al-Sharḥ al-Kabīr wa-Ḥāshiyat al-DusūqīMohamed Ibn Ahmad al-Dusuqi

Il est donc recommandé de puiser une certaine quantité d’eau, afin d’éliminer les humeurs qui se sont écoulées de la bouche de l’animal lorsque celle-ci s’est ouverte au moment où son âme a quitté son corps. Celui qui puise veillera à ne pas remplir entièrement son seau, de crainte que la pellicule graisseuse ne flotte et ne retombe dans l’eau, annulant ainsi l’effet du puisage.

La quantité à retirer se calcule « à leur mesure », c’est-à-dire d’après la proportion entre l’animal et l’eau : elle diminue si l’animal est petit et l’eau abondante, et augmente si l’animal est gros et l’eau peu abondante ; l’on adopte un juste milieu dans les cas intermédiaires. En réalité, tout repose sur la forte présomption que les humeurs ont disparu ; plus on puise, mieux c’est. La recommandation est limitée au cas d’un animal terrestre, doué de sang fluide, tombé dans une eau stagnante ; elle ne s’étend pas à l’animal marin, aux êtres dépourvus de sang comme le scorpion, ni à l’eau courante : dans aucune de ces situations le puisage n’est recommandé.

Puis l’auteur rend explicite le non-dit de la condition, pour lever toute ambiguïté et réfuter ceux qui préconisent le puisage dans d’autres cas ; il déclare :
« Il n’y a pas lieu de puiser si l’animal terrestre tombe dans l’eau mort, ou s’il y tombe vivant mais en est retiré vivant ; le puisage n’est alors pas recommandé.
Et, si la modification qu’une impureté avait provoquée dans une grande quantité d’eau stagnante dépourvue d’alimentation disparaît d’elle-même ou après qu’on en a prélevé une partie – sans qu’on y ait versé une masse d’eau purificatrice ni jeté de la terre ou de l’argile –, certains ont estimé que l’eau redevient purificatoire, l’impureté n’ayant résulté que de l’altération désormais évanouie ; la règle suit sa cause, comme pour le vin devenu vinaigre. D’autres ont nié qu’elle retrouve, fût-ce, le simple statut de pureté, invoquant le principe de la persistance de l’état antérieur ; cet avis est le plus solide et fait autorité, tandis que le premier est faible, sauf… »

— Annotation d’al-Dusûqî —
L’épithète « recommandé » employée par l’auteur vaut sous les conditions suivantes : l’animal tombé dans l’eau est terrestre et possède un sang qui s’écoule ; l’eau est stagnante et non d’une immense étendue ; la bête y meurt et l’eau ne change pas. Telle est l’opinion la plus répandue ; d’autres jugent le puisage obligatoire. D’après l’avis prépondérant, l’usage de l’eau avant le puisage est réprouvé lorsqu’on en possède d’autre, et celui qui a prié avec doit recommencer tant que le temps demeure, ainsi que le rapportent H et Ibn Marzûq au nom de la majorité.

Sur : « Il est recommandé de puiser » : c’est-à-dire que l’eau est réprouvée avant le puisage, non après ; ensuite, il n’y a plus de blâme.

Sur : « afin que la pellicule ne flotte » : pour que la couche graisseuse ne remonte pas à la surface de l’eau contenue dans le seau, ne retombe dans le puits et ne réduise à néant le bénéfice de l’opération.

Sur : « dans leur grandeur » : c’est-à-dire la dimension de l’eau stagnante et celle de l’animal ; il en va de même pour ce qui suit.

Sur : « la précision » : l’affirmation selon laquelle il est recommandé de « puiser à leur mesure » manque de rigueur, car elle suspend la recommandation à un terme indéterminé ; cette remarque est due à al-Rajarâjî.

Sur : « selon l’estimation de la disparition des humeurs » : donc non en fonction d’une quantité déterminée.

Par l’expression « animal terrestre » et ce qui s’y rattache, l’auteur exclut l’animal marin, la créature dépourvue de sang comme le scorpion, l’eau courante et le cas où l’eau a changé : dans cette dernière hypothèse, le puisage devient obligatoire. On retire alors toute l’eau si elle n’est pas alimentée, avant de laver la citerne ; lorsqu’elle l’est, on enlève ce qui suffit à faire disparaître l’altération, que l’eau soit abondante ou non.

Sur : « non, s’il tombe mort » : Ibn … citant Ibn Marzûq préfère l’opinion assimilant le fait de tomber mort au fait de mourir dans l’eau. La position de l’auteur, fondée sur la question des humeurs, reste toutefois claire.

Sur : « et en est retiré vivant » : cette précision se rapporte uniquement au terme « ou vivant ».

Sur : « le puisage n’est pas recommandé » : doit-on considérer son corps comme rituellement pur même si l’impureté domine ? C’est l’avis qui ressort des propos d’Ibn Rushd. Pour Saʿîd b. Numayr, suivi par Ibn al-Imâm et H, la prédominance de l’impureté rend son corps impur. L’avis d’Ibn Rushd est plus pertinent lorsqu’il tombe dans un aliment solide, car on ne jette pas la nourriture sur un simple doute ; l’autre avis paraît fondé lorsqu’il tombe dans une petite quantité d’eau, l’usage de celle-ci devenant alors réprouvé s’il existe une alternative. Al-Majmûʿ rapporte que le corps d’un animal largement souillé est considéré impur, même dans la nourriture, contrairement à l’avis de H, car il s’agit d’une forte présomption et non d’un simple doute.

Sur : « si le changement disparaît… » : le cas envisagé est celui d’une grande quantité d’eau stagnante sans apport, souillée par une impureté qui en a modifié l’un de ses caractères ; cette altération disparaît ensuite d’elle-même ou après qu’on en a retiré une partie, sans adjonction d’eau purificatrice, de terre ni d’argile. Deux avis sont alors rapportés : pour l’un, l’eau redevient purificatoire ; pour l’autre, elle demeure impure. En revanche, si l’altération s’efface après qu’on y a versé de l’eau purificatrice (peu ou beaucoup) ou une eau annexée, ou encore après qu’on y a jeté de la terre ou de l’argile sans que leurs caractères n’apparaissent, l’impureté disparaît d’un commun accord.

Sur : « le changement de l’eau… » : si c’est l’impureté elle-même, tel l’urine, qui perd sa propre altération, elle reste impure sans aucun doute, car son impureté tient à sa nature, non à sa modification.

Sur : « sans apport » : lorsqu’elle possède un apport, elle redevient purificatoire d’un commun accord ; son altération a été levée par l’abondance de l’eau.

Sur : « c’est-à-dire l’eau contaminée » : celle dont l’odeur, la couleur ou le goût ont été altérés par une souillure.

Sur : « et son absence est préférable » : parce qu’on ne retire l’impureté qu’à l’aide d’une eau absolue, ici absente, si bien que l’impureté subsiste.

Sur : « il semble s’être appuyé… » : réponse à l’objection selon laquelle « purificatoire » est plus restreint que « pur » ; l’auteur nie en réalité les deux statuts, comme l’indique la présomption de l’état originel.

Sur : « tel est l’avis retenu, le premier étant faible » : le commentateur suit plusieurs maîtres en adoptant le second avis et en jugeant le premier faible, alors qu’Ibn … préfère l’opinion inverse. Fait remarquable : Ibn … s’appuie sur le texte de H, et ʿAj également, pourtant

(نُدِبَ نَزْحٌ) مِنْهُ لِتَزُولَ الرُّطُوبَاتُ الَّتِي خَرَجَتْ مِنْ فِيهِ عِنْدَ فَتْحِهِ وَقْتَ خُرُوجِ رُوحِهِ وَيُنْقِصُ النَّازِحُ الدَّلْوَ لِئَلَّا تَطْفُوَ الدُّهْنِيَّةُ فَتَعُودَ لِلْمَاءِ وَيَكُونَ النَّزْحُ (بِقَدْرِهِمَا) أَيْ بِقَدْرِ الْحَيَوَانِ وَالْمَاءِ مِنْ قِلَّةِ الْمَاءِ وَكَثْرَتِهِ وَصِغَرِ الْحَيَوَانِ وَكِبَرِهِ فَيَقِلُّ النَّزْحُ مَعَ صِغَرِ الْحَيَوَانِ وَكَثْرَةِ الْمَاءِ وَيَكْثُرُ مَعَ كِبَرِهِ وَقِلَّةِ الْمَاءِ وَيُتَوَسَّطُ فِي عِظَمِهِمَا وَصِغَرِهِمَا وَالتَّحْقِيقُ أَنَّ الْمَدَارَ عَلَى ظَنِّ زَوَالِ الرُّطُوبَاتِ وَكُلَّمَا كَثُرَ النَّزْحُ كَانَ أَحْسَنَ وَاحْتُرِزَ بِالْبَرِّيِّ عَنْ الْبَحْرِيِّ وَبِذِي النَّفْسِ عَنْ غَيْرِهِ كَالْعَقْرَبِ وَبِالرَّاكِدِ عَنْ الْجَارِي فَلَا يُنْدَبُ النَّزْحُ فِي شَيْءٍ مِنْ ذَلِكَ. ثُمَّ صَرَّحَ بِمَفْهُومِ الشَّرْطِ لِخَفَائِهِ وَلِلرَّدِّ عَلَى مَنْ يَقُولُ فِيهِ بِنَدْبِ النَّزْحِ فَقَالَ: (لَا إنْ) (وَقَعَ) الْبَرِّيُّ فِي الْمَاءِ (مَيِّتًا) أَوْ حَيًّا وَأُخْرِجَ حَيًّا فَلَا يُنْدَبُ النَّزْحُ (وَإِنْ زَالَ تَغَيُّرُ) الْمَاءِ الْكَثِيرِ وَلَا مَادَّةَ لَهُ (النَّجِسِ) بِكَسْرِ الْجِيمِ أَيْ الْمُتَنَجِّسِ (لَا بِكَثْرَةِ مُطْلَقٍ) صُبَّ عَلَيْهِ وَلَا بِإِلْقَاءِ شَيْءٍ مِنْ تُرَابٍ أَوْ طِينٍ بَلْ بِنَفْسِهِ أَوْ بِنَزْحِ بَعْضِهِ (فَاسْتَحْسَنَ الطَّهُورِيَّةَ) لِذَلِكَ الْمَاءِ لِأَنَّ تَنَجُّسَهُ إنَّمَا كَانَ لِأَجْلِ التَّغَيُّرِ، وَقَدْ زَالَ وَالْحُكْمُ يَدُورُ مَعَ عِلَّتِهِ وُجُودًا وَعَدَمًا كَالْخَمْرِ يَتَخَلَّلُ (وَعَدَمُهَا) أَيْ الطَّهُورِيَّةِ يَعْنِي وَالطَّاهِرِيَّةُ وَكَأَنَّهُ اتَّكَلَ عَلَى اسْتِصْحَابِ الْأَصْلِ (أَرْجَحُ) وَهُوَ الْمُعْتَمَدُ وَالْأَوَّلُ ضَعِيفٌ إلَّا ــ [حاشية الدسوقي] الْمُصَنِّفُ مِنْ نَدْبِ النَّزْحِ مَعَ الْقُيُودِ وَهِيَ كَوْنُ الْحَيَوَانِ الْوَاقِعِ فِي الْمَاءِ بَرِّيًّا ذَا نَفْسٍ سَائِلَةٍ، وَالْمَاءُ الْوَاقِعُ فِيهِ رَاكِدٌ وَغَيْرُ كَثِيرٍ جِدًّا وَمَاتَ فِيهِ وَلَمْ يَتَغَيَّرْ هُوَ الْمَشْهُورُ وَقِيلَ يَجِبُ النَّزْحُ وَعَلَى الْمَشْهُورِ فَهُوَ مَكْرُوهُ الِاسْتِعْمَالِ قَبْلَ النَّزْحِ مَعَ وُجُودِ غَيْرِهِ وَيُعِيدُ مَنْ صَلَّى بِهِ فِي الْوَقْتِ كَمَا فِي ح وَابْنِ مَرْزُوقٍ نَقْلًا عَنْ الْأَكْثَرِ اُنْظُرْ بْن (قَوْلُهُ: نُدِبَ نَزْحٌ) أَيْ وَكُرِهَ اسْتِعْمَالُ الْمَاءِ قَبْلَ النَّزْحِ لَا بَعْدَهُ فَلَا كَرَاهَةَ. (قَوْلُهُ: لِئَلَّا تَطْفُوَ) أَيْ تَعْلُوَ الدُّهْنِيَّةُ عَلَى وَجْهِ الْمَاءِ الَّذِي فِي الدَّلْوِ فَتَسْقُطَ فِي الْبِئْرِ فَتَضِيعَ ثَمَرَةُ النَّزْحِ (قَوْلُهُ: فِي عِظَمِهِمَا) أَيْ الْمَاءِ الرَّاكِدِ وَالْحَيَوَانِ وَكَذَا يُقَالُ فِيمَا بَعْدَهُ (قَوْلُهُ: وَالتَّحْقِيقُ) أَيْ وَأَمَّا مَا قَالَهُ الْمُصَنِّفُ مِنْ أَنَّهُ يُنْدَبُ النَّزْحُ بِقَدْرِهِمَا فَهُوَ خِلَافُ التَّحْقِيقِ إذْ لَا يُفِيدُ حُكْمًا؛ لِأَنَّهُ عَلَّقَ النَّدْبَ عَلَى مَجْهُولٍ وَهُوَ النَّزْحُ بِقَدْرِهِمَا وَهَذَا التَّحْقِيقُ لِلرَّجْرَاجِيِّ (قَوْلُهُ: عَلَى ظَنِّ زَوَالِ الرُّطُوبَاتِ) أَيْ لَا عَلَى النَّزْحِ بِقَدْرِهِمَا (قَوْلُهُ: وَاحْتُرِزَ بِالْبَرِّيِّ إلَخْ) وَاحْتُرِزَ أَيْضًا بِقَوْلِهِ، وَإِنْ لَمْ يَتَغَيَّرْ عَمَّا إذَا تَغَيَّرَ أَحَدُ أَوْصَافِ الْمَاءِ فَإِنَّهُ يَجِبُ النَّزْحُ لِنَجَاسَتِهِ وَحِينَئِذٍ فَيُنْزَحُ كُلُّهُ إنْ كَانَ لَا مَادَّةَ لَهُ وَيُغْسَلُ الْجُبُّ بَعْدَ ذَلِكَ وَمَا لَهُ مَادَّةٌ يُنْزَحُ مِنْهُ مَا يُزِيلُ التَّغَيُّرَ كَانَ الْمَاءُ كَثِيرًا أَوْ قَلِيلًا (قَوْلُهُ: لَا إنْ وَقَعَ مَيِّتًا) الَّذِي فِي بْن عَنْ ابْنِ مَرْزُوقٍ تَرْجِيحُ الْقَوْلِ بِأَنَّ الْوُقُوعَ مَيِّتًا كَالْمَوْتِ فِيهِ اهـ وَلَكِنْ مَا مَشَى عَلَيْهِ الْمُصَنِّفُ ظَاهِرٌ مِنْ تَعْلِيلِ الرُّطُوبَاتِ السَّابِقِ (قَوْلُهُ: وَأُخْرِجَ حَيًّا) رَاجِعٌ لِقَوْلِهِ أَوْ حَيًّا فَقَطْ (قَوْلُهُ: فَلَا يُنْدَبُ النَّزْحُ) وَهَلْ جَسَدُهُ مَحْمُولٌ عَلَى الطَّهَارَةِ، وَلَوْ غَلَبَتْ مُخَالَطَتُهُ لِلنَّجَاسَةِ وَهُوَ ظَاهِرُ كَلَامِ ابْنِ رُشْدٍ أَوْ مَا غَلَبَتْ مُخَالَطَتُهُ لِلنَّجَاسَةِ مَحْمُولٌ عَلَيْهَا وَهُوَ قَوْلُ سَعِيدِ بْنِ نُمَيْرٍ وَمَالَ إلَيْهِ ابْنُ الْإِمَامِ وَقَالَهُ ح، وَمَا قَالَهُ ابْنُ رُشْدٍ أَظْهَرُ إذَا وَقَعَ فِي طَعَامٍ؛ لِأَنَّ الطَّعَامَ لَا يُطْرَحُ بِالشَّكِّ وَمَا قَالَهُ غَيْرُهُ ظَاهِرٌ إذَا كَانَ وَقَعَ فِي الْمَاءِ فَيُكْرَهُ مَعَ وُجُودِ غَيْرِهِ إنْ كَانَ قَلِيلًا وَفِي المج وَجَسَدُ غَالِبِ النَّجَاسَةِ يُحْمَلُ عَلَيْهَا، وَلَوْ فِي الطَّعَامِ خِلَافًا للح؛ لِأَنَّ هَذَا ظَنٌّ لَا شَكٌّ (قَوْلُهُ: وَإِنْ زَالَ إلَخْ) صُورَتُهَا مَاءٌ كَثِيرٌ وَلَا مَادَّةَ لَهُ حَلَّتْ فِيهِ نَجَاسَةٌ وَغَيَّرَتْهُ ثُمَّ زَالَ ذَلِكَ التَّغَيُّرُ تَحْقِيقًا أَوْ ظَنًّا لَا بِمُطْلَقٍ خُلِطَ بِهِ وَلَا بِإِلْقَاءِ شَيْءٍ فِيهِ مِنْ تُرَابٍ أَوْ طِينٍ بَلْ زَالَ تَغَيُّرُهُ بِنَفْسِهِ أَوْ بِنَزْحِ بَعْضِهِ فَالْمَسْأَلَةُ ذَاتُ قَوْلَيْنِ قِيلَ: إنَّ الْمَاءَ يَعُودُ طَهُورًا وَقِيلَ بِاسْتِمْرَارِ نَجَاسَتِهِ، فَإِنْ زَالَ تَغَيُّرُهُ بِصَبِّ مُطْلَقٍ عَلَيْهِ قَلِيلٍ أَوْ كَثِيرٍ أَوْ مَاءٍ مُضَافٍ انْتَفَتْ نَجَاسَتُهُ قَوْلًا وَاحِدًا كَمَا لَوْ زَالَ تَغَيُّرُهُ بِإِلْقَاءِ شَيْءٍ فِيهِ مِنْ تُرَابٍ أَوْ طِينٍ وَلَمْ يَظْهَرْ فِيهِ أَحَدُ أَوْصَافِ مَا أُلْقِيَ فِيهِ، فَإِنْ ظَهَرَ فَلَا نَصَّ وَاسْتَظْهَرَ بَعْضُهُمْ نَجَاسَتَهُ وَبَعْضُهُمْ طَهُورِيَّتَهُ (قَوْلُهُ: تَغَيَّرَ الْمَاءُ إلَخْ) أَيْ وَأَمَّا لَوْ زَالَ تَغَيُّرُ نَفْسِ النَّجَاسَةِ كَالْبَوْلِ فَهُوَ بَاقٍ عَلَى نَجَاسَتِهِ جَزْمًا؛ لِأَنَّ نَجَاسَتَهُ لِبَوْلِيَّتِهِ لَا لِتَغَيُّرِهِ وَلَا وَجْهَ لِمَا حَكَاهُ فِيهِ ابْنُ دَقِيقِ الْعِيدِ مِنْ الْخِلَافِ كَمَا فِي شب كَذَا فِي المج (قَوْلُهُ: وَلَا مَادَّةَ لَهُ) أَيْ وَأَمَّا لَوْ كَانَ لَهُ مَادَّةٌ فَإِنَّهُ يَطْهُرُ بِاتِّفَاقٍ؛ لِأَنَّ تَغَيُّرَهُ حِينَئِذٍ زَالَ بِكَثْرَةِ الْمُطْلَقِ (قَوْلُهُ: أَيْ الْمُتَنَجِّسُ) وَهُوَ مَا غَيَّرَهُ النَّجَسُ بِالْفَتْحِ (قَوْلُهُ: وَعَدَمُهَا أَرْجَحُ) أَيْ لِأَنَّ النَّجَاسَةَ لَا تُزَالُ إلَّا بِالْمَاءِ الْمُطْلَقِ وَلَيْسَ حَاصِلًا وَحِينَئِذٍ فَيَسْتَمِرُّ بَقَاءُ النَّجَاسَةِ (قَوْلُهُ: وَكَأَنَّهُ اتَّكَلَ إلَخْ) جَوَابٌ عَمَّا يُقَالُ: إنَّ الطَّهُورِيَّةَ أَخَصُّ مِنْ الطَّاهِرِيَّةِ فَلَا يَلْزَمُ مِنْ نَفْيِ الطَّهُورِيَّةِ نَفْيُ الطَّاهِرِيَّةِ وَهَذَا الْقَائِلُ يَقُولُ بِنَفْيِهِمَا مَعًا. وَحَاصِلُ الْجَوَابِ أَنَّ عَوْدَ الضَّمِيرِ عَلَى الطَّهُورِيَّةِ لَا يَمْنَعُ مِنْ الْحُكْمِ عَلَيْهِ بِنَفْيِ الطَّاهِرِيَّةِ أَيْضًا؛ لِأَنَّ قَرِينَةَ الِاسْتِصْحَابِ وَهُوَ تَعَيُّنُ إرَادَةِ الطَّاهِرِيَّةِ (قَوْلُهُ: وَهُوَ الْمُعْتَمَدُ وَالْأَوَّلُ ضَعِيفٌ) تَبِعَ الشَّارِحُ فِي اعْتِمَادِ الْقَوْلِ الثَّانِي وَتَضْعِيفِ الْأَوَّلِ عج وعبق وشب وَشَيْخَنَا فِي الْحَاشِيَةِ وَاَلَّذِي فِي بْن تَرْجِيحُ الْقَوْلِ الْأَوَّلِ وَتَضْعِيفُ الثَّانِي وَمِنْ بَدِيعِ الِاتِّفَاقِ أَنَّ بْن عَوَّلَ عَلَى مَا فِي ح وَإِنَّ عج اسْتَدَلَّ أَيْضًا بِكَلَامِ ح وَلَكِنَّ الْحَقَّ أَنَّ

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