al-Sharḥ al-Kabīr wa-Ḥāshiyat al-DusūqīMohamed Ibn Ahmad al-Dusuqi

Sur un objet porteur d’une souillure – un vêtement, par exemple – on verse de l’eau absolue ; celle-ci s’en détache sans subir la moindre altération. De la même façon, à l’inverse, lorsqu’une impureté atteint l’eau pour la purifier, il n’existe pour nous aucune différence entre le cas où l’eau absolue vient sur l’impureté et celui où l’impureté vient sur l’eau : si l’on plonge le vêtement dans un récipient d’eau et qu’on le retire sans que l’eau ait changé, le vêtement est purifié, que l’eau soit en faible ou en grande quantité. Les shâfiʿites contestent cependant ce second point : selon eux, si l’impureté tombe dans une eau inférieure à deux qullahs, celle-ci devient impure du seul contact, et le vêtement ne pourra être purifié qu’en y versant de l’eau ou en l’immergeant dans au moins deux qullahs.

Après avoir posé que l’eau altérée par une substance pure reste pure, et que celle altérée par une impureté devient impure, il convenait de préciser quelles sont les substances pures et quelles sont les impures. Il déclare donc : « Chapitre ». Dans la langue, ce terme désigne ce qui sépare deux choses ; dans la terminologie des juristes, il renvoie habituellement à un ensemble de questions réunies sous une même section. Il poursuit : « Est considéré pur la bête terrestre morte qui ne possède pas de sang propre, tel le scorpion ou la mouche. »

— Annotation d’al-Dusûqî —
Si l’eau vient sur la souillure et ne se modifie pas, elle demeure pure par consensus. En revanche, lorsque l’impureté atteint une petite quantité d’eau sans l’altérer, sa pureté fait l’objet d’une divergence entre nous et les shâfiʿites. L’auteur prend ce deuxième cas comme terme de comparaison ; qu’on ne dise pas qu’il a l’habitude de faire précéder la particule « comme » (kâf) du terme comparé, car il ne la place ainsi qu’une fois le jugement achevé. Ici, elle porte donc sur le terme de comparaison, et l’objection subsiste ; réfléchis-y. La mention explicite de cette question n’était pas indispensable, puisqu’elle se déduisait de ce qui précède, mais il a voulu par là réfuter l’avis contraire, celui des shâfiʿites.

Sur : « sur un objet porteur d’impureté » : il s’agit de la chose devenue impure.
Sur : « et elle s’en détache » : c’est-à-dire que l’eau se sépare du vêtement.
Sur : « il n’y a pas de différence pour nous… » : entendez quant à l’obtention de la purification.
Sur : « tel que plonger le vêtement » : le vêtement impur.
Sur : « la seconde (situation) » : la première fait l’objet d’un accord.
Sur : « si elle atteint » : c’est-à-dire si l’impureté atteint une eau de deux qullahs ou plus.
Sur : « du simple contact » : même sans altération ; les deux qullahs correspondent à environ 447 râtls égyptiens ou 500 râtls bagdadiens.

[Chapitre : exposition des substances pures et impures]

Sur : « le séparateur » : ce qui fait barrière entre deux choses ; en langue, c’est un nom verbal au sens d’un participe.
Sur : « de questions du domaine » : c’est-à-dire de ses problématiques, les intitulés portant sur des termes.
Sur : « le plus souvent » : il arrive aussi qu’on appelle « chapitre » un groupe de questions qui ne relève pas d’un même intitulé.
Sur : « un animal terrestre » : il précise « animal » parce que la mort ne concerne qu’un être vivant, et « terrestre » par opposition au « marin » qui sera mentionné ensuite.
Sur : « qui n’a pas de sang » : c’est-à-dire qui ne possède pas de sang jaillissant, qu’il n’en ait point ou qu’il ne s’agisse que de sang acquis, qu’il meure par abattage ou de mort naturelle.
Sur : « c’est-à-dire propre » : le lâm de possession indique ici que l’on entend un sang constitutif.
Sur : « tel le scorpion… » : ces créatures n’ont pas de sang constitutif ; le peu qu’elles contiennent est circulant.

Sache que la pureté porte sur la dépouille même de ces animaux ; le sang qu’ils renferment, lui, est impur : s’il en tombe une petite quantité dans un aliment, celui-ci devient impur. Sache encore que le fait de juger pure la bête morte d’un animal « sans sang jaillissant » n’implique pas qu’il soit licite de la consommer sans abattage. En effet, elle requiert, à la manière de la sauterelle, l’acte même qui provoque sa mort. Ainsi :
• Si l’animal tombe vivant dans une nourriture, on ne le mange avec cette nourriture qu’en formant l’intention de l’égorger en le consommant, que la nourriture soit moins, plus ou d’un volume égal, qu’on puisse ou non le distinguer d’elle.
• S’il tombe et meurt dans la nourriture, puis que l’on puisse distinguer son corps, on consomme l’aliment seul, qu’il soit en quantité moindre, supérieure ou égale.
• S’il ne se distingue pas et se mélange, on regarde la proportion : s’il est inférieur à la nourriture, on mange le tout ; s’il est supérieur ou égal, on ne le mange pas. En cas de doute sur cette proportion, on ne jette pas la nourriture, car elle ne s’abandonne pas pour un doute.
Cette situation diffère du cas d’une grenouille dont on doute qu’elle soit marine ou terrestre : on ne la consomme pas, car le doute y porte sur la licéité même de la chose, tandis qu’ici la licéité de l’aliment est certaine et le doute ne concerne que ce qui y survient. Ce détail vient d’Ibn Yûnus et c’est sur lui que l’on se fonde. ʿAbd al-Wahhâb, en revanche, affirme qu’un animal dépourvu de sang jaillissant tombé dans une nourriture – qu’il y meure ou qu’il y demeure vivant – peut toujours être consommé, qu’il se distingue ou non et quelle que soit sa proportion, parce qu’il considère qu’un tel animal n’a pas besoin d’abattage. Tout cela concerne l’animal qui tombe dans la nourriture. Quant à celui qui y naît, comme le ver du fruit, de la farine ou du fromage, il est permis de le manger avec l’aliment en toute hypothèse, vivant ou mort, quelle que soit sa quantité, sans nécessiter d’abattage, conformément à l’avis d’Ibn al-Hâjib.

عَلَى) ذِي (النَّجَاسَةِ) كَثَوْبٍ مَثَلًا مُتَنَجِّسٌ يُصَبُّ عَلَيْهِ الْمُطْلَقُ وَيَنْفَصِلُ عَنْهُ غَيْرَ مُتَغَيِّرٍ (كَعَكْسِهِ) أَيْ كَوُرُودِ النَّجَاسَةِ عَلَى الْمَاءِ فِي التَّطْهِيرِ أَيْ لَا فَرْقَ عِنْدَنَا فِي وُرُودِ الْمُطْلَقِ عَلَى النَّجَاسَةِ وَلَا فِي وُرُودِ النَّجَاسَةِ عَلَى الْمَاءِ كَأَنْ يَغْمِسَ الثَّوْبَ فِي إنَاءِ مَاءٍ وَيَخْرُجُ غَيْرَ مُتَغَيِّرٍ سَوَاءٌ كَانَ الْمَاءُ قَلِيلًا أَوْ كَثِيرًا وَخَالَفَ الشَّافِعِيُّ فِي الثَّانِي فَقَالَ: إنْ وَرَدَتْ عَلَيْهِ وَهُوَ دُونَ قُلَّتَيْنِ تَنَجَّسَ بِمُجَرَّدِ الْمُلَاقَاةِ وَلَا يُمْكِنُ تَطْهِيرُ الثَّوْبِ إلَّا بِصَبِّ الْمَاءِ عَلَيْهِ أَوْ يُغْمَسَ فِي مَاءٍ قَدْرَ قُلَّتَيْنِ فَأَكْثَرَ وَلَمَّا قَدَّمَ أَنَّ الْمَاءَ الْمُتَغَيِّرَ بِالطَّاهِرِ طَاهِرٌ وَبِالنَّجِسِ نَجِسٌ نَاسَبَ أَنْ يُبَيِّنَ الْأَعْيَانَ الطَّاهِرَةَ وَالنَّجِسَةَ بِقَوْلِهِ (فَصْلٌ) هُوَ لُغَةً الْحَاجِزُ بَيْنَ الشَّيْئَيْنِ وَاصْطِلَاحًا اسْمٌ لِطَائِفَةٍ مِنْ مَسَائِلِ الْفَنِّ مُنْدَرِجَةٍ تَحْتَ بَابٍ أَوْ كِتَابٍ غَالِبًا (الطَّاهِرُ مَيْتُ مَا) أَيْ حَيَوَانٍ بَرِّيٍّ (لَا دَمَ لَهُ) أَيْ ذَاتِيٍّ كَعَقْرَبٍ وَذُبَابٍ ــ [حاشية الدسوقي] النَّجَاسَةِ وَلَمْ يَتَغَيَّرْ فَهُوَ طَاهِرٌ بِاتِّفَاقٍ، وَأَمَّا إذَا وَرَدَتْ النَّجَاسَةُ عَلَى الْمَاءِ الْقَلِيلِ وَلَمْ يَتَغَيَّرْ فَفِي نَجَاسَتِهِ الْخِلَافُ بَيْنَنَا وَبَيْنَ الشَّافِعِيَّةِ، وَقَدْ جَعَلَ الْمُصَنِّفُ هَذَا الْفَرْعَ الثَّانِي مُشَبَّهًا بِهِ لَا يُقَالُ إنَّ عَادَةَ الْمُصَنِّفِ إدْخَالُ الْكَافِ عَلَى الْمُشَبَّهِ لَا عَلَى الْمُشَبَّهِ بِهِ؛ لِأَنَّا نَقُولُ إنَّمَا يُدْخِلُهَا عَلَى الْمُشَبَّهِ بَعْدَ تَتْمِيمِ الْحُكْمِ كَمَا لَوْ قَالَ وَوُرُودُ الْمَاءِ عَلَى النَّجَاسَةِ لَا يَضُرُّ كَعَكْسِهِ وَهُنَا لَيْسَ كَذَلِكَ وَحِينَئِذٍ فَهِيَ دَاخِلَةٌ عَلَى الْمُشَبَّهِ بِهِ فَالِاعْتِرَاضُ بَاقٍ فَتَأَمَّلْ وَذِكْرُ هَذِهِ الْمَسْأَلَةِ غَيْرُ ضَرُورِيٍّ لِاسْتِفَادَتِهَا مِمَّا تَقَدَّمَ لَكِنَّهُ قَصَدَ بِالتَّصْرِيحِ بِهَا الرَّدَّ عَلَى الْمُخَالِفِ كَالشَّافِعِيِّ (قَوْلُهُ: عَلَى ذِي النَّجَاسَةِ) أَيْ وَهُوَ الشَّيْءُ الْمُتَنَجِّسُ (قَوْلُهُ: وَيَنْفَصِلُ عَنْهُ) أَيْ وَيَنْفَصِلُ الْمَاءُ عَنْ الثَّوْبِ (قَوْلُهُ: لَا فَرْقَ عِنْدَنَا فِي وُرُودِ) أَيْ فِي حُصُولِ التَّطْهِيرِ بَيْنَ وُرُودِ إلَخْ (قَوْلُهُ: كَأَنْ يَغْمِسَ الثَّوْبَ) أَيْ الْمُتَنَجِّسَ (قَوْلُهُ: الثَّانِي) أَيْ، وَأَمَّا الْأَوَّلُ فَهُوَ مَحَلُّ اتِّفَاقٍ (قَوْلُهُ: إنْ وَرَدَتْ) أَيْ إنْ وَرَدَتْ عَلَيْهِ وَهُوَ قَدْرُ قُلَّتَيْنِ فَأَكْثَرَ فَكَمَا قُلْنَاهُ (قَوْلُهُ: بِمُجَرَّدِ الْمُلَاقَاةِ) أَيْ وَإِنْ لَمْ يَتَغَيَّرْ وَالْقُلَّتَانِ نَحْوُ أَرْبَعِمِائَةٍ وَسَبْعَةٍ وَأَرْبَعِينَ رِطْلًا تَقْرِيبًا بِالْمِصْرِيِّ، وَبِالْبَغْدَادِيِّ خَمْسُمِائَةِ رِطْلٍ [فَصْلٌ بَيَان الْأَعْيَانَ الطَّاهِرَةَ وَالنَّجِسَةَ] (فَصْلٌ الطَّاهِرُ إلَخْ) (قَوْلُهُ: الْحَاجِزُ) أَيْ الْفَاصِلُ بَيْنَهُمَا فَهُوَ فِي اللُّغَةِ مَصْدَرٌ بِمَعْنَى اسْمِ الْفَاعِلِ (قَوْلُهُ: مِنْ مَسَائِلِ الْفَنِّ) أَيْ مِنْ قَضَايَاهُ؛ لِأَنَّ مَدْلُولَ التَّرَاجِمِ الْأَلْفَاظُ (قَوْلُهُ: غَالِبًا) وَمِنْ غَيْرِ الْغَالِبِ قَدْ يُعَبَّرُ عَنْ الطَّائِفَةِ مِنْ الْمَسَائِلِ الْغَيْرِ الْمُنْدَرِجَةِ تَحْتَ تَرْجَمَةٍ بِفَصْلٍ (قَوْلُهُ: أَيْ حَيَوَانٍ بَرِّيٍّ) إنَّمَا فَسَّرَهَا بِحَيَوَانٍ؛ لِأَنَّ الَّذِي يَقُومُ بِهِ الْمَوْتُ إنَّمَا هُوَ الْحَيَوَانُ، وَإِنَّمَا قَيَّدَهُ بِبَرِّيٍّ لِقَرِينَةِ قَوْلِهِ بَعْدُ وَالْبَحْرِيُّ وَالْعَطْفُ يَقْتَضِي الْمُغَايَرَةَ (قَوْلُهُ: لَا دَمَ لَهُ) أَيْ لَا دَمَ مَمْلُوكٌ لَهُ أَعَمُّ مِنْ أَنْ يَكُونَ لَا دَمَ فِيهِ أَصْلًا أَوْ فِيهِ دَمٌ مُكْتَسَبٌ وَسَوَاءٌ مَاتَ مَا ذُكِرَ بِذَكَاةٍ أَوْ مَاتَ حَتْفَ أَنْفِهِ (قَوْلُهُ: أَيْ ذَاتِيٌّ) أَشَارَ إلَى أَنَّ لَامَ لَا دَمَ لَهُ لِلْمِلْكِ وَأَنَّ الْمُرَادَ بِكَوْنِ الدَّمِ مَمْلُوكًا لِلْحَيَوَانِ أَنَّهُ ذَاتِيٌّ (قَوْلُهُ: كَعَقْرَبٍ إلَخْ) أَيْ فَهَذِهِ الْمَذْكُورَاتُ لَيْسَ لَهَا دَمٌ ذَاتِيٌّ وَمَا فِيهَا مِنْ الدَّمِ فَهُوَ مَنْقُولٌ. وَاعْلَمْ أَنَّ الْمَحْكُومَ عَلَيْهِ بِالطَّهَارَةِ مَيْتَةُ الْحَيَوَانَاتِ الْمَذْكُورَةِ، وَأَمَّا مَا فِيهَا مِنْ الدَّمِ فَهُوَ نَجِسٌ فَإِذَا حَلَّ قَلِيلٌ مِنْهُ فِي طَعَامٍ نَجَّسَهُ وَاعْلَمْ أَيْضًا أَنَّهُ لَا يَلْزَمُ مِنْ الْحُكْمِ بِطَهَارَةِ مَيْتَةٍ مَا لَا نَفْسَ لَهُ سَائِلَةٌ أَنَّهُ يُؤْكَلُ بِغَيْرِ ذَكَاةٍ لِقَوْلِهِ: وَافْتَقَرَ نَحْوُ الْجَرَادِ لَهَا بِمَا يَمُوتُ بِهِ وَحِينَئِذٍ فَإِذَا وَقَعَ ذَلِكَ الْحَيَوَانُ فِي طَعَامٍ وَكَانَ حَيًّا فَإِنَّهُ لَا يُؤْكَلُ مَعَ الطَّعَامِ إلَّا إذَا نَوَى ذَكَاتَهُ بِأَكْلِهِ كَانَ الطَّعَامُ أَقَلَّ مِنْهُ أَوْ كَانَ أَكْثَرَ مِنْهُ أَوْ كَانَ مُسَاوِيًا لَهُ تَمَيَّزَ عَنْ الطَّعَامِ أَمْ لَا، وَأَمَّا إنْ وَقَعَ فِي طَعَامٍ وَمَاتَ فِيهِ، فَإِنْ كَانَ الطَّعَامُ مُتَمَيِّزًا عَنْهُ أَكَلَ الطَّعَامَ وَحْدَهُ كَانَ أَقَلَّ مِنْ الطَّعَامِ أَوْ أَكْثَرَ مِنْهُ أَوْ مُسَاوِيًا لَهُ، وَإِنْ لَمْ يَتَمَيَّزْ عَنْ الطَّعَامِ وَاخْتَلَطَ بِهِ، فَإِنْ كَانَ أَقَلَّ مِنْ الطَّعَامِ أُكِلَ هُوَ وَالطَّعَامُ، وَإِنْ كَانَ أَكْثَرَ مِنْ الطَّعَامِ أَوْ مُسَاوِيًا لَهُ لَمْ يُؤْكَلْ، فَإِنْ شُكَّ فِي كَوْنِهِ أَقَلَّ مِنْ الطَّعَامِ أُكِلَ أَوْ لَا أُكِلَ مَعَ الطَّعَامِ؛ لِأَنَّ الطَّعَامَ لَا يُطْرَحُ بِالشَّكِّ وَلَيْسَ هَذَا كَضُفْدَعَةٍ شَكَّ فِي كَوْنِهَا بَحْرِيَّةً أَوْ بَرِّيَّةً فَلَا تُؤْكَلُ؛ لِأَنَّ هَذَا شَكٌّ فِي إبَاحَةِ الطَّعَامِ وَإِبَاحَتُهُ فِيمَا نَحْنُ فِيهِ مُحَقَّقَةٌ وَالشَّكُّ فِي الطَّارِئِ عَلَيْهَا وَمَا ذَكَرْنَاهُ مِنْ التَّفْصِيلِ فَهُوَ لِابْنِ يُونُسَ وَهُوَ الْمُعَوَّلُ عَلَيْهِ وَقَالَ عَبْدُ الْوَهَّابِ: إذَا وَقَعَ مَا لَا نَفْسَ لَهُ سَائِلَةٌ فِي طَعَامٍ وَمَاتَ فِيهِ أَوْ كَانَ حَيًّا جَازَ أَكْلُهُ مُطْلَقًا تَمَيَّزَ عَنْ الطَّعَامِ أَمْ لَا كَانَ أَكْثَرَ مِنْ الطَّعَامِ أَوْ مُسَاوِيًا لَهُ أَوْ أَقَلَّ مِنْهُ، وَقَدْ بَنَى ذَلِكَ عَلَى مَذْهَبِهِ مِنْ أَنَّ مَا لَا نَفْسَ لَهُ سَائِلَةٌ لَا يَفْتَقِرُ لِذَكَاةٍ وَهَذَا كُلُّهُ فِي الْوَاقِعِ فِي الطَّعَامِ، وَأَمَّا الْمُتَخَلِّقُ مِنْهُ كَسُوسِ الْفَاكِهَةِ وَدُودِ الْمِشِّ وَالْجُبْنِ فَإِنَّهُ يَجُوزُ أَكْلُهُ مَعَ الطَّعَامِ مُطْلَقًا حَيًّا أَوْ مَيِّتًا كَانَ قَدْرَ الطَّعَامِ أَوْ أَقَلَّ مِنْهُ أَوْ أَكْثَرَ وَلَا يَفْتَقِرُ لِذَكَاةٍ كَمَا قَالَهُ ابْنُ الْحَاجِبِ

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