al-Sharḥ al-Kabīr wa-Ḥāshiyat al-DusūqīMohamed Ibn Ahmad al-Dusuqi

Il n’est pas permis – lorsqu’un objet est façonné en or ou en argent, ou simplement rehaussé de l’un de ces deux métaux – de se procurer un bouton, de la literie ou des coussins, fût-ce même une chaussure, ni un sabot ; a fortiori un lit, pas davantage qu’un flacon à khôl, un peigne, un miroir ou un couteau.

Section
L’auteur traite ici des règles relatives à l’élimination des impuretés : ce qui en est dispensé, ce qui ne l’est pas, ainsi que d’autres points connexes. Il a placé la purification de la souillure (ṭahārat al-khabath) avant celle de l’état rituel (ṭahārat al-ḥadaṯ), parce que la première appelle moins de développements. Il dit donc :

« Faut-il enlever la souillure non pardonnée du vêtement de la personne qui s’apprête à prier ? » – autrement dit, de tout ce qu’elle porte, ce qui inclut la pierre ou l’herbe.

Note marginale d’ad-Dusuqî
• La quatrième opinion conclut à l’interdiction, tandis que, dans les deuxième et cinquième questions, l’avis prépondérant est la permission ; il eût donc suffi de ne rapporter que l’opinion retenue dans chaque cas.
• « min zirr » : c’est-à-dire également la boucle du col et les rubans pour les cheveux.
• « wa-masânid » : selon Ibn Nāgī et son maître Ibn ʿArafa – opinion faisant autorité – il n’est pas permis à l’homme de dormir avec son épouse sur des matelas de soie, contrairement à Ibn al-ʿArabī et à l’auteur du Madkhal, qui l’autorisent par simple sujétion ; si elle se lève, il lui faut se lever, et elle doit le réveiller s’il dort. La moustiquaire, assimilée à un rideau, n’est pas prohibée aux hommes lorsqu’elle est en soie, pourvu qu’ils ne s’y adossent pas. Dans le Madkhal, au chapitre consacré à la sortie des femmes dans la litière, son usage est néanmoins proscrit, chaque chose devant être employée selon sa destination – et l’argument est solide.
• Sache que le fait de dorer ou d’argenter les murs, les plafonds, la boiserie ou les tentures est permis dans les demeures ; dans les mosquées, cela est réprouvé si l’ornement est susceptible de distraire le fidèle, sinon non.
• « wa-law naʿlan » : selon Ḥ, la particule law (« fût-ce ») sert ici à repousser l’opinion de ceux qui, dans l’école, en défendent l’interdiction ; elle ne vise donc pas seulement à lever une ambiguïté. Par ailleurs, si la sandale est effectivement portée et qu’elle est confectionnée, en tout ou en partie, dans l’un des deux métaux, la permission est unanime.
• « fa-lā yajūz » : tout ce qui n’est pas en contact direct avec le corps de la femme ne peut être fabriqué pour elle en or ou en argent, ni même en être orné. Il lui est toutefois permis d’utiliser une bande de soie pour son lit, car celle-ci est en contact avec son corps, à l’instar de la literie, contrairement à l’interdiction citée dans un autre ouvrage.

Section : statut de l’élimination des impuretés
• « ḥukm ṭahārat al-khabath » : c’est la pureté obtenue par la suppression de la souillure.
• « ʿalā ṭahārat al-ḥadaṯ » : celle qui résulte des ablutions mineures ou majeures.
• « al-ghayr al-maʿfū ʿanhā » : il a restreint son propos à ces souillures parce qu’elles font l’objet de la divergence – obligation ou simple recommandation de les laver. Quant aux impuretés tolérées, leur lavage est recommandé lorsqu’elles deviennent visibles, sinon il n’est pas requis.
• « ʿan thawb musallin » : il s’agit de celui qui projette de prier, non de celui qui est déjà en prière ; sinon on en conclurait que l’on ne doit ôter l’impureté qu’une fois la prière commencée, ce qui est absurde. – Si la personne ne veut pas prier mais qu’une souillure se trouve sur son corps : lorsqu’elle entend accomplir le tawāf ou toucher le Coran, et que l’impureté atteint un membre d’ablution, son retrait devient obligatoire, car la validité des ablutions, donc du tawāf et du contact avec le mushaf, en dépend. Si l’impureté est ailleurs, l’enlèvement reste obligatoire pour le tawāf et recommandé pour toucher le mushaf, selon l’avis retenant qu’il est réprouvé de se couvrir d’impureté. – À celui qui ne projette ni tawāf, ni contact du mushaf, ni prière, l’élimination n’est que recommandée, qu’elle se situe ou non sur un membre d’ablution.
• « yaʿnî » : par « vêtement » on entend tout ce que le fidèle transporte, ce qui inclut pierre et herbe. Le terme est donc extensif : il vise la charge du priant et non ce qui se noue simplement autour du cou ; sans cette généralisation, l’exemple du pan du turban n’aurait pas de sens. Employer le mot « vêtement » pour désigner ce que l’on porte est une figure courante : on cite le support pour désigner ce qu’il contient, ou l’on nomme le particulier pour viser le général. Ne relève pas de ce « qu’il porte » la longe d’une monture souillée ou impurifiée lorsqu’il la tient à hauteur de son ventre – a fortiori si elle se trouve sous son pied –, car la charge est alors attribuée à la monture ; sa prière ne devient donc pas caduque tant que

مِنْ زِرٍّ وَفُرُشٍ وَمَسَانِدَ (وَلَوْ نَعْلًا) وَقَبْقَابًا (لَا كَسَرِيرٍ) وَمُكْحُلَةٍ وَمُشْطٍ وَمِرْآةٍ وَمُدْيَةٍ مِنْ أَحَدِ النَّقْدَيْنِ أَوْ مُحَلًّى بِهِمَا فَلَا يَجُوزُ (فَصْلٌ) يَذْكُرُ فِيهِ حُكْمَ إزَالَةِ النَّجَاسَةِ وَمَا يَتَعَلَّقُ بِهَا مِمَّا يُعْفَى عَنْهُ مِنْهَا وَمَا لَا يُعْفَى عَنْهُ وَغَيْرَ ذَلِكَ وَإِنَّمَا قَدَّمَ بَيَانَ حُكْمِ طَهَارَةِ الْخَبَثِ عَلَى الْكَلَامِ عَلَى طَهَارَةِ الْحَدَثِ لِقِلَّةِ الْكَلَامِ عَلَيْهَا فَقَالَ (هَلْ إزَالَةُ النَّجَاسَةِ) الْغَيْرِ الْمَعْفُوِّ عَنْهَا (عَنْ ثَوْبِ مُصَلٍّ) يَعْنِي مَحْمُولَهُ فَيَشْمَلُ الْحَجَرَ وَالْحَشِيشَ ــ [حاشية الدسوقي] وَالرَّابِعَةِ الْمَنْعُ وَالْمُرَجَّحُ فِي الثَّانِيَةِ وَالْخَامِسَةِ الْجَوَازُ فَكَانَ الْوَاجِبُ أَنْ يَقْتَصِرَ عَلَى الرَّاجِحِ فِي كُلِّ مَسْأَلَةٍ. (قَوْلُهُ: مِنْ زِرٍّ) أَيْ وَقُفْلِ جَيْبٍ وَلَفَائِفِ الشَّعْرِ (قَوْلُهُ: وَمَسَانِدَ) أَيْ وَلَا يَجُوزُ لِلرَّجُلِ عَلَى مَا قَالَ ابْنُ نَاجِيٍّ وَشَيْخُهُ ابْنُ عَرَفَةَ وَهُوَ الْمُعْتَمَدُ أَنْ يَنَامَ مَعَهَا عَلَى الْفُرُشِ الْحَرِيرِ خِلَافًا لِابْنِ الْعَرَبِيِّ وَصَاحِبُ الْمَدْخَلِ حَيْثُ قَالَا: يَجُوزُ لَهُ تَبَعًا لَهَا وَإِذَا قَامَتْ وَجَبَ عَلَيْهِ الْقِيَامُ مِنْ عَلَيْهِ وَأَيْقَظَتْهُ إنْ كَانَ نَائِمًا وَالنَّامُوسِيَّةُ مِنْ قَبِيلِ السَّاتِرِ فَلَا تَحْرُمُ عَلَى الرِّجَالِ إذَا كَانَتْ مِنْ حَرِيرٍ مَا لَمْ يَرْتَكِنْ إلَيْهَا وَفِي الْمَدْخَلِ فِي فَصْلِ خُرُوجِ النِّسَاءِ لِلْمَحْمَلِ مَنْعُهَا؛ لِأَنَّ اسْتِعْمَالَ كُلِّ شَيْءٍ بِحَسَبِهِ وَهُوَ وَجِيهٌ. وَاعْلَمْ أَنَّ تَزْوِيقَ الْحِيطَانِ وَالسَّقْفِ وَالْخَشَبِ وَالسَّاتِرِ بِالذَّهَبِ وَالْفِضَّةِ جَائِزٌ فِي الْبُيُوتِ وَفِي الْمَسَاجِدِ مَكْرُوهٌ إذَا كَانَ بِحَيْثُ يَشْغَلُ الْمُصَلِّي وَإِلَّا فَلَا (قَوْلُهُ: وَلَوْ نَعْلًا) فِي ح أَنَّ لَوْ لِرَدِّ الْخِلَافِ الْوَاقِعِ فِي الْمَذْهَبِ الْقَائِلِ بِالْمَنْعِ خِلَافًا لِمَنْ قَالَ إنَّ لَوْ هُنَا لِدَفْعِ التَّوَهُّمِ، وَإِنْ لَبِسَهَا لِلنَّعْلِ مِنْ أَحَدِ النَّقْدَيْنِ جَائِزٌ اتِّفَاقًا (قَوْلُهُ: فَلَا يَجُوزُ) ؛ لِأَنَّ كُلَّ مَا كَانَ خَارِجًا عَنْ جَسَدِهَا فَلَا يَجُوزُ اتِّخَاذُهُ مِنْ أَحَدِ النَّقْدَيْنِ وَلَا مِنْ الْمُحَلَّى بِهِ وَجَازَ لَهَا اتِّخَاذُ شَرِيطِ السَّرِيرِ مِنْ حَرِيرٍ لِاتِّصَالِ ذَلِكَ بِجَسَدِهَا كَالْفُرُشِ خِلَافًا لِمَا فِي خش مِنْ الْمَنْعِ [فَصْلٌ حُكْمَ إزَالَةِ النَّجَاسَةِ] (فَصْلٌ فِي إزَالَةِ النَّجَاسَةِ) دَرْسٌ (قَوْلُهُ: حُكْمِ طَهَارَةِ الْخَبَثِ) أَيْ الْحَاصِلَةِ بِإِزَالَةِ النَّجَاسَةِ (قَوْلُهُ: عَلَى طَهَارَةِ الْحَدَثِ) أَيْ الْحَاصِلَةِ بِالْوُضُوءِ وَالْغَسْلِ (قَوْلُهُ: الْغَيْرِ الْمَعْفُوِّ عَنْهَا) إنَّمَا قَيَّدَ بِذَلِكَ لِأَنَّهَا هِيَ الَّتِي فِي غَسْلِهَا الْخِلَافُ الَّذِي ذَكَرَهُ بِالْوُجُوبِ وَالسُّنِّيَّةِ وَأَمَّا الْمَعْفُوُّ عَنْهَا فَغَسْلُهَا مَنْدُوبٌ إنْ تَفَاحَشَتْ وَإِلَّا فَلَا (قَوْلُهُ: عَنْ ثَوْبِ مُصَلٍّ) أَيْ مُرِيدِ الصَّلَاةِ لَا الْمُصَلِّي بِالْفِعْلِ؛ لِأَنَّهُ يَقْتَضِي أَنَّهُ لَا يُطْلَبُ بِالْإِزَالَةِ إلَّا إذَا شَرَعَ فِيهَا بِالْفِعْلِ وَهُوَ بَاطِلٌ أَمَّا لَوْ كَانَ غَيْرَ مُرِيدٍ لِلصَّلَاةِ وَكَانَ بِجَسَدِهِ نَجَاسَةٌ، فَإِنْ كَانَ مُرِيدَ الطَّوَافِ أَوْ مَسَّ مُصْحَفٍ، وَكَانَتْ النَّجَاسَةُ فِي عُضْوٍ مِنْ أَعْضَاءِ وُضُوئِهِ وَجَبَتْ الْإِزَالَةُ لِأَجْلِ صِحَّةِ الْوُضُوءِ الْمُتَوَقِّفِ عَلَيْهَا صِحَّةُ الطَّوَافِ وَجَوَازُ مَسِّ الْمُصْحَفِ وَإِنْ كَانَتْ فِي غَيْرِ أَعْضَاءِ الْوُضُوءِ وَجَبَتْ الْإِزَالَةُ فِي الطَّوَافِ وَنُدِبَتْ فِي مَسِّ الْمُصْحَفِ بِنَاءً عَلَى الْمُعْتَمَدِ مِنْ أَنَّ التَّضَمُّخَ بِالنَّجَاسَةِ مَكْرُوهٌ كَمَا أَنَّهُ لَوْ كَانَ غَيْرَ مُرِيدٍ لِلطَّوَافِ وَلَا لِمَسِّ الْمُصْحَفِ وَلَا صَلَاةَ، فَإِنَّهَا تُنْدَبُ الْإِزَالَةُ فَقَطْ كَانَتْ فِي أَعْضَاءِ الْوُضُوءِ أَمْ لَا بِنَاءً عَلَى الْمُعْتَمَدِ الْمُتَقَدِّمِ (قَوْلُهُ: يَعْنِي) أَيْ بِثَوْبِهِ مَحْمُولَهُ وَأَشَارَ بِهَذَا إلَى أَنَّ الْمُرَادَ بِالثَّوْبِ مَحْمُولُ الْمُصَلِّي لَا خُصُوصُ مَا يَسْلُكُ فِي الْعُنُقِ وَإِلَّا لَمَا صَحَّتْ الْمُبَالَغَةُ عَلَى طَرَفِ الْعِمَامَةِ، وَإِطْلَاقُ الثَّوْبِ عَلَى الْمَحْمُولِ مَجَازٌ مُرْسَلٌ مِنْ إطْلَاقِ اسْمِ الْمَلْزُومِ وَإِرَادَةِ اللَّازِمِ، أَوْ إطْلَاقِ الْخَاصِّ وَإِرَادَةِ الْعَامِّ وَلَيْسَ مِنْ مَحْمُولِهِ رَسَنُ الدَّابَّةِ الْحَامِلَةِ لِلنَّجَاسَةِ أَوْ الْمُتَنَجِّسَةِ إذَا جَعَلَهُ فِي وَسَطِهِ فَأَوْلَى تَحْتَ قَدَمِهِ؛ لِأَنَّ الْحَمْلَ يُنْسَبُ لِلدَّابَّةِ فَلَا تَبْطُلُ صَلَاتُهُ مَا لَمْ تَكُنْ

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