلُهُ: أَوْ لُمْعَةً) عَطْفٌ عَلَى فَرْضًا (قَوْلُهُ: أَتَى بِهِ) أَيْ بِذَلِكَ الْفَرْضِ وَغَسَلَ اللُّمْعَةَ (قَوْلُهُ: وَإِلَّا بَطَلَ) أَيْ وَإِلَّا بِأَنْ تَرَاخَى فِي الْإِتْيَانِ بِهِ بَطَلَ وُضُوءُهُ وَهَلْ يُعْذَرُ بِالنِّسْيَانِ الثَّانِي أَوْ لَا قَوْلَانِ وَمِنْ اغْتِفَارِ النِّسْيَانِ الثَّانِي فَرَّعَ سَحْنُونٌ: صَلَّى الْخَمْسَ كُلَّ وَاحِدَةٍ بِوُضُوءٍ أَوْ الْأَرْبَعَ الْأُوَلِ بِوُضُوءٍ وَالْعِشَاءَ بِوُضُوءٍ ثُمَّ تَذَكَّرَ أَنَّهُ تَرَكَ مَسْحَ رَأْسِهِ مِنْ وُضُوءٍ وَلَا يَعْلَمُ مَا هُوَ فَيَأْتِي بِهِ وَيُعِيدُ الْخَمْسَ فَنَسِيَ وَأَعَادَهَا بِدُونِهِ أَتَى بِهِ وَأَعَادَ الْعِشَاءَ فَقَطْ؛ لِأَنَّهُ إنْ كَانَ الْخَلَلُ فِي وُضُوئِهَا فَظَاهِرٌ وَإِلَّا فَقَدْ أُعِيدَ غَيْرُهَا بِصَحِيحٍ (قَوْلُهُ: بِنِيَّةِ إكْمَالِ وُضُوئِهِ) مُتَعَلِّقٌ بِقَوْلِهِ أَتَى بِهِ (قَوْلُهُ: الَّتِي كَانَ صَلَّاهَا بِالنَّاقِصِ) أَيْ بِذَلِكَ الْوُضُوءِ النَّاقِصِ (قَوْلُهُ: هَذَا) أَيْ إتْيَانُهُ بِذَلِكَ الْفَرْضِ الْمَتْرُوكِ وَعَدَمُ بُطْلَانِ وُضُوئِهِ (قَوْلُهُ: إذَا كَانَ التَّرْكُ سَهْوًا مُطْلَقًا) أَيْ لِمَا تَقَدَّمَ أَنَّ الْمُوَالَاةَ غَيْرُ وَاجِبَةٍ عَلَى النَّاسِي وَأَنَّهُ يَبْنِي مُطْلَقًا (قَوْلُهُ: وَكَذَا عَمْدًا إلَخْ) أَيْ وَكَذَا يَأْتِي بِالْفَرْضِ الْمَتْرُوكِ وَلَا يَحْتَاجُ لِتَجْدِيدِ نِيَّةٍ وَيَبْنِي عَلَى مَا فَعَلَهُ قَبْلَهُ إذَا كَانَ تَرْكُهُ لِلْفَرْضِ عَمْدًا أَوْ عَجْزًا وَلَمْ يُطِلْ؛ لِأَنَّ التَّفْرِيقَ الْيَسِيرَ لَا يَضُرُّ (قَوْلُهُ: لِعَدَمِ الْمُوَالَاةِ) أَيْ الْوَاجِبَةِ فِي حَقِّهِ (قَوْلُهُ: وَيَأْتِي بِهِ وُجُوبًا وَبِمَا بَعْدَهُ نَدْبًا فِي أَحْوَالِ الْقُرْبِ الثَّلَاثَةِ) أَعْنِي مَا إذَا كَانَ التَّرْكُ سَهْوًا أَوْ عَمْدًا أَوْ عَجْزًا وَلَمْ يَطُلْ وَفِي النَّفْرَاوِيِّ نَقْلًا عَنْ ابْنِ عُمَرَ

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